CCIV. — CORK(uilande
Guillaume Delanï, Evêque de Cork, écrivait au Pape, en 1840, que les Clercs et les Religieux de son diocèse n’ont jamais douté de la vérité de l’immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie; que presque tous désiraient ardemment que cette vérité fut solennellement mise au nombre des dogmes de la foi catholique, et que les simples fidèles étaient disposés à donner un prompt et pleiu assentiment au jugement du Vicaire de Jésus-Christ; et que, pour ce qui le regardait personnellement, il n’hésitait point, d’après l’autorité des Pères et des Docteurs, et la croyance devenue notoire du monde catholique presque entier, à ajouter son suffrage aux vœux des fidèles, afin que la vérité de l’immaculée Conception, si pleine de consolation pour tous ceux qui sont encore retenus dans cette vallée de larmes, et qui intéresse à un si haut point la gloire et l’honneur de notre Bienheureuse Mère, fût formellement déclarée par le Père des fidèles, le successeur de Pierre, comme devant être crue explicitement par tous les chrétiens, après avoir été crue jusqu’alors par l’Église elle-même d’une manière implicite (2).
Nous avons encore une autre preuve de la croyance de cet Évêque. Se trouvant au Concile deThurles, de l’an 1850, il a souscrit la Lettre par laquelle les Évêques d’Irlande priaient instamment le Souverain Pontife de définir, par un décret dogmatique et infaillible de la Chaire suprême du Prince des Apôtres, que la Bienheureuse Vierge, Mère de Dieu, a été
(1) In Conceplione Matris (Dcus) lucem divisit a (enebris. Lureat liæc Lux in universa Kcclcsia. Cavriæ, decimo-sexlo Kalendas aprilit ann. 1714 : Parew, etc., vol. VIII, pop. 504.
(2) Corcagi», die 9 sept. 1849 : Pareri, etc., vol. II, pag. 85
conçue sans aucune tache du péché originel ; ut doymutico et iiifallibili decreto Bealissimam Virginem üei Genitricem absque ulla peccali oriyirw/is labe fuisse Conceptam definias(l).