XIII. — AJACCIO (corse
M. Casanelli d’Istiua, évêque d’Ajaccio, écrivant au Pape, en 1841), lui exprimait d’abord la grande joie qu’il avait éprouvée en apprenant, par l’Encyclique du 2 février de la même année, que Sa Sainteté, qui a reçu de Dieu dans la personne de Pierre le pouvoir de confirmer ses frères dans la foi, se préparait â rendre le décret si désiré, par lequel il serait enfin défini solennellement et proposé à tous les chrétiens comme devant être cru d’une foi divine, que la Bienheureuse Vierge Marie, par un bienfait particulier de Dieu et en vertu des mérites futurs de Jésus-Christ notre Sauveur, a été préservée daus sa Conception de la tache du péché originel.
(1) Voyez Avicüo*.
(2) Thésaurus Anecdolorum, de Dom Marlène, tom. IV, col. 379; Concil. du P. laljbe, loin. XIII, col. 1403 cl 140-4. — Voyez Arles, Embrlx.
Il altestait d’ailleurs que ce décret n'aurait rien de nouveau pour sou diocèse; que le clergé et le peuple de l'ilc de Corse avaient une grande dévotion envers la Mère de Dieu; que, de temps immémorial, ils la vénéraient et l 'honoraient sous le titre même de l’immaculée Conception ; que l’ancien séminaire diocésain avait été érigé, en 1710, h l'honneur de l'immaculée Conception de la Mère de Dieu, toujours Vierge; que les deux séminaires actuels, le grand et le petit, ont la Bienheureuse Vierge Marie pour patronne sous le même titre, et sont dirigés par des prêtres appartenant h la congrégation des Oblats de l’immaculée Conception; qu'en vertu d’un Induit du Pape Grégoire XVI, on ajouta le mot Immaculata au mot Conceptione de la préface de la Messe, et l’invocation. Reine conçue sans péché, pries pour nous, aux litanies de Lorette.
D’après ces faits, il est facile de juger des sentiments de M. Casanelli envers l'immaculée Conception de la glorieuse Vierge Marie. Aussi, s'appuyant sur l’Écriture et la tradition, sur la doctrine des Pères et des Docteurs, non moins distingués par leur science que par leur piété, sur le décret du Concile de Trente, sur la sainteté et la dignité de la Vierge Mère de Dieu, sur la croyance générale de l’Église, c’est-àdire, des évêques, des prêtres et du peuple chrétien, qui confessent partout que Marie a été conçue sans péché, il priait instamment Sa Sainteté, tant en son nom qu’au nom de tout le clergé et du peuple de son diocèse, de rendre le plus tôt possible le décret irréformable qui devait décerner à la Vierge Marie la gloire qui lui était due, et ranimer l’amour des fidèles envers celle qui, en devenant la Mère de Dieu, est devenue notre mère adoptive, la plus tendre de toutes les mères (1).
(1) Te. Beatissimc Pater, nuniincquoquctolius hujus derict populi, cnixe oro obtestorque, ut quam cito velis tuum irreformabile prolcrre decrclum, quo l)eiparæ Virgin» débit us honor et glorin reddatur, ac fidelium vota vehernentius in cam infiammentur. Adiacii, postridie Mus octobres, ann. 1849 : Pakuu, etc., vol. II, pag. 222.
On trouve aussi dans lo V* volume de ce recueil, p.ig. 778, l'Mi/ruebon Puj/o-