XII. — A1X, ARLES et EMBRUN (fiunce
Nous lisons dans la lettre de M. Dareimoles, archevêque d’Aix, d’Arles et d'Embrun : « Très-Saint Père, aujourd’hui
(I) Voyez Ami. — (S) Voyez Aven. — '3) Voyez ibidtm.
il est constant pour nous que le clergé et le peuple de notre diocèse ont éprouvé la même consolation que nous, en apprenant par votre Encyclique que vous aviez conçu le projet de défiuir la question touchant l'immaculée Conception de la Très-Sainte Vierge Marie : car tous croient pieusement que cette Vierge a été conçue sans péché, et ils manifestent généralement le vœu que cet insigne privilège de la Mère de Dieu, qui est aussi notre mère bien aimaute à nous tons, soit confirmé par un jugement solennel du Siège Apostolique. Les chanoines de notre église métropolitaine, les directeurs de nos séminaires, les professeurs de théologie et autres prêtres exerçant le ministère sacré nous ont exprimé d'une mauière particulière leur pieux désir dans le meme sens.
a Pour nous, Très-Saint Père, nous regardons comme un jour heureux celui où la sainte Église Romaine, éclairée par le divin Esprit, rendra un jugement solennel en faveur de l’immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie. Et certainement, h la tin de notre vie, nous fermerions plus tranquillement les yeux h la lumière du soleil, si la couronne de notre Mère brillait de ce nouvel éclat... Au reste, quelle que soit la définition de Votre Sainteté sur cette question, nous recevrons avec le plus grand respect et une vraie soumission le décret du Siège Apostolique. Car nous confessons, avec les Pères du Concile de Florence, que le Pontife Romain est le successeur du Bienheureux Pierre, le Prince des Apôtres, le vrai Vicaire de Jésus-Christ, le Chef de toute l’Église, le Père et Docteur de tous les chrétiens, et qu’il a reçu luimême de Noire-Seigneur Jésus-Christ, dans la personne du Bienheureux Pierre, le plein pouvoir de paître l’Église universelle (i). »
(1) Cæterum, quidquid ca de causa definiri Sanclititi Veslræ placuerit, décrétant Sedis A postuliez cum mnxitn.i révèrent ia veroque obsequio suscipiemus. Confitcmur enixn cum Palribus florenlinis Romanum Pontificem successorem esse Beaii Pétri, Principis Apostolorum, et verutn Cliristi Vicarium, totiusque Ecclesiæ cnput, et omnium christianoiuin Patrera et Doctorem existera ; et ipsi in Beato Petro paseendi universalem Ecclesiam a Domino Jesu-Christo plénum potestntein traditam esse. Aquù Sexliis , die 27 junu 1840 : Paiif.ui, etc., vol. J,pag. 352.
Nous ajouterons : le Concile d’Avignon de l’an 4457, adopta le décret du Concile de Bâle, qui est tout à fait favorable à l'immaculée Conception de la glorieuse Vierge Marie (4). Or, parmi les Pères du Concile d’Avignon, ou remarque le Cardinal De Foix, archevêque d’Arles, qui en était le président; Robert, archevêque d’Aix; Gauthier, évêque de Gap ; Nicolas, évêque de Marseille; Pierre, évêque de Digne ; et quelques autres évêques des anciennes provinces d’Arles, d’Aix et d’Avignon (2).
Enfin, le Catéchisme publié, en 4757, par Jean-Baptiste- Antoine de Brancas, archevêque d’Aix, pour l'usage de son diocèse, et réimprimé, en 1814, par l’ordre des vicaires capitulaires, le siège vacant, enseigne de la manière la plus expresse l’immaculée Conception de la Vierge Marie. On y lit, en effet, que « la Conception de la Vierge Marie a été Immaculée... » que « la Sainte Vierge a été conçue saus le péché originel... que nulle autre personne u’a reçu ce privilège.