‹ La croyance générale et constante de l'Église touchant l'Immaculée Conception de la bienheureuse Vierge MarieChapitre 154 sur 279 · CCXIV. — CUENÇA (espagne · texte numérisé non relu

CCXIV. — CUENÇA (espagne

Firmin Sancuez-Abtesero, Evêque deCuença, répondit en 1850 a l'Encyclique du 2 février 1849. Citant dans sa Lettre les Saints Pères, les Docteurs et les auteurs ecclésiastiques, grecs et latins, il fait remonter la croyance de l’immaculée Conception de la Vierge Marie jusqu’aux premiers siècles de l’Église. Il y parle aussi d'une manière vraiment intéressante des pratiques de piété qui sont en usage dans le diocèse de Cuença, où il est reçu de temps immémorial, comme dans tous les diocèses du royaume d’Espagne, d’honorer, de saluer et d’invoquer la Vierge Mère de Dieu sous le titre de Marie conçue sans jiéché. Puis il terminait sa Lettre en s’exprimant ainsi : « Que la Vierge, Mère de Dieu, ait été, dès le premier instant de sa Conception, intègre, pure, Immaculée et exempte de toute atteinte, même la plus légère, du péché originel , c’est, Très-Saint Père, le sentiment, la doctrine et

(1) fiihil inagia in votis milii CMC débet, quam ut mysterium quod lot tilulia totisque viril-us, in diversis ville mcae condilionil.ua propugnavi, a Sanctiasimo divini Virginia Jliri® filii in terris Vicario, a legitimo B. Pclri Apostolorum Principes aucccssore, ab inhliib.li Christian® iidei Doclore alque Magistro, veluli Cathode® Ecclcsiæ doctrinain definiri agnoacam. Malriti, 30 aprilii 1849 : Paini, etc., vol. 1, pag. 140.

laconviction profonde de 1 Evêque de Cuença,ledernier de vos fils en Jésus-Christ. C’esl pourquoi, si celte conviction peut être de quelque poids aux yeux de Votre Sainteté, appuyé sur les traditions de l’Espagne et de l’Eglise universelle, je désire ardemment et je demande avec les plus vives instances que, pour l'honneur de Jésus-Christ, pour la gloire de Marie, Mère de Dieu, la joie de l’Eglise triomphante et militante, et la plus grande confusion de Satan et de ses satellites. Votre Sainteté daigne définir, par sa parole infaillible, que la Bienheureuse Vierge a été Immaculée dès le premier instant de sa Conception, qu’elle a toujours et constamment été exemple, libre et préservée de toute tache du péché originel (1). »

Plus de cent ans auparavant, Michel, Évêque de Cuença, écrivait au Pape Clément XI pour le prier de définir l'immaculée Conception. Après avoir rappelé ce que les Souverains Pontifes ont fait pour développer et affermir la croyance de l’immaculée Conception de la Mère de Dieu ; après avoir cité les constitutions de Sixte IV, de Paul V, de Grégoire XV, d’Alexandre VII et d’innocent XII, cet Évêque ajoutait : « Il 11e reste plus rien h désirer. Très-Saint Père, pour satisfaire aux vœux ardents du peuple chrétien, si ce n’est que Votre Sainteté daigne déclarer que l’àme de la Bienheureuse Vierge Marie a été préservée de la tache du péché originel, même dans le premier instant de sa création (2).

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