CCXVIII. — CUNEO (Piémont
En 1840, Clément Manzini de Sainte-Thérèse, répondant b l'Encyclique du 2 février de la même année, attestait b Sa Sainteté que les lidèles de son diocèse désiraient ardemment que l'immaculée Conception de la Mère de Dieu fût enlin définie par le Siège Apostolique ; que c’était aussi le vœu et l'attente des curés et de tout son clergé; et que, pour ce qui le concernait, il n'y avait rien de plus conforme b scs propres sentiments, rien de plus désirable et de plus agréable pour lui, que de voir l'immaculée Conception, que toute l'Eglise croit et vénère, définie, directement ou au moins indirectement, par un jugement solennel de la Chaire de Pierre (2).
Déjà, quelque temps auparavant, ce Prélat avait prouvé par l’Ecriture sainte, par l'autorité des Pères et des Docteurs, par la croyance de l’Eglise catholique, par la piété fervente et constantedu peuple fidèle, que la Mèrede Dieu toujours Vierge a été, par un effet spécial de sa Rédemption, préservée de la tacbe originelle dès le premier moment de sa Conception : et que cette vérité pouvait être définie, au moins indirectement,
(t) Voyez Gxesxe.
(2) Cunei, die 28 dccembrit 1849 : Pabeui, clc. , toI. II, pag. 491.
comme dogme catholique. « Telle esl, disait-il, notre opinion, tel est notre sentiment, que nous soumettons humblement au jugement infaillible du Siège Apostolique, en le priant et en le suppliant avec instance de se montrer enfin favorable à nos vœux, aux vœux de notre peuple et à ceux de l’Église universelle (1).»
Enfin, en 1844, soifs le pontifical du Pape Grégoire XVI, l’Evêque de Cuneo avait fait la même demande : « La doctrine de l'immaculée Conception de la Vierge Marie a pris de tels accroissements, qu’on a lieu de croire, disait-il il Sa Sainteté, que le jour approche où le Siège Apostolique pourra se prononcer en faveur de cette doctrine, déclarer et définir, par son autorité infaillible, qu’elle est contenue dans la parole de Dieu écrite ou transmise par la Tradition : Manque in Verbo Del aul scriplo aut tradito contineri infallibili auctoritale declaretur ac defmiatur (2). »
CCX1X. — CUZCO (Pérou).
JMgène Mendoza, Evêque de Cuzco ou Cusco, développe, dans sa Lettre en réponse à l'Encyclique, les preuves de l’immaculée Conception de la Bienheureuse Mère de Dieu; après quoi il rend à Sa Sainteté le plus beau témoignage de la piété du clergé et du peuple de son diocèse envers Marie, que les fidèles honorent et invoquent, de temps immémorial, comme Vierge très-pure et conçue sans péché. Puis, en terminant sa lettre, il s'exprime ainsi : « Si la croyance de l'immaculée Conception de la Vierge Marie dans tout le clergé et tout le peuple qui compose mon Eglise est aussi évangélique qu’elle est générale; si les actes par lesquels on la vénère sont pieux, fervents et fondés en raison, comme nous l’avons démontré, leurs vœux et leurs désirs de voir ce mystère formellement défini par le Saint-Siège sont encore plus ardents. Unissant donc mes vœux aux vœux de mon diocèse et
(1) Datnm Cunci die 21 oct. 1841) : Paiikm» etc., vol. VI, pag. f>09.
(2) Bomæ, die 25 februarii 1844 : Pareiw, etc , vol. IX, pag. 59.
a ceux de l’Église universelle, je prie humblement Voire Béatitude de délinir formellement le mystère de l'immaculée Bon* eeption de la Mère de Dieu et de le déclarer de foi divine 11 ). »