CCXLIX. — FOGARAS (Transylvanie
D’après l’invitation qu’il avait reçue du Cardinal \ iale- Prclà, de faire connaître son sentiment, celui de son clergé et de son peuple, conformément aux intentions du Saint- Père, au sujet de l’immaculée Conception de la Sainte N ierge, Alexandre Steuka-Suldtz-de-Kehpenyes, Archevêque de Fogaras, du rit grec, écrivit a Son Eminence, le 15 octobre 1854, pour lui protester qu’il était prêt a croire l’immaculée Conception aussi religieusement que les autres dogmes de l’Eglise, et il indiqua quelques preuves à l'appui de celte doctrine, ajoutant que le temps lui manquait pour les exposer toutes.
et roborari videtur, cum a Te pro univers» Ecclesia Doctore ac Magistro a Deo conatiluto et a Diviuo Spiritu afllato declararetur, et tanquam lidci dogma proponerelur Conccplum illius immunem omnino fuisse a culpa original! HoretUir, ex Palalio Epiée, retid., die 23 ;umi 1849: P*nnu, etc., vol. I, pag. 333.
(1) Florcntiæ, 9 junii 1849 : PaatM, etc., vol. I, pag. 28t.
Il lui assura que c’était aussi la croyance de son clergé et de tout son peuple lidèle, comme on pouvait s’en convaincre par les prières, les cantiques, les offices qui se récitaient, soit en public, soit en particulier en l'honneur de la Bienheureuse Vierge, et notamment par ces paroles de l’oraison des Complies : « Nous vous prions, Vierge Immaculée, trèspure, sans souillure et sans tache, etc. » Il terminait sa lettre en disant qu'il ne voulait pas avoir d'autre foi sur ce point que tous les Pasteurs de l'Église, et qu’il désirait la professer en son nom et au nom de son clergé comme un dogme catholique (1).