‹ La croyance générale et constante de l'Église touchant l'Immaculée Conception de la bienheureuse Vierge MarieChapitre 198 sur 279 · CCXCVII. — JACA (ESPAGNE · texte numérisé non relu

CCXCVII. — JACA (ESPAGNE

En 1849, dans sa réponse a l’Encyclique, Michel Garcia- Cuesta, Evêque de Jaca, rendait le plus beau témoignage de la piété du clergé et du peuple de son diocèse envers l’immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Mère de Dieu, qui est honorée en Espagne d’une manière toute particulière, sous le titre de Marie conçue sans péché. Puis, considérant la croyance générale de l'Eglise touchant ce mystère, il pensait que le temps était venu de le définir dogmatiquement, et de satisfaire ainsi les vœux de tant de catholiques, surtout des Évêques. La vérité de l’immaculée Conception, disait-il, parait être arrivée de notre temps à un tel degré de matu-

(1) Kporediæ, die 8 deccmbris 1851 : Pabeui, etc., vol, VII, app., pag. CL/.

rité qu’elle peut en toute sûreté être délinie par le Siège Apostolique (1).

CCXCV11I. — JAE.N (ESPAGNE).

Joseph Escolano, Évêque de Jaen, répondant h l’Encyclique du 2 février 1849, attestait au Saint-Père que le clergé et le peuple de son diocèse croyaient h l’immaculée Conception de la Mère de Dieu ; que les Chapitres et les curés, les académies et les maisons religieuses qu’il avait cru devoir consulter avaient la même croyance, et désiraient tous vivement que cette croyance fût décrétée par le Saint-Siège. L'Évêque ne pensait pas autrement que son clergé ; marchant sur les traces de ses prédécesseurs, notamment du Cardinal Pacheco, qui a défendu, au Concile de Trente, la cause de l’immaculée Conception de la Mère de Dieu, et de saint Pierre Paschase, martyr, qui enseigne, de la manière la plus expresse dans ses écrits, que Marie a clé conçue sans tache, il priait le Saint Père de vouloir bien déclarer dogme de foi ce qu’on avait cru jusqu’alors par un sentiment de piété; de sorte que, d'après le jugement irréfragable du Siège Apostolique, ineluctabili judicio, il ne fût plus possible de douter que la très-sainte Mère de Dieu a été conçue en état de grâce, exemple de la tache originelle dès le premier moment de son existence (2).

La lettre de M. Escolano est du 12 avril 18Ô0. Déjà, le 6 février 1714, le Chapitre de la cathédrale de Jaen, se fondant sur l’ancienne croyance de l’Espagne, priait instamment le Pape Clément XI de vouloir, du haut de la Chaire de Pierre, de laquelle dépend toute règle de la foi, déclarer comme vérité de la foi le mystère de l’immaculée Conception de la Vierge Marie, et de le proposer comme tel à tous les lidèles, tant pour la plus grande gloire de Dieu et de sa très-sainte

(1) Jacæ, dio 2 augusti aun 1849 : Pareri, clc., vol I, pag. 476.

(2) Ualum Gienni die 12aprilia ann. 1850 : Pareri, etc., vol. I, pag. 476.

.Mère que pour la satisfaction de toute la nation espagnole (1).

CCXC1X. — JAMAÏQUE (amékique).

Jacques-Eustache Dupeyron, coadjuteur du Vicaire Apostolique delà Jamaïque, écrivait au Saint-Père, le 2 juillet 1854. pour le prier de définir dogmatiquement l'immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie (2).

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