CCCXXXI. — LIMBOURG (duché de hassao
Pierre-Joseph Blum, Évêque de Limbourg, surlaLahn, nous apprend par la lettre qu’il écrivit au Saint-Père, en 1849, qu’il avait appris avec bonheur que Sa Sainteté avait conçu le projet de déclarer solennellement Immaculée dans sa Conception la Très- Sainte Vierge Marie; ajoutant qu’il désirait souverainement cette définition. Il attestait aussi qu’une grande partie du clergé et la très-grande partie du peuple vénéraient pieusement la Bienheureuse Mère de Dieu, et que tout son diocèse recevrait avec vénération la décision du Siège Apostolique (2).
CCCXXXII. - LIMBOURG (pays-bas).
Dans une lettre qu’il adressait h l’Inlernonce de la Hollande, Jean-Auguste Pahedis, Évêque d’Irina in partibus, et administrateur Apostolique du Limbourg, émettait son avis, en jugeant que la question de l’immaculée Conception de la Vierge Marie pouvait être définie par un décret dogmatique; mais il déclarait s’en rapporter a la prudence et au jugement infaillible de notre Saint-Père le Pape Pie IX. On voit d’ailleurs, par cette lettre, que la Sainte et Immaculée Vierge Marie. Mère de Dieu, était honorée, vénérée et invoquée généralement par tous les fidèles du Limbourg (5).
CCCXXXIÏI. — LIMÉRICH (ihlande).
L’Évêque de Limérich, assistant au Concile plénier de
(t) Datum l.innæ XI Kalendaa scplembris, 22 augusli 1850 : Pauem. elc., vol. lit, p.ig. 312.
(2) I.imburgi ad I.ahn.im, die 14 junii 1849 : Parmi, etc., toi. III, pag. 30.
(3) Dcfinitioncm dogmaticam edi possc judico. Intérim Sanctisaimus Unminus
Thurles. de l'an I8'0, a souscrit la lellre synodale par laquelle les Pères de ce Concile demandaient au Saint-Père, avec instance, de définir, |>ar un décret dogmatique et infaillible de la Chaire suprême du Prince des Apôtres, que la Bienheureuse Vierge, Mère de Dieu, a été conçue sans aucune tache du péché originel (1).
CCCXXXIV. - LIMOGES (fiuscei.
Bernard Buissas, Evêque de Limoges, répondit à l’Encyclique du ‘2 février 1819, attestant à Sa Sainteté que le clergé et le peuple fidèle de son diocèse montraient une très-grande dévotion envers l'immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie, et que, loin d’éprouver la moindre opposition, la définition solennelle de Sa Sainteté, touchant celte insigne prérogative, serait reçue aux applaudissements de tous. Pour ce qui le regardait, ce Prélat, convaincu qu'on ne pouvait supposer aucune tache originelle dans la glorieuse Mère de Dieu, ne craignit point d'affirmer que rien ne s'opposait h ce que cette croyance fût enfin déclarée comme dogme de l'Église catholique, par un jugement solennel du Siège Apostolique; ajoutant qu'il désirait grandement cl sollicitait cette déclaration de Sa Sainteté, du successeur du Prince des Apôtres t‘2).
La lettre de M. Buissas est datée du 10 octobre 1849; environ six ans auparavant, son prédécesseur immédiat, Prosper de Tournefort, de pieuse mémoire, avait déjà prié le Pape Grégoire XVI de définir, comme article de foi, la croyance généralement reçue dans l'Eglise touchant l'immaculée Conception. «Si Sa Sainteté, disait-il. se prononce avec autorité en faveur de celle croyance, tous applaudiront à celle définition
Noslrr Pius l’npa IX in sm prudent!» ac itifallibilitatc judicabit, nique judicium illius noatrum est. Ruremund* hao du 2 juin ls4y : Puirai, etc., vol. Ht. p»g. 307.
(1) Voyei Atnu'üt.
(î) Lcmovic., die 16 oclobris 1849 : Paiwii, etc., vol. Il, pag. 226.
en s’écriant : Pierre a parlé par Grégoire, Petrus per Gregoriumloeutus est (1|. «
Nous avons encore uue preuve de la croyance de l’Église de Limoges touchant l'immaculée Conception de Marie dans le Rituel publié en 1774 par l’autorité de Louis-Charles Du Plessis d'Argentré, Évêque de celle ville. Ce Rituel contient, parmi les annonces que les curés devaient faire au Prône, la formule qui suit, pour ce qui regarde la fête de la Conception : « Le 8 de ce mois (de décembre) se célébrera la fête de la Conception Immaculée de la Très-Sainte Vierge. Nous devons en ce jour admirer la grâce spéciale que Dieu a faite à Marie, en la préservant de la tache du péché originel. Il était en effet de l’honneur du Fils de Dieu que la Mère dont il devait nailre fut plus sainte qu’aucune des créatures, et qu’elle n’eût point de part h leur corruption (2). »
Benjamin de l’Isle Du Gast, Évêque de Limoges en 1750, ne pensait pas autrement. Le Bréviaire qu’il fit imprimer en 1756 contient, pour l’office de la Conception, l’oraison suivante qui exprime clairement l'immaculée Conception de Marie : « Dieu qui, â cause de la très-éminente dignité de votre Fils, avez préservé sa Bienheureuse Mère, la Vierge Marie, de toute tache du péché, nous vous prions de nous purifier par votre grâce de toute iniquité, nous qui célébrons sa très-pure Conception (5). »