‹ La croyance générale et constante de l'Église touchant l'Immaculée Conception de la bienheureuse Vierge MarieChapitre 241 sur 279 · CCCI.XXX. — M1LETO (royaume de xan.es · texte numérisé non relu

CCCI.XXX. — M1LETO (royaume de xan.es

Philippe Mixcione, Évêque de Milelo : « Très-Saint Père, j’avais à peine donné connaissance au clergé el au peuple conlié il nia sollicilude de vos Lettres Apostoliques, datées de liaëte le 2 février dernier, desquelles il résulte que la Chaire suprême de Pierre va enfin définir, par un jugement solennel, que la Très-Sainte Mère de Dieu a été conçue sans aucune tache du péché originel, que tous se sont écriés d'une commune voix : Béni soit Dieu qui n'a point trompé nos désirs. Rien, en effet, ne pouvait être plus agréable dans ces contrées; rien ne pouvait y être mieux accueilli que cette nouvelle. C'était là l’objet de tous les vœux; dans les Églises, dans les maisons particulières, les vieillards unis aux jeunes gens le demandaient journellement a Dieu. Le culte de la Dienheureuse Vierge sous le litre de son Immaculée Conception avait jeté dans le cœur de tous des racines si profondes, qu'ils auraient considéré tout sentiment opposé non-seulement comme une faute condamnable, mais même comme une hérésie.

« C’est assez dire que tous les fidèles de l’Église de .Milelo, fils très-aimants de Marie, la Vierge Immaculée, clèvenl vers le ciel leurs mains suppliantes pour obtenir que bientôt ce décret si désiré retentisse à leurs oreilles el que des hymnes de joie puissent s’échapper de leurs lèvres (I). »

CGCLXXXI. — MILWANK1E (états-uxis).

J.-M. Hexri, Évêque de Milvvankie, ville des États-Unis, assistant au Concile de Baltimore de l'an 1849, a souscrit le dacrct par lequel les Pères de ce Concile déclaraient qu’il leur serait agréable que le Souverain Pontife définit, comme

riæ Virginia, decujuslmmneultila Conceplionc gaulent AngcSi et collaudanl Filium L)ei. In feito Conceptionia B. M. Yirginit.

(I) Milcli, die 25 aprilis 184Ü: Pareri, etc., vol. I, pag. 15! .

doctrine de l’Église catholique, s’il le jugeait à propos, que la Conception de la Vierge Marie a été Immaculée et entièrement exempte de toute tache du péché originel (1).

CCCLXXXII. — MOBILE (états-ukis).

Michel PoRTiEn, Évêque de Mobile, ville des États-Unis, assistant au Concile de Baltimore de l’an 1840, a souscrit le décret par lequel les Pères de ce Concile déclaraient qu’il leur serait agréable que le Souverain Pontife définît comme doctrine de l’Eglise catholique, s’il le jugeait à propos, que la Conception de la Vierge Marie a été Immaculée et entièrement exempte de toute tache du péché originel (2).

CCCLXXXII1. — MODÈNE (itaue).

Par une lettre adressée au Saint-Père, en date du 17 décembre 1855, François-Émile Cügini, Evêque de Modène, unissait son vœu a tous ceux qui s'élevaient vers la Chaire Apostolique, de la part des Prélats, des princes et des peuples, pour demander la définition dogmatique de l’immaculée Conception de la Mère de Dieu. Il disait que les prêtres de ses deux diocèses, de Modène et de Nonantola, le pressaient sans relâche de faire parvenir à Sa Sainteté leurs instantes prières avec les siennes ; qu’ils avaient, pour la plupart, signé des suppliques, et qu'ils s’étaient concertés pour qu’un grand nombre de messes fussent célébrées journellement, jusqu’à la fin de l’année, a l’effet d’obtenir de Dieu la faveur de celte définition ; que les laïques eux-mêmes avaient offert dans le même luit des communions sans nombre; qu’en un mol la dévotion du peuple modenois envers l’immaculée Conception était frappante, admirable; et il en indiquait les manifestations édifiantes, empressées, que ramenait toujours la fêle de ce beau privilège de la Vierge. Le pieux Prélat annonçait

(1) Voyez DALTiMonE.

(2) Voyez Baltivoiie.

ensuite au Saint-Père que, pour répondre aux vues de l'Encyclique, au vif désir qu’il avait toujours eu personnellement de voir ce privilège érigé en dogme, et aux sollicitations du clergé et du peuple fidèle de son diocèse, il s’élait appliqué à exposer les raisons qui motivaient son suffrage. Enfin il offrait à Sa Sainteté ce travail comme un témoignage de son obéissance filiale, et de sa dévotion particulière envers le grand mystère dont il était question.

Sa dissertation, a laquelle il donnait le litre de vœu ou suffrage, est méthodique, claire et savante. Toutes les preuves principales invoquées en faveur de cette croyance, de sa définibililé, de l’op/ior/i/iiiféacluelle d'une définition dogmatique, y sont présentées avec force et lucidité, et les objections réfutées d’une manière victorieuse. Précision théologiquc, déductions pressantes, érudition doctrinale, connaissance réfléchie des hommes et des choses de notre époque, tout y concourt à produire une irrésistible conviction (1).

CCCLXXX1V. — MOLFETTA, GIOVENAZZO et TERL1ZZI

(HOÏAIME DE NAH.ES).

En 1848, Jean Constantin!, Évêque de Slolfetta, de Giovenazzo et de Terlizzi, priait notre Saint-Père le Pape de vouloir bien confirmer, par un jugement solennel, par une définition dogmatique, le privilège de l'immaculée Conception de la Vierge Marie (Ü). Il renouvela sa demande lorsqu'il répondit b l’Fmcyclique du Ü février 184!>, ajoutant que les clercs et les laïques de son diocèse, qui honoraient d'une dévotion particulière la Conception sans tache de la Vierge, recevraient avec bonheur le décret qui affermirait leurcroyauce et leur piété (5).

(1) Pareri, etc., vol. IX, app. I, pag. 57.

(2) Neapoli, pri-lic Nonas novcmhris 1848 : Pareri, etc., vol. IX, pag. 174

(5) Melpliicti, 14 Kaleodas ma» 1849: Pareju, etc., vol. I, pag. 108.

CCCLXXXV. — MONDONEDO (espacne ).

De tout lemps l'Episcopat espagnol a professé la croyance de l'immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie, et depuis plusieurs siècles il a constamment manifesté le désir de voir celle glorieuse prérogative proclamée par le Siège Apostolique, comme dogme catholique de la sainte Eglise. En 1714, l'évêque deMondoncdo écrivit au l'ape Clément XI pour le prier de mettre au nombre des articles de foi le mystère de la très-pure et très-sainte Conception de la Mère de Dieu (1).

Le Chapitre de l’Église cathédrale, pensant comme l’Évêque, et croyant ce que croyait l'Évéque touchant la Conception sans tache de la Heine du ciel, lit la même démarche auprès du Siège Apostolique, comme on le voit par sa lettre de la susdite année 1714 (2).

CCCLXXXVI. — MONDOY1 (piéuoht).

On voit parla lettre que Jean-Thomas Ghilaüdi, de l'Ordre des Frères-Prêcheurs, Evêque de Mondovi, écrivit h Notre Saint-Père le Pape, sous la date du 5 mai 1850, que ce Prélat a constamment montré le plus grand zèle h étendre la dévotion envers l'immaculée Conception de la Mère de Dieu. Il avait sollicité et obtenu du Pape Grégoire XVI la faculté d'ajouter le mot lmmaculata à celui de Conceptione, dans la Préface de la Messe, et d'insérer dans les Litanies de Loretle l’invocation : Heine conçue sans lâche, priez pour nous. Il avait aussi prescrit h son clergé, en 1849, la récitation de l'oflice propre de l 'Immaculée Conception, publié par l'ordre de Sa Sainteté Pie IX. Pour ce qui regarde la piété des fidèles de son diocèse envers la Vierge conçue sans péché, elle était telle qu'on ne pouvait douter que la définition dogmatique de

(t) Mondonedo y mapso 8 de 1714: Pauni, elc., vol. VIII, pag.502.

(2] Mondonedo nuestro cabildo 1714: P»»eri, etc., il/id., pag. 558.

l’insigne privilège de Marie ne leur fût très-agréable. Cependant, quoique l’Evêque de Mondovi fût pleinement persuadé, comme il le dit lui-même, de la vérité de l’immaculée Conception de la Sainte Vierge, il n’était pas d'avis qu’on en fil un article de loi. Mais il ajoutait aussitôt que, quelle que fut la définition de Sa Sainteté, il la recevrait avec joie et la vénérerait comme étant émanée de Dieu même (1).

CCCLXXXY11. — MONOPOLI ( i.ovacme de nah.es).

Quand l’Encyclique du 2 février 1849 parut, la croyance de l’immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie n’était ni moins vive ni moins générale dans le diocèse de Mondovi que dans les autres diocèses du royaume de Naples. Louis Giajipoucabo, Évêque de cette ville, attestait li Sa Sainteté que le clergé et le peuple lidèle de tout le diocèse étaient animés de la dévotion la plus fervente envers la Conception sans tache de la Mère de Dieu, et désiraient ardemment que cette insigne prérogative fût décrétée et mise au nombre dos articles de foi, par le jugement définitif et irréfragable du Siège Apostolique : ultimum et irrefrugabile sedis Apostolicæ judicium.

C étaient aussi les sentiments de ce Prélat. Il tenait fermement, comme il le dit lui-même, h la pieuse croyance de l’Inimaculée Conception, qu’il enseignait et défendait du haut de la Chaire Evangélique. Chaque année, lorsqu’il exerçait le saint ministère dans une paroisse, il renouvelait solennellement Il la Messe, en présence des fidèles assemblés, suivant l'ancien usage de ses prédécesseurs, le serment par lequel il s’engageait à soutenir l’exemption de toute tache originelle dans la Vierge Marie. Aussi, appuyé sur l’Ecriture et la Tradition, sur le sentiment unanime de toutes les Eglises, sur l'autorité des Souverains Pontifes, il pensait que le glorieux

(1) Quapropler quaecum juc... a Sanclilale Tua proditura sit defînilio, illam ego tanquam a Dco ipso prodilam letabundus cxcipiam et venfcrabor. Montertg., die 15 maii 1S50 : Pareih, etc., vol. III, png. 141.

privilège a clé accordé à la Mère de Dieu, el qu’il pouvait èlre défini dogmatiquement par l 'Église ou par Sa Sainteté, k Y autorité infaillible de laquelle Jésus-Christ a confié les choses de la foi et des mœurs; et il désirait de tout son cœur celte définition (1).

CCCEXXXVIII. — MONTA LT (états- pontificaux).

Eléonore AnomtE, Evêque de Montait (Montai to), se trouvant ‘a Loretle. en 1830, avec dix-huit autres Évêques, souscrivit la lettre par laquelle ces Prélats exprimaient le vif désir que Sa Sainteté décrétât, comme doctrine catholique de la sainte Eglise, l'immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie. Ils pensaient tous que rien ne pouvait s’opposer a ce décret, qui a son fondement dans l'Ecriture et la Tradition, dans la croyance générale et la pratique de l'Église universelle (2).

CCCLXXXIX . - MON’TEFELTRE ( ÉTATS-rONTIFICACX).

Crispin Agostinucci , Evêque de Monlefeltre, était aussi du nombre des dix-huit Prélats qui, étant réunis à Lorette en 1839, sous la présidence du Cardinal De Angclis, exprimèrent au Souverain Pontife le vif désir que Sa Sainteté décrétât, comme doctrine catholique de la sainte Eglise, que la Conception de la Bienheureuse Vierge Marie a été absolument exemple de toute tache du péché originel; ajoutant que rien ne pouvait s’opposer h ce décret, qui a son fondement dans l'histoire et la Tradition (5).

Quelque temps auparavant, l'abbé Angelini, Archidiacre el

(1) Quam ob rcni cum verbo Dei el scripto cl tradilo luculcntissime evincalur, perexiiniura hoc ac prorsus singularc privilcgium fuisse Dcip.iræ culialiim, capropter possc illud ab Kcclesia scu a Bealiludinc Vestra, cujus infollibili m.ig’slerio üdei morumque res Chrislus dccidcndas comniisil dogmatice definiri dubio procul exislimo; alquc islud ut fiat lotis visccribus concupisco. 3 lcmopoli, die 10 aprilt» 1849: Paiieiu, elc.. vol. I, pag. 15.

(2) Voye* Ferxo. — (3) Ibidem.

Vicaire capitulaire de Montefellre, ayant publié l’Encyclique du 2 février 1849, avait écrit à Notre Saint-Père le Pape que le clergé et le peuple fidèle de ce diocèse étaient unanimes à désirer une définition du Siège Apostolique, relativement à la Conception de la Très-Sainte Vierge Marie; et il sollicitait luiméme cette décision solennelle, comme pouvant être un nouveau sujet de gloire pour la Mère de Dieu et procurer un nouveau lustre à l'Église militante (1).

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