MEXIQUE
Ange Alonso-ï-Pamiga, administrateur du diocèse de Puebla de los Angelos, le siège vacant, déposait aux pieds de Sa Sainteté le vœu suivant : « Qu’il soit déclaré dogme de foi que la Très-Sainte Vierge a été conçue sans péché dès le premier instant de sa Conception. Ce ne sont pas seulement nos vœux et nos désirs très-ardents; mais j’atteste comme vrai que ce sont les vœux et les désirs de tous les fidèles de ce diocèse. Je ne crains pas de dire que le riche et le pauvre, le savant et l'ignorant professent la même croyance sur l’immaculée Conception... Heureuse la génération qui pourra voir de ses yeux le jour salutaire où l’on entendra ces paroles : Rome a parlé, Roma loeuta est (1). »
CDLXXVII. — LE PUY (france).
En 1843, M. Darcmol.es, alors Evêque du Puy, écrivit au Pape Grégoire XVI pour lui exprimer le vœu que la croyance généralement reçue dans l’Eglise touchant l’immaculée Conception de la Vierge Marie lut définie comme article de foi parle Siège Apostolique; ajoutant que tous applaudiraient à cette définition et s’écrieraient : Pierre a parlé par Grégoire, Petrus per Gregorium loculus est (2).
M. De Morlhon, Évêque du Puy, écrivant au Souverain Pontife, en réponse à l’Encyclique du 2 février 184!), lui rendait le plus beau témoignage de la piété de ses diocésains envers la sainte et Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie. Aussi assurait-il Sa Sainteté que le clergé et
(1) Sit dogma tidei déclara tura SanctisMinnni Virginem fuisse sine pcccato conceptam a primo suæ conceplionis inslanti. Nec nos Ira solum vola flagranlUsimaque sunt desideria ; tolius vero hujus diœcesis iidelium in illud concorda re pro verilate attestor. Angelopoli, die 8 sept. 1849 : Paiveri, etc., vol. IV, pag. 29. t2) Voyez Arras.
tout le peuple lidèle recevraient avec joie et un grand sentiment de religion le jugement qu’elle porterait touchant cette question, conformément aux vœux et aux suffrages de tant de peuples; que, pour ce qui le concernait, sa joie serait à son comble si le Siège Apostolique, auquel il appartient de décréter, par une autorité suprême, les questions de la foi, déclarait Immaculée et exempte de la tache originelle la Conception de la Vierge Marie. Déjà, disait-il, son prédécesseur avait obtenu du Saint-Siège la faculté d’honorer publiquement, dans la Préface de la Messe, Ylmmaculée Conception de la Mère de Dieu, et d'invoquer dans les prières publiques la Reine du ciel comme conçue sans tache (1).
Si nous remontons plus haut, nous remarquons dans le Bréviaire imprimé en 1784, par l’autorité de Marie-Joseph Galard de Terraube, Évêque du Puy, l'Oraison suivante, qui est une profession de foi formelle de l'immaculée Conception ; « Dieu, qui pour l’honneur de Noire-Seigneur Jésus-Christ, avez préservé sa Bienheureuse Mère, la Vierge Marie, de toute tache du péché, nous vous prions de nous purifier, par votre grâce, de toute tache du péché, nous qui célébrons sa trèspure Conception. » Cette Oraison a été reproduite dans le Bréviaire imprimé en 1857 pour le même diocèse.
CDLXXV1II. — QUÉBEC (canada).
Extrait de la lettre de M. Tukgeox, Évêque de Sidima in parlibus, administrateur du diocèse de Québec : « Très-Saint Père, par les soins de l’illustre Prélat que je suis maintenant chargé de suppléer, l’on a publié dans toutes les paroisses et missions du diocèse la Lettre Encyclique par laquelle Votre Sainteté exprime le désir d'être appuyée des suffrages de l'univers catholique pour proclamer, par un jugement solennel, que la Sainte Mère de Dieu a été conçue sans péché. Ce vœu
(1) Anicii, die 12maii 1849: Pihehi. clc., ro!. I, pag. 180.
de Voire Sainteté a été accueilli avec la plus grande joie par les fidèles de l’archidiocèse. En effet, l'Église du Canada, qui, dans son origine, a été mise sous la protection de l'immaculée Conception de Marie, a donné dans tous les temps des marques non équivoques de sa dévotion envers celte Auguste Vierge. Et, pour ce qui concerne l’archidiocèse de Québec en particulier, le grand nombre d'associations qui y sont établies en l'honneur de Marie, la piété et la ferveur toujours croissantes avec lesquelles on y célèbre ses fêtes, sont une preuve évidente des sentiments qui animent les fidèles dont le soin vient de m’être confié pour le culte de leur sainte patronne.
« Conformément au désir de Votre Sainteté, des prières publiques ont été faites dans toutes les Eglises et chapelles de l’arcbidiocèse, pour demander a Dieu que Votre Sainteté, éclairée des lumières du Divin Esprit, dans une affaire d’une si grande importance, puisse prendre la résolution qui doit le plus contribuer tant b la gloire de son saint nom qu’à la louange de la Bienheureuse Vierge et an profit de l’Église militante. Je suis heureux d’annoncer à Votre Sainteté que les fidèles de l’archidiocèsc de Québec s’y sont portés avec zèle, et que tous apprendront avec la plus grande satisfaction que la Chaire Apostolique a proclamé solennellement, comme doctrine de l’Église, la sainte et Immaculée Conception de la Sainte Vierge (1). »
CDLXXIX. — QUILÜN (inoes orientales).
Bernahdcs De Saixte-Thérèse , Évêque d’IIéraclée in partibus , supérieur de la mission de Quilon, répondant b l’Encyclique du 2 février 1849, de concert avec le Vicaire Apostolique de Vérapolis et l’Évêque de Tane son coadjuteur, demandait instamment que le Saint-Siège décrétât, par un jugement solennel et irréformnble, que la Très-Sainte Vierge Marie, Mère de Dieu, a été conçue sans la tache orignelle (2).
(1) Québec, ?8 nov. 1840 : Padou, elr., vol. Il, pag. 304.
(2) Voyez Malabar.
CDLXXX . — QUIMPER (france).
Joseph-Marie Graveran, Évêque de Quimper, assistant au Concile provincial de Tours, tenu à Rennes, au mois de novembre 1849, a souscrit le décret que les Pères de ce Concile ont rendu en faveur de l’immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie, exprimant le vif désir que le Siège Apostolique délinit solennellement que la Conception de la Mère de Dieu a été entièrement exempte de toute tache du péché originel (1).
Nous ajouterons : Le Bréviaire à l’usage du diocèse de Quimper, imprimé en 1855, par l’ordre de Jean-Marie-Dominique De Pouliiouet, Évêque de cette ville, contient, dans l’Oraison de l’Oflice de Conceptione B. V. M. , une profession de foi publique et formelle de l'immaculée Conception de la Très-Sainte Vierge. Celle Oraison est ainsi conçue : « Dieu, qui pour l’honneur de Noire-Seigneur Jésus-Christ, avez préservé la Bienheureuse Vierge Marie, sa Mère, de toute tache du péché, nous vous prions de nous purifier par voire grâce de toute iniquité, nous qui célébrons sa très-pure Conception. »
CDLXXXI. — QUITO ( indes occidentales).
Én 1843, Nicolas D'Arteta, Évêque de Quito, priait humblement Sa Sainteté, le Pape Grégoire XVI, de déclarer comme dogme catholique le mystère de l’immaculée Conception de la Vierge Marie. Il convenait, disait-il, que la Mère de Dieu fût exemple de la tache du péché originel ; Dieu pouvait l’en exempter; donc il l’en a exemptée réellement : Decuit, poluit, ergo fecit. Il s'appuyait d'ailleurs sur la doctrine des Pères grecs et latins, sur le décret du Concile de Trente, et sur la fête instituée par la sainte Église Romaine â l’hon-
(1) Voye*ToüR*.
neur de l’immaculée Conception de la glorieuse Mère de Dieu (1).
CDLXXXII. — RAAD ( Hongrie).
Antoine Karnetsï, Évêque de Raab ou Javariu, écrivait de cette ville, le 10 octobre 1854, au Cardinal Scitowski, Primat de Hongrie, et lui faisait part de la foi qu’il avait toujours eue en l’immaculée Conception de la Mère de Dieu, depuis sa plus tendre enfance jusqu'au jour où il s’est voué à son culte par serment, à l’occasion de son doctorat en théologie. A ses yeux, c’était comme une impiété de penser, au sujet de la Sainte Vierge, autrement que tout le clergé et la niasse des fidèles ; il considérait comme un devoir de la foi catholique de croire que le Verbe Incarné a pris naissance d’une vierge nécessairement préservée de la tache du péché originel.
A cette lettre était annexé le rapport des professeurs du collège épiscopal, qui rendait compte de la foi du clergé et du peuple sur le même objet (2).
CDLXXXIII. — RAPHOÉ ( Irlande).
Patrice Mac-Gettigan, Évêque de Raphoé, l’un des Pères du Concile plénier tenu par les Évêques d’Irlande à Thurlcs, en 1850, a souscrit la lettre synodale par laquelle on demandait au Saint-Père de définir, par un décret dogmatique et infaillible de la Chaire suprême du Prince des Apôtres, que la Bienheureuse Vierge Mère de Dieu a été conçue sans aucune tache du péché originel : ut dogmatico et infallibili decreto Bealissimam Virginem Dei Genitricem absqueulla peccali originalis labe fuisse conceptam definias (5).
(1) Quiti, Noms decerobris 1843 : Pakeri, cIc., vol. IX, pag. 26.
’2) Jaurini, die 16 oct. 1854 : PtKciu, etc., vol. IX, app. II, pag. 157.
i.3) Voyei Abkich
CDLXXX1V. — RATISBONNE (b.wièhe).
l)e temps immémorial, l’Église de Halisbonne professe l’immaculée Conception de la Mère de Dieu. En louant le Très-Saint Sacrement de l’Autel, le peuple fidèle est dans l’usage de louer en même temps la Conception sans tache de la Très-Sainte Vierge; souvent on entend répéter : Loué soit le Très-Saint Sacrement de l'Autel, et l Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie. Cependant quelques prêtres craignaient qu'une définition dogmatique ne fût une occasion pour les novateurs d’accuser la sainte Eglise Romaine d’innover elle-même, si elle proclamait comme dogme catholique que Marie a été conçue sans péché. Mais, comme le rapporte Valentin Riédel, Évêque de Ratisbonne, dans la lettre qu’il écrivait au Sainl-I’èrc en 1830, la partie du clergé la plus intelligente et la plus saine, inteUigentior et sanior, méprisant cette crainte, désirait ardemment que le Souverain Pontife, le successeur de Pierre, dont la foi ne peut faillir, et qui a reçu l’ordre de continuer ses frères, prononçât par un décret immuable et irréfurmable, décréta immutabili et irreformabili, que, par un privilège spécial de la Divine Providence, et en vue des mérites futurs de Jésus-Christ, la Très Sainte Vierge Marie, Mère de Dieu, a été conçue sans la tache du péché originel.
Ce vœu, ce désir ardent de presque tout le clergé du diocèse de Ratisbonne, était aussi le vœu, le désir de l'Evêque, ainsi qu’il le dit lui-même. D’ailleurs , après avoir indiqué sommairement les principaux motifs de sa croyance, il priait instamment notre Saint-Père de définir que la Mère de Dieu a été conçue sans tache. « Agissez, Très-Saint Père, usez de la prérogative que vous avez reçue de Dieu ; et sous l’inspiration de l’Espril-Saint, faites ce que votre prédécesseur Grégoire XVI, de pieuse mémoire, a désiré pouvoir faire lui-même ; définissez et déclarez, par un oracle irréfragable du Siège suprême, que l’immaculée Conception de la Bienheu-
reuse Mère, toujours Vierge, doit cire crue et professée comme un vrai dogme par tous les fidèles du Christ, et qu'on doit rejeter le sentiment contraire comme hérétique et impie (i). »
CDLXXXV. — RAVENNE (états pontificaux).
Le Cardinal Falconikri-Mellim, Archevêque de Ravenne, écrivait au Souverain Pontife, en 1849: «Très-Saint Père, j'ai toujours tenu fortement, et je tiens, et avec l’aide de Dieu, je tiendrai toujours, que la Bienheureuse Vierge Marie a été entièrement exempte de la tache originelle, même dès le premier moment de sa Conception. Je me réjouis de voir mon clergé et les autres fidèles du Christ confiés à mes soins partager celle croyance. Non-seulement j’adhère de tout cœur au pieux sentiment qui professe l'immaculée Conception, mais je juge qu’il est appuyé sur tant et de si grands caractères de vérité, sur tant cl de si fortes preuves tirées des Saintes Écritures et de la Tradition Ecclésiastique, qu’il peut a bon droit et avec raison être défini par un décret du Siège Apostolique. Certainement tous les prêtres de ce diocèse, surtout les Chanoines de l’Église métropolitaine et les Curés de la ville, pensent comme moi. Loin de regarder cette définition comme inopportune et inutile, dans les circonstances présentes, je crois au contraire qu’elle ne peut que contribuer singulièrement à la gloire de Dieu et de la Mère de Dieu, et au bien de toute l'Église militante. C’est pourquoi je m’unis très-volontiers aux Évêques qui ont adressé des suppliques a votre prédécesseur Grégoire XVJ, de sainte mémoire, a l'effet d’obtenir que l’immaculée Conception de la Rienheureuse Vierge fût rangée parmi les dogmes de foi, par un décret pontifical... Au reste, laissant le mode et la forme
(1) Age jain, Sanctissime Pater... nique oraculo Summæ Sedis in perpetuum v.ililuro detini et pronuntia : Immaculalain Heatissimæ Matris Wginis (.onceplionetn, veri doginnlis instar, ab omnibus Cliristi fnielibus crcdcntlam protilcndamque, senlenttam contrariant lanquani bærelicm impianujuc esrc respuendam. Ratubonx , ftrtdie Calhedne S. Pe.'ri Rom'inæ 1850 : Parer i, etc., vol. III, pag.250.
de la définition à voire prudence et h votre sagesse, je prie Dieu très-bon et très-grand, je le conjure de vouloir bien nous réserver, vous et moi, pour l’heureux jour où la Conception sans tache de la Vierge Mère sera mise au nombre des articles de foi (i).n
CDLXXXVI. — RECANATI et LORETTE (états pontificaux).
François Des Comtes Briganti-Colonna, Archevêque-Évêque de Recanati et de Lorelte, est un des Prélats qui , étant réunis dans cette dernière ville, en 1830, sous la présidence du Cardinal De-Angelis, prièrent le Souverain Pontife de décréter, comme doctrine catholique de la sainte Eglise, que la Conception de la Bienheureuse Vierge Marie a été exempte de toute tache originelle ; ajoutant que rien ne pouvait s'opposer h ce décret qui a son fondement dans les Saintes Écritures, dans la tradition des Pères et dans la croyance générale de l'Église (2).
Les preuves de celle croyance, qui ne sont qu’indiquées dans cette lettre collective, se trouvent admirablement dévoloppées dans la lettre que l’Archevêque-Évêque de Recanati écrivit au Saint-Père à peu près dans le même temps. Ce savant Prélat ne s’est pas contenté d’établir la vérité de l’immaculée Conceptiou par les livres sacrés et les écrits des Pères et des anciens Docteurs, il a rapporté les principales objections qu’on faisait autrefois contre l’exemption du péché originel dans la Mère de Dieu, et il y a répondu victorieusement. Aussi terminait-il sa lettre en demandant chaleureusement à Sa Sainteté de définir, par un décret irréfragable, ineluctabili decreto, que Marie a été Immaculée dans le premier instant de sa Conception (3).
Il n’avait pas attendu l’Encyclique du 2 février 1849 pour faire cette demande. Nous avons de ce prélat une lettre de
(1) D-itnm Ravenn*, die 23 dccembris 1849 : Parebi, etc., vol. 11, pag. 462.
(2) Voyez Fi nuo.
(3j Laure li, Vil Ridendas martii 1850: Paueri, etc., vol. 111, pag. 60.
l'an 1847, où l’on retrouve les mêmes sentiments et les mêmes vœux que dans celle qu’il écrivit en 1830 (1).
CDLXXXVI1. — REGGIO (duché de modêne).
Pierre Raffaêli, Evêque de Reggio de Modêne, écrivait au Saint-Père, en date du I" décembre 1852, qu’il avait été heureux de commencer son ministère pastoral dans ce diocèse par le concours qu'il pouvait apporter à la définition dogmatique de l’immaculée Conception de Marie; que les exercices de prières prescrits par lui h ce sujet avaient été trèsfréquentés, et que, prêtres et fidèles, tous n’avaient qu’un désir, une volonté, qui était de voir celte vérité proclamée par la sainte Eglise Romaine Telle était aussi sa croyance personnelle; il l’avait eue dès l’enfance et l'avait professée plus tard dans renseignement public de la théologie. Tel était enfin son vœu, pour l’honneur et le culte de la Sainte Vierge, comme pour le bien de l’Église. « Je désire vivement, disait-il, qu’un jugement décisif émané de Votre Béatitude, établie par Jésus-Christ son Vicaire sur terre, mette au nombre des dogmes de notre foi et consacre, pour ainsi parler, le sentiment qui affirme l'immaculée Conception (2). »
CDLXXXVI1I. — REGGIO (royaume des deux-sicu.es).
Avant que la lettre Encyclique du 2 février eût paru, Pierre de Benedetto, Archevêque de Reggio, avait écrit au Saint- Père la lettre suivante. Elle porte la date de la veille des Ides de novembre 1848 ; « Très-Saint Père, la grande dévotion des fidèles de tout le monde chrétien envers la Bienheureuse Vierge Marie, sous le titre d’immaculée Conception, a fait que tous croient pieusement qu’elle n’a été atteinte d’aucune tache au premier instant de sa Conception , et que chacun désire voir l'Église publier un Canon qui frappe d’anathème ceux qui penseraient autrement. Je me réjouis beaucoup de ce que les
(1) Recineti, pridic Nona* decembris 1847 : Pabbbi, etc.. vol. IX, pag.OD.
(!) ltegii Lepidi, die 1 decembris 1852 . Pabbbi, etc., vol. IX, npp. I, pag. 21.
autres Évêques catholiques le désirent aussi ; car je partage tout à fait leur sentiment. Je prie donc trcs-liumblement et en toute confiance Votre Sainteté d’acquiescer h ces vœux, pour la plus grande gloire de Dieu et de la ViergeMarie (I). »
CDLXXX1X. — REIMS (france).
Plusieurs fois nous avons eu l’occasion de faire connaître nossentimentssurla Conception sans tache delaVierge Marie, soit dans les Instructions pastorales adressées au clergé et aux fidèles de notre, diocèse, soit dans nos lettres au Souverain Pontife et dans les actes du Concile provincial de Reims de 1849. soit en réclamant, en 1845, pour toute l’Église l’office propre de la Conception, approuvé par le pape Sixte IV, soilenenlin lorsque, quelques jours avant la mémorable solennité du 8 décembre 1854. noustrouvanl au Consistoire des Cardinaux, nous avons exposé notre avis dans le sens du décret dogmatique sur l’immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie Mère de Dieu. Tantôt nous émettions le vœu que celte insigne prérogative fût définie comme dogme de foi; tantôt, renouvelant celle demande avec instance, nous demandions seulement, a raison de la disposition de certains esprits, qu’elle fût définie comme doctrine de l’Église catholique, comme une vérité approchante de la foi ; nous en rapportant toujours, pour la forme comme pour le fond de la décision, au jugement irréformable du Vicaire de Jésus-Christ.
En 1845, à l'exemple de plusieurs Prélats français, nous avons écrit au pape Grégoire XVI, d’heureuse mémoire, pour lui exprimer le vif désir de voir la croyance de l'immaculée Conception, généralement reçue dans l’Eglise, définie comme dogme de foi par le Siège Apostolique ; ajoutant que tous applaudiraient à cette définition, et s’écrieraient : Pierre a parlé par Grégoire, Pet rus per Gregorium locatus est (2).
L’Encyclique du 2 février 1849 nous étant parvenue, nous
(1) Rhcgii Julii pridic Idus mensia novembiis 184S : Par. cm, etc., vol. IX, pag. 2-20. — (2) Voyçî Aiuu«.
l’avons aussitôt fait publier dans toutes les paroisses de notre diocèse ; et, après en avoir conféré avec le clergé de la ville archiépiscopale, nous avons écrit h Notre Saint-Père le Pape la lettre suivante: « Très-Saint Père, nous avons reçu avec bonheur vos Lettres Encycliques du 2 février dernier, sur l’immaculée Couception de la Bienheureuse Vierge Marie, et nous nous sommes empressés de les adresser aux prêtres chargés de la direction des âmes, avec une Instruction jiastorale et un Mandement, qui prescrivait des prières publiques, suivant l'intention de Votre Sainteté. Ces lettres Apostoliques ont été lues dans toutes les Eglises du diocèse ; et à cette lecture les fidèles ont éprouvé autant de consolation que nous en avions éprouvé nous-mème en les lisant ; car ils croient pieusement, comme nous le croyons nous-mêmes, que l'immaculée Mère de Dieu, par dérogation à l’étal de nature tombée, a été conçue sans le péché originel. Rien donc, pour ce qui regarde notre diocèse, ne parait s'opposer h ce que le Saint-Siège se prononce en faveur de l’immaculée Conception de Marie. Bien plus, les chanoines, les directeurs des séminaires, les professeurs de Théologie, les curés et autres prêtres exerçant le saint ministère, et les pieux lidèles. s’unissent à nous et demandent instamment avec nous que Votre Sainteté daigne définir solennellement, comme doctrine de l’Église catholique, que la Conception de la Bienheureuse Vierge Marie a été absolument Immaculée et entièrement exempte de toute tache du péché originel ; de manière cependant que la très-pieuse croyance de l'immaculée Conception de la Mère de Dieu, quoique proposée par cette définition solennelle comme fondée sur la doctrine de l’Église universelle, comme une vérité qu’on ne puisse contester sans tomber dans une erreur grave, ni révoquer en doute sans une témérité damnable, ne soit point assimilée a un article de foi formel ou exprès, de crainte peut-être que les faibles n’en soient offensés.
« Mais, quoi qu'il plaise h Votre Sainteté de définir sur cette question, nous recevrons le décret du Siège Apostolique
— Mi —
comme la vraie règle, la règle invariable de notre foi et de notre conduite ; car nous confessons, avec les Pères de Florence et toute l'antiquité chrétienne, que le Pontife Romain est le successeur du Bienheureux Pierre, Prince des Apôtres, le vrai Viraire de Jésus-Christ, le Chef de toute l'Église, le Père et le Docteur de tous les chrétiens ; et qu’il a reçu de Jésus-Christ, dans la personne du Bienheureux Pierre, le plein pouvoir de paître ( d’enseigner ) l’Église universelle (1 j. »
La même année, les Évêques de la province de Reims, étant réunis en Concile à Soissons, renouvelant la demande qu’ils avaient faite individuellement, prièrent humblement le Siège Apostolique de vouloir bien définir, enlin, que la Conception de la Bienheureuse Vierge Marie a été entièrement exempte de toute tache du péché originel (2).
On trouve aussi l’expression de nos sentiments dans I7nstruction pastorale que nous avons publiée conjointement avec l’Encyclique de Sa Sainteté. On y lit en effet : « Nos Très- Chers Coopérateurs, en s’éloignant de la capitale du monde chrétiens, pour se soustraire à la fureur des factieux, l'Immortel Pie IX n’a point cessé d'être le successeur de Saint Pierre, Prince des Apôtres, le Vicaire de Jésus-Christ,, le Docteur de tous les chrétiens, le Chef de l'Église universelle; car où est Pierre, où est le Pape, là est l'Église: ubi Pelrus , ibi Ecclesia (S. Ambroise). Privé de la consolation de faire, comme Prince temporel, tout le bien qu'il méditait pour la prospérité de ses États et le bonheur de ses sujets, au milieu même des angoisses de l’exil, cel illustre Pontife se rend de jour en jour plus digne encore de notre vénération et de notre dévouement, par le zèle Apostolique avec lequel il s’occupe du gouvernement de l'Église et de tout ce qui intéresse la chrétienté. Mais, parmi toutes les preuves qu'il a données
\1) Nihilominus, quidquid ea de re delinire Sanctilati Vealrœ placucril, decrelum Sedis Aposlolicæ ul venin firmiterquc tenendam credendi cl ngendi regulam accipicmus. Remis, 21 aprilit 1849.
(2) Concilitim provinciale lU ntcnse. ann. 1849, in civilale Suesaionensi celebrntum; tit. V, cap. 111. — Voyez Aipendh.f III.
au monde de celte sollicitude si pieuse et si paternelle, celle qui est à nos yeux la plus touchante, c’est la lettre Encyclique adressée aux Patriarches, Primats, Archevêques et Évêques del’universcatholique, sur l'ImmaculéeConception de la Très- Sainte Vierge Marie, Mère de Dieu. Nous nous empressons de la faire connaître au clergé et aux fidèles de notre diocèse, et nous nous estimons heureux de leur exposer nous-mêmes nos sentiments sur l'importante question qui en est l’objet.
« Vous remarquerez, avant tout, qu’il ne s’agit pas d'introduire un nouveau dogme dans l’Eglise; sa doctrine ne change point ; ce qu’elle croit aujourd’hui, elle le croyait hier, elle l’a toujours cru. Ses décisions ne sont qu’une manifestation solennelle et authentique de l’ancienne croyance. Quand elle formule un article de la doctrine chrétienne, elle ne formule que ce quelle a toujours enseigné d’une manière plus ou moins expresse, s’appuyant sur la parole divine, sur l’Ecriture ou la Tradition, ou tout à la fois sur l’Écriture et la Tradition, ne donnant jamais au texte sacré une interprétation inconnue à nos pères , ni à la Tradition une extension arbitraire et forcée. Si donc, comme nous l’avons demandé nous-même, de concert avec un grand nombre de nos vénérables collègues dans l Épiscopal, le Saint-Siège se prononce en faveurde l'immaculée Conception de Marie, que nous honorons, à l’exemple des Saints, comme la plus pure et la plus parfaite des créatures ; si celui qui a reçu de notre divin Maître l’ordre de paître par ses enseignements les agneaux et les brebis, c'està-dire les fidèles, les prêtres et les Evêques eux-mêmes, proclame, du haut de la Chaire Apostolique, que la Mère de Dieu a été conçue sans la tache originelle, ce décret ne sera point une innovation ; il fera seulement connaître à tous, d’une manière plus explicite, que la croyance générale de l’immaculée Conception est vraiment conforme à la doctrine de l’Église catholique, aux oracles sacrés, aux écrits des Pèreset des Docteurs de l’antiquité, aux actes des Conciles et des Souverains Pontifes, à la piété du clergé et des fidèles de tous les temps. »
Après avoir développé les preuves de l’ancienne croyance
de l’Eglise touchant l’insigne prérogative qui distingue Marie des autres descendants d’Adam, nous terminions notre Instruction pastorale en ces termes : « En vous rappelant, nos chers coopérateurs, que le pieux sentiment en faveur du privilège qui a préservé la Très-Sainte Vierge du péché originel est appuyé sur l’Écriture et sur l’enseignement des Pères, des Conciles et des Papes, qu’il est conforme k la croyance générale et constante du clergé et des lidèlcs, à la croyance de la sainte Église Romaine, la Mère et la Maîtresse de toutes les Eglises, nous nous sommes proposé principalement de vous faciliter les moyens d'instruire vos chers paroissiens sur une question aussi consolante pour les fidèles, si propre a entretenir en nous tous une tendre piété envers Marie, et a ranimer notre confiance en la puissante protection de celle qui. autant par sa pureté sans tache que par son auguste titre de Mère de Dieu, est devenue notre Avocate auprès de son divin Fils, la consolation des affligés, notre appui dans la tribulation. Vos sentiments nous sont bien connus: depuis que le Vicaire de Jésus-Christ a daigné confier à nos soins l’illustre Église de Reims, vous avez partagé notre sollicitude, et nous avons été témoin du zèle éclairé avec lequel vous avez travaillé a étendre le culte de Marie, en faisant connaître et en défendant les prérogatives qui l'élèvent au-dessus des Anges et des chérubins, au-dessus de toutes les créatures. Aussi, en renouvelant l’expression du désir très-ardent que nous avons de voir le Saint-Siège déclarer et définir, comme doctrine de l’Eglise catholique, que la Conception de la Bienheureuse Vierge Marie a été entièrement Immaculée et exemple de toute souillure du péché originel, nous serons heureux d’étre votre interprète, de déposer aux pieds de Sa Sainteté vos vœux avec les nôtres, les vœux de tout le diocèse, eide vous faire ainsi contribuer à la louange et h la gloire de celle que nous honorons tous comme Mère de Dieu, et que nous aimons comme une tendre Mère, comme notre Mère commune. Oh ! qu’elle sera grande, notre joie, si, comme nous l’espérons, le successeur de saint Pierre, le Docteur de tous les chrétiens,
déclare, par un décret solennel el dogmatique, que noire pieuse croyance au sujet de l’immaculée Conception est fondée sur la doctrine de l’Eglise catholique. Nous n’en doutons point, les acclamations parmi nous seraient universelles, et, en glorifiant Marie, Pie IX aurait acquis de nouveaux litres h notre filiale et religieuse reconnaissance (1).
On lit aussi dans le Mandement que nous avons publié, h l’occasion du Jubilé de i : « L’immortel Pie IX, ce digne successeur de saint Pierre le Prince des Apôtres, le Chef de l’Église universelle, celui qui est le dépositaire et l’organe de la tradition de toutes les Églises du monde, va proclamer d’une manière solennelle l 'Immaculée Conception de la Glorieuse Vierge Marie , non comme un nouveau dogme, mais comme une croyance universellement reçue, aussi ancienne que le christianisme. Vous nous permettrez de vous le dire , N. T. C. F., une des choses les plus consolantes pour notre cœur, en ces jours d’afiliction, de misère et de calamités, c’est de pouvoir nous associer d’une manière particulière au Vicaire de Jésus-Christ, pour une décision qui a été constamment l’objet de nos vœux les plus ardents (2). »
Grâces en soient rendues à celui qui est l’auteur de tout bien, ces vœux ont été exaucés ; et nous avons été heureux, mille fois heureux de pouvoir consacrer solennellement le diocèse de Reims à Marie conçue sans tache, b l’occasion de la publication des lettres Apostoliques de Notre Saint-Père le Pape Pie IX. Voici l’acte de celte consécration : « Sainte Marie, Mère de Dieu et toujours Vierge, vous avez été, par un privilège unique, conçue pleine de grâce, pure et sans tache. L’Église de Reims, le clergé et le peuple fidèle de ce diocèse ont toujours cru pieusement k votre Immaculée Conception; nous y avons toujours cru nous-même, autant par une conviction profonde que par un sentiment de piété, d’amour el de reconnaissance. Aujourd’hui, en vertu du jugement solennel, dogmatique el infaillible du Vicaire de Jésus-Christ,
(1) Instruction pastorale du 5 avril 1849 : Pauerj, etc., vol. V]J, pag. 205.
(2) Mandement du 28 octobre 1854.
uous y croyons avec tous les catholiques d’une foi surnaturelle et divine, étant prêt, avec la grâce de Dieu, h tout sacrifier, la vie même, plutôt que de proférer une parole ou faire un acte contraire h celle prérogative, qui vous élève autant au-dessus des hommes et des anges que votre titre trèsglorieux de Mère de Dieu.
« Aussi, uni de cœur et d’âme au vénérable chapitre de ‘celte illustre Métropole, au clergé de notre ville archiépiscopale et de tout notre diocèse ; interprète du peuple bien-aimé confié h nos soins . humblement prosterné h vos pieds, nous sommes heureux de pouvoir, en ce jour, h l’occasion d’une si grande, d’une si belle et si touchante cérémonie, vous renouveler, sous la foi du serment, le vœu que nous avons fait autrefois de professer, d’enseigner et de défendre le privilège qui vous a faite sainte, plus sainte que la sainteté même, dès le premier instant de votre Conception. Dans ces sentiments, nous vous prions avec toute la ferveur de notre âme, avec la confiance la plus filiale, de nous prendre sous votre auguste patronage. Nous, et notre clergé et tons les fidèles du diocèse de Reims. Nous venons nous jeter entre vos bras, et confier nos intérêts les plus chers à votre tendresse maternelle. Oui. nous vous consacrons, en ce jour, d'une manière plus particulière et plus solennelle, nos personnes, nos familles, nos biens, nos joies, nos douleurs, nos craintes, nos espérances. Soyez notre Avocate auprès de votre divin Fils, qui est aussi le Fils de Dieu ; obtenez-nous de sa bonté qui est sans bornes, de sa miséricorde qui est infinie, la persévérance des justes, la conversion îles pécheurs, la consolation des affligés, le soulagement de ceux qui souffrent, la résignation pour tous dans le malheur et dans l'adversité. Obtenez-nous de celui qui est la voix, la vérité et la vie, que nous soyons toujours fidèles k sa loi, toujours et inviolablemenl attachés k la sainte Fglise Romaine, la Mère et la Maitresse de toutes les Églises ; toujours dociles aux enseignements du Souverain Pontife qu’il a établi son représentant sur la terre, le Chef Suprême de l'Eglise universelle.
« Vierge Sainte, intercédez sans cesse auprès du Toul-Puissaut, aiin qu’il nous accorde à tous cet esprit de chat ilé qui, en nous uuissant ici-bas les uns aux autres comme enfants de Dieu, nous unisse à Vous et par Vous h Jésus-Christ dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il. »
Nous l’avons dit, la croyance de l’immaculée Conception de la Vierge Marie est très-ancienne dans l’Église de Reims, * Le Catéchisme que le Cardinal de Mailly, Archevêque de Reims, a fait imprimer, en 170ô, pour l'usage de sou diocèse, enseigne que, « le huit décembre, on célèbre la fêle de l'immaculée Conception de la Sainte Vierge Marie..,, parce quelle est sainte; que, l'Eglise ne pouvant assez tôt reconnaître les bienfaits dont elle est redevable a Jésus-Christ, se hâte de les honorer dans sa Mère, dès qu’elle commence d’être. Que la Sainte Vierge n’a pas été conçue en péché originel ; qu’elle en fut exempte par uu privilège spécial de la bonté de Dieu envers elle, et par les mérites iulinis de Jésus Christ qui devait être son Fils, qui l’en préserva par avance...; qu’il répugne aux ligures dont l’Écriture dépeint la très-pure Vierge , aux termes dont elle se sert pour expliquer Sa Sainteté, aux éloges que les Conciles et les Saints Pères lui donnent , à la fête et à l'octave que célèbre l’Eglise, a l'idée et au sentiment que les fidèles ont de sa grâce et de ses privilèges, de penser que cette digne Mère du Sauveur ait jamais été souillée de péché, maudite de Dieu, enfant d’ire ( colère ) et de malédiction, et esclave du diable, même pour quelques moments ; ce que sans doute elle aurait été, si le péché originel l'avait infectée. »
Le Cardinal de Mailly terminait ainsi le Mandement qui est en tête de ce catéchisme: «Nous avons ordonné et ordonnons h tous curés, vicaires et autres ecclésiastiques, séculiers et réguliers, qui sont ou seront ci-après employés à l'instruction des peuples de notre diocèse, même dans les collèges, de leur enseigner le présent Catéchisme, et de s y conformer, tant pour la doctrine que pour la méthode qu’on y a gardée. »
En 1668, le Cardinal Barberini, Camerlingue de la sainte Église Romaine, Archevêque de Reims, publia un Mandement pour la solennité de V Immaculée Conception de la Vierge. Ce Mandement, que nous rapportons textuellement et avecl’ortographe du temps, est ainsi conçu : « Sur ce que nostre S. Père le Tape a ordonné par sou Bref du 20 février de la présente année 1008, a la très-instante prière et supplication * du Roi très-clireslien, que l'office et la Messe de Y Immaculée Conception de la Vierge seroit désormais de précepte dans l’Église, et que l’octave solennelle s’en feroit dans toute la Frauce : Nous, voidanl contribuer à un si pieux dessein, qui est d'augmenter le culte et la vénération que l’on doit envers celle auguste et glorieuse Mère de Dieu ; de l’advis et conseil de nostre chapitre ; mandons à tous doyen, chapitres, abbés, prieurs, communautés, curés, vicaires, religieux, religieuses, et autres personnes constituées aux ordres sacrés, de nostre diocèse de Reims, qui sont obligés de réciter les heures canoniales, qu’ils aient doresnavant à tenir ledit office de 17mmaculée Conception pour être de précepte dans l’Église, et en observer l’octave solennelle, ainsi que de la Nativité de la Vierge, changeant pourcetlc fois seulement le terme de Nativité en celui de Conception dans l’olfice, et en prenant les premières leçons de l'escrilure courante , en attendant qu’il en soit imprimé un particulier pour ce sujet. Et sera nostre présente ordonnance publiée aux Prosnes des Messes paroissiales, afin que les fidèles en soient adverlis et portés a une plus grande dévotion. »
CDXC. — RENNES (frabce).
M. De Bbossavs Saixt-Mabc, assistant au Concile provincial de Tours, qui se tint au mois de novembre 1849, dans l’Eglise cathédrale de Rennes dont il est Évêque, a souscrit le décret dans lequel les Pères de ce Concile exprimèrent le vif désir qu’il fut défini par le Siège Apostolique, comme doctrine de l'Église catholique, que la Conception de la Bienheureuse
Vierge Marie a été entièrement exempte de la tache du péché originel (1). ^
CDXGI. — RICHMOND (Amérique).
Richard Wbela.n, Évêque de Richmond, ville des Etats- Unis, étant au Concile de Baltimore de l’an 1841), a souscrit le décret par lequel les Pères de ce Concile déclaraient qu’il leur serait agréable que le Souverain Pontife définit comme doctrine de l'Église catholique, s il le jugeait h propos, que la Conception de la Vierge Marie a été Immaculée et entièrement exemple de toute tache du péché originel (2).