‹ La croyance générale et constante de l'Église touchant l'Immaculée Conception de la bienheureuse Vierge MarieChapitre 45 sur 279 · XLV1I. — AM’IOQITA ( AMÉRIQUE MÉRIDIONALE · texte numérisé non relu

XLV1I. — AM’IOQITA ( AMÉRIQUE MÉRIDIONALE

Jean iik la Croix Gomez v Plata, Evêque d’Anlioquia en Amérique, répondant k l’Encyclique du 2 février 1849, écrivait au Saint-Père que le clergé et les fidèles de son diocèse avaient une grande dévotion envers l'immaculée Conception

[1, Alep, *29 décembre 18 VJ ; Paimii, clc., toi. 11. pag. 41*3.

de la Bienheureuse Vierge Mère de Dieu, que Marie, conçue sans péché, y était honorée comme patronne du pays, et que cette dévotion prenait de jour en jour de nouveaux accroissements. Il ajoutait qu'il avait prescrit des prières publiques, afin d’obtenir que Sa Sainteté, éclairée des lumières du Saint- Esprit, décrétât, par un jugement solennel, que la Très-Sainte Mère de Dieu, la Vierge Marie, a été conçue sans la tache du |>éché originel : « Ut ah Apostolica Sede judicio solemni de- « cernalur Sanclissimam Dei Genitricem absque peccalo ori- « ginali fuisse conceptam (1). Nous n’avons pas d'autre vœu, « disait-il ; nous n’avons pas d’autre désir, car dès notre eu- « fance jusqu’à ce jour nous avons toujours vénéré l’Innna- « culée Conception de la Vierge ».

XLVUI. — ANT1VAHI (Albanie).

Charles Pootjn, Evêque in partibus, administrateur de l’archidiocèse d’Antivari, avait appris avec bonheur par l’Encyclique du février 1849 que Sa Sainteté avait conçu le dessein de proposer, par un jugement solennel et infaillible, infullibili judicio, l’immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie comme objet d’une foi divine pour l'Eglise universelle. « Il ne pouvait rien m’arriver de plus agréable, disait-il, rien de plus doux et de plus désirable que la connaissance de ce projet... Je me réjouis donc, Très-Saint Père, je me réjouis d’une joie bien grande, nourrissant dès lors l'espérance certaine de voir bientôt le jour où cet honneur insigne sera décerné à notre Mère bien aimante, par laquelle nous arrivent tous les biens que nous recevons de Dieu. Le clergé et le peuple de ce diocèse, qui honorent la Sainte Vierge d’une dévotion particulière, se réjouirout avec moi ; ils se réjouiront avec tous les fidèles, de quelque pays qu’ils soient; et toutes les générations béniront Votre Sainteté d’avoir occupé la Chaire de saint Pierre dans un temps qui

(I; La lettre est sans date; elle est rapportée dans le Itecuei! des ['.\i\iju dell’ EpUcopato catlolico, vol. 111, pag. 808.

— so —

lin aura permis de Caire ce qui n’a pas été accordé à vos Prédécesseurs. Je prie donc très-humblement Votre Sainteté de daigner définir au plus tôt, par un acte de votre autorité infaillible, que la Conception de la bienheureuse Vierge Marie a été Immaculée eu tout et entièrement exemple de la tache du péché originel; je la supplie de rendre celte définition pour la gloire de Dieu Tout-Puissant, pour l’honneur de celte même Vierge Marie, pour l’exaltation de la Sainte Église, pour la consolation de tous les fidèles et la confusion des ennemis de Jésus-Christ et de sa Très Sainte Mère.

« C’est aussi le désir de l’Archevêque d’Antivari, a «pii ces lettres de Votre Sainteté ont été adressées. Il m’écrivait luimème en s’exprimant ainsi : Je vous demanderai seulement une chose ; c’est de vouloir bien m’avertir lorsque vous écrire/. h Sa Sainteté, ou de faire savoir au Saint-Père que mou vneu le plus ardent est de voir enfin rendra à Marie Très- Sainte et notre Mère commune assez d'honneur pour définir dogmatiquement que sa Conception a été tout à fait Immaculée et entièrement exempte de la coulpc ou de la tache originelle 1 1 1 ».

XUX. — AIT (FRANCE).

Eu I i'>7, Pierre, Évêque d’Apt, dont le siège a été supprimé. a souscrit les actes du Concile d’Avignon, qui avait été convoqué par le Cardinal de Foi.x, Archevêque d’Arles. Or ce Concile a prescrit d'observer inviolablemenl le décret du Concile de Bâle, qui s'est prononcé formellement et dogmatiquement en faveur de l’immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie (2|.

I SuliiiiiNsUsimc igitur oio SaiicliUtlem Ycsiniui.aUjuc ulileblor, ut . - . utfalhbiii <|ua pollcl auclorilate, nul!» iiilcrjccla muni, defmire digticlur, ujusdciu Bcali$~ sinuo Yirginis Mariæ Concqiliuii Immun latum enmino fuisse, alqtic nb omiii prorstis originuli culpe lal»c limiiuneiii, Ai'tivari, 10 maii 1819: Pauepi, etc., vol. I, pag. 170.

2'; Voyc* Avignon.

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