NAPLES
Le 2 juillet 1849, Joseph Montieri, Evêque d’Aquino. de
Ponlecorvo et de Sora, écrivait au Pape : « Très-Saint
Père, la dévotion du clergé et du peuple fidèle confié à mes
(!) Prodeat ergo ex Cathedra Pclri, eui lam sapienler insides, expclitnm oraculum ; liât publici jurisdogma cntliolicmn, quod adbuc pie crédit uni est, Mariant nunquam pcccato fuisse coinquinaUni, et purissirnum ejus Concept um etiam in primo itislanli singulari privilcgio cxtitissc. Aquilte, postridie ftona» noc. 1848 : l’AREiti, etc., vol. IX, pag. 233.
soins envers l'immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie est si grande, qu’ils désirent tous ardemment que personne ne puisse plus désormais douter, sans porter atteinte h la foi, de cette prérogative de notre Mère bien aimante. Et puisque Votre Sainteté daigne me demander ce que je pense et ce que je désire moi-même h cet égard, je lui réponds humblement que je crois fermement et confesse de bouche que la tache originelle n'a jamais atteint, même un instant, la Très-Sainte Mère de Dieu ; et je ne désire rien tant que de voir proposer par le Siège Apostolique, comme article de foi, cet insigne privilège de la Mère de Dieu, si cher et si doux pour tous les chrétiens. »
Déjà, en 1848, comme il le rappelle dans cette lettre, il avait prié instamment le Souverain Pontife, le juge infaillible des controverses, de vouloir bien, conformément au vœu général, définir dogmatiquement cette vérité qui, se montrant dans l’Écriture à travers un voile, s’est progressivement manifestée par la tradition et les actes de l’Eglise, au point, qu’à l’exception des vérités de foi, rien n’était plus certain que l’immaculée Conception de la Vierge Marie. C’était la pensée de Bossuet cité par l’Évêque d’Aquino (1),
LU. — ARCADIOPOLIS (évêciié in PAiiTincs).
L'Évêque d’Arcadiopolis, Délégat Apostolique, écrivait au Saint Père le ‘2 juillet 1854, pour le prier de définir dogmatiquement l’immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie (2).
(1) Knixc rogavi ut per Te, intrrabilëm controverriarum judictm , lmjusroodi veritas, que in verbo scripto adumbrata adeo in verbo tradilo ne iu Iota Kcclesise agendi rationc cnuclcata reperitur, ut, fidci vei italibus cxccptis, nihil ca certius. ilogmatica defînitionc quæjamdiu ab omnibus expetitur, tandem alirjuando as«*ratur. Roccæ Sicae Aquinateiwis diœctseos, die 2 julii : P a rem, etc., vol. I, pag. 3tO, et vol. IX, pag. 136.
(2) Voyez Port-d’Espagsf.
LUI. — ARDHAGII (Irlande).
Guillaume Q'Hiogins, Évêque d’Ardhagh, asslslaut au Concile plénier tenu par les Évêques d’Irlande h Thurles, en 1850. a souscrit avec les autres Pères de ce Concile la lettre par laquelle on priait instamment notre Saint Père le Pape, héritier de la foi et du pouvoir du Prince des Apôtres, de délinir, par un décret dogmatique et infaillible, dogmatico et tnfaUibili decreto, que la Bienheureuse Vierge Mère de Dieu a été conçue sans aucune tache du péché originel (I l.