LXXXIX. — BÉJA (PORTUGAL
En 1849, Georges-Emmanuel Soto-Pimaktel, Vicaire Capitulaire. administrateur du diocèse de Béja, écrivait au Saint- Père, en réponse à l’Encyclique du 2 février de la même année, que tous les prêtres de la ville épiscopale qu’il avait réunis, ayant entendu la lecture des Lettres Apostoliques, s’écrièrent d’une voix unanime que, non-seulement ils désiraient, mais qu’ils demandaient ardemment et avec instance que le Siège Apostolique daignât définir solennellement, h l’honneur de la Très-Sainte Vierge Marie, que cette Vierge Mère de Dieu a été conçue sans péché. Il ajoutait que la croyance du clergé était aussi la croyance générale de tout le diocèse, et qu’il se faisait un devoir de la défendre lui-
(1) Ritualc BdlovaccnM, etc. ; Btlloiaci, 1783, pag. 353.
même, autant par sentiment que parce qu'il s’y était engagé par serinent à l’université de Coïrabre (1).
Cette lettre du Vicaire Capitulaire de Béja est du 28 avril 1849; dans une autre lettre du 14 janvier 1850, par laquelle il demandait au Souverain Pontife l’autorisation de célébrer la Vigile de la Conception de la Vierge Marie avec une messe propre, il rappelait h Sa Sainteté que, tant en son nom qu’au nom de tout le peuple du diocèse, il l’avait respectueusement et humblement priée de décréter que la Bienheureuse Vierge a été conçue sans la tache originelle, alin que, dès lors, cette Immaculée Conception fût crue par les lidèles comme dogme de la Religion catholique (2).