‹ La croyance générale et constante de l'Église touchant l'Immaculée Conception de la bienheureuse Vierge MarieChapitre 87 sur 279 · CXV. — BRAGANCE (poutdgal · texte numérisé non relu

CXV. — BRAGANCE (poutdgal

Emmanuel Mabtii’s-Manso, vicaire capitulaire de Bragance, et évêque élu de Funchal, écrivait à Notre Saint-Père le Pape, en 1850, que le clergé et le peuple du diocèse dont il avait l'administration depuis 1846 montraient le plus grand zèle à procurer la gloire de la Bienheureuse Vierge Marie; que, dans tous leurs dangers et tous leurs besoins, ils avaient recours a la Mère de Dieu, qu’ils regardaient aussi comme leur tendre Mère ; et qu’ils honoraient d’une manière particulière l’immaculée Conception de la Vierge, qui, déjà depuis longtemps, est sous ce litre-là même la Patronne du Portugal.

Aussi, se fondant sur le consentement unanime des Pasteurs et des fidèles, qui, de temps immémorial, célèbrent la fête de la Conception de la Vierge Marie, sur l’autorité des saints Pères, des Souverains Pontifes, et du Concile de Trente, qui, en déclarant qu’il n’avait pas eu l’intention de comprendre la Mère de Dieu dans son décret touchant le péché originel, fait suffisamment entendre qu’il croyait à l’immaculée Conception , le vicaire capitulaire du diocèse de Bragance ajoutait qu'il pensait et se glorifiait de penser comme le clergé et le peuple de ce diocèse, qui désiraient qu’il fût déclaré comme dogme catholique que la Conceptionde Marie a été Immaculée, c’est-à-dire que son âme, créée dans la sainteté, a été par une grâce spéciale préservée de toute tache du péché originel à l’instant même où elle a été unie à son corps dans le sein de sa mère (1).

Déjà, l’année précédente, le 6 octobre 1849, le vicaire capitulaire de Bragance avait écrit dans le même sens à l'Internonce près la cour de Lisbonne (2).

(1) Caliobrigæ, die 2*2 janunrü 1850: Pareri, elc., vol. 111, pag. 224.

(2) Pareri, elc., vol. II, pag. 178.

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