CXX. — BRUGES (BELGIQUE
Par une lettre adressée au Souverain Pontife, le 17 novembre 18ô4, Jean-llapliste Malou, évêque de Bruges, déclarait qu’il croyait et avait toujours cru, et que, dans renseignement de la Théologie, il s’était appliqué a démontrer que la Bienheureuse Vierge Marie, dès le premier instant de son existence, avait été préservée de toute tache du péché originel, par la grâce du Sauveur Jésus -Christ, et qu’elle n'avait jamais été soumise à l'empire de Satan, Il rappelait sommairement les preuves qui rendaient pour lui celte doctrine indubitable. Ensuite, passant â la question de la défiuibilité, il affirmait et établissait que rien, dans les principes de la saine Théologie et de la foi catholique, ne s’opposait sur ce point h une définition dogmatique, qui ne serait, après tout, qu'uue proclamation authentique de la part du Saint- Siège, et, en conséquence, de la part de l'Église, une profes- . sion obligée de la foi qu’elle a toujours eue spontanément. Il ajoutait que celte proclamation était opportune, et même qu'elle ne pouvait être différée sans préjudice pour la dévotion et la pieuse croyance des lidèles, qui, en général, l’espéraient et l’attendaient, par suite de la convocation faite des Evêques dans ce but. Enfin, le savant Prélat concluait en ces termes : « l)e lotit ce «pte j’ui dit, Très-Saint Père, il résulte que je suis essentiellement dévoué, ainsi que tout mon troupeau, ’a celle pieuse croyance, et que nous désirons pardessus toute chose qu’il plaise à Votre Sainteté, éclairée par le Saint-Esprit, aidée des prières des fidèles, de placer l'immaculée Conception de la Vierge parmi les dogmes de la foi que nul ne peut désavouer sans cesser d’être catholique. S'ils finissent par l’obtenir, le premier soin des enfants de Marie sera de redoubler de dévotion envers leur Très-Sainte Mère
fallibili calhcdia \cr.lalis lan!em «lec’arare digiftris, Dciparam a primo ContepliouU sua* in t n!i ab omni ori^ inali macula omniix» expertem cvlilisse Brundtuii, r/iV 9 no muns 18*8 : 1»aheki, etc., vol. IX, pag. 703.
et de recommander plus ardemment à sa protection Voire Sainteté, qu’ilscombleronl d'actions de grâces (i). »