CXXV. — BURGOS (espagne
Emmanuel, Archevêque de Burgos, ayant appris que Philippe V, Roi d'Espagne, avait sollicité du Saint-Siège la définition dogmatique du mystère de l'immaculée Conception de Marie, écrivit lui-même au Pa [te Clément XI, en 1714, pour le prier d'accueillir favorablement celte demande, qu’il regardait comme pieuse, comme conforme aux saintes Écritures, à la doctrine des anciens Pères, à la raison, à la dignité de la Mère de Dieu, à la croyance universelle du monde chrétien. Celte définition du Chef de l'Eglise lui paraissait nécessaire pour détruire entièrement dans l’esprit et le cœur de tout chrétien l’opinion qui révolte tout catholique, comme étant contraire a l’honneur de la Très-Sainte Vierge Marie, dont la pureté l’emporte même sur la sainteté des Esprits
(1; Bncnot-Ayrcf, le 5 juillet 1840 . Parebi, etc., xol I, pag 228.
(2) Voyex Baltimore.
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célestes : « Car, ajoutait-il, le privilège de l’ infaillibilité daus l’enseignement de la vérité n’a été accordé, par celui qui est la souveraine vérité et la sagesse incréée, qu'au Siège Apostolique (1). »
Le chapitre de l’Église métropolitaine de Burgos, partageant les sentiments de l’Archevêque, écrivit aussi a Clément XI, pour le prier de sanctionner de son autorité le mystère de l'immaculée Conception de la Vierge Marie, et de le mettre au nombre des articles de la foi catholique (2).