ACTE PREMIER
LAURIANE
Comme tu voudras. Je suis là, moi. {Fausse soi'lie.) Tu devrais mellre Ion pardessus.
Je n'ai pas froid,
LAURIANE
Mets-le tout de même ; c'est prudent, par ces sales temps-là. C'est vrai, ça, on attrape la mort et puis, après, on est tout surpris d'être malade.
{Il sort. Lavernié le suit du regard. Petite pantomime trahissant son incertitude d'esprit. Il prend une cigarette, iallume, en lire une bouffée, puis la rejette. Claquement agacé de son pouce contre son index. Appel impatienté des lèvres. On le sent perplexe, hésitant, très troublé de ce qu'il vient d'entendre et ne sachant ce qu'il doit ciboire. Quelques instants s'écoulent. Enfin, Margot paraît.)