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ACTE DEUXIÈME

Le théâtre représente un atelier de peintre. Ameublement artistique. Aux murs, des toiles sans cadres, alternées de cadres sans toiles. Statues, moulages, panoplies, divans. Au fond, une porte à deux battants ouvrant sur l'escalier. Adroite, une porte donnant sur la chambre à coucher. A gauche, au premier plan, un chevalet soutenant une toile dont l'envers fait face au public. Au lever du rideau, Lavernié, seul en scène et debout devant son chevalet, est en train de copier un corsage de dentelle dont est revêtu un mannequin assis sur une chaise, près de lui. Il a la cigarette aux lèvres et le pouce dans le trou de la palette. Scène muette. L'artiste couvre sa toile de larges coups de brosse, recule, cligne des yeux pour juger de l'etlet. La porte de droite s'ouvre. Entre Margot. Elle a son chapeau à la main et ses gants.

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