‹ La crucheChapitre 53 sur 54 · SCÈNE VIII LAVERNIÉ · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII LAVERNIÉ

{^Demeuré seul, Lavernié reste un instant les yeux attachés à la porte par où Manjuerite vient de disparaître ; puis il redescend en scène, hésitant, en homme qui ne sait ce qu'il va faire. Une fenêtre est là. Il s'y rend, en soulève discrètement le rideau, plonge dans la rue avec la précaution bien observée de n'être pas vu du dehors. Un long temps. Soudain, redescendu en scène, il aperçoit, oubliée sur une table, la voilette de Marguerite. Il s'en empare, ta déploie, la regarde, en respire le parfum léger, après quoi la remettant dans ses plis avec soin et allant prendre sur un meuble un coffret fermé qu'il ouvre, il l'y dépose ainsi qu'en un petit cercueil. Tout cela est fait lentement, avec une émotion contenue. Enfin, il referme à clef le coffret qu'il remet en place, revient à son chevalet, et, reprenant sa palette et ses brosses.)

LAVERNIÉ, avec mélavcolie.

Elle a raison. Cela vaut mieux.

(// se remet au travail.)

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