SCENE IV LAURIANE, CAMILLE
LAURIANE, ouvrant à Camille la barrière qui donne accès à son jardin.
Entrez donc!
CAMILLE
Parions que je vous dérange.
LAURIANE, très aimable.
Vous plaisantez. Tenez, asseyez-vous là.
CAMILLE
Merci.
[Elle prend son ouvrage. Lauriane la regarde, Vair attendri.)
LAURIANE
Vous êtes bien ?
Je suis bien,
LAURIANE
Très bien?
CAMILLE
Tout à fait bien. Mais vous étiez, je crois, en train de faire boire vos rosiers. Je vois d'ici un Maréchal Niel qui
ACTi; I'iu:mii;i! y
réclame volro assistance ol une (lloirc de Dijon qui soutire de la pépie.
LAURIANE
Le Maréchal a bu comme un diantre de village et la Gloire dr Dijon a les pieds dans la vase, comme un simple Marvejol.
CAMILLE
C'est bien, ce que A'ous dites là.
LAURIANE
Moins bien que ce que vous faites.
CAMILLE
Tout de bon?
LAURIANE
Qu'est-ce que ça représente i*
CAMILLE
Une maison dans des arbres.
Le fait est qu'il n'y a pas d'erreur. Ça, c'est les arbres, et ça, c'est la maison... C'est rudement bien imité. Et quand on songe, qu'un travail comme celui-là a pu sortir de petites menottes comme celles-ci ! Donnez un peu la patte.
CAMILLE, lui donnant la main.
Vous lisez dans les mains ?
LAURIANE
Des fois.
Qu'y voyez-vous?
Des choses...
Quelles choses?
Des choses...