‹ La Cuisinière mariée, folie-vaudeville en un acteChapitre 14 sur 25 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

BIBERLOT, M'"' PETITGRIS.

M'“ PETtTCTtlS, sortant de tu chambre, elle tient derrière le dot un chapeau d'homme. Mes soupçons étaient fondés... cette cuisinière n'est autre qu'un homme déguisé, sans doute mon correspondant mystérieux.

RlBERLOT, « part. I.a bourgeoise... au I fait... elle doit avoir appris à lire.

M""' petitgris. Son émotion seule en ine voyant le trahirait, quand je n'aurais pas d’autres preuves en main.:. (S’approchant '^de lui.) Jeune homme...

biberlot. Hein ? Gertrude Perpétue Catli...

M"" petitgris. Assez, monsieur... c'est inutile. [Lui montrant le chapeau quelle tenait caché.) Connaissez-vous ceci?

BIBERLOT. Mou feutre! je suis découvert!

M"' PETITS Ris. G’est vous qui l’avef oublié dans ma chambre.

Am : Baiser au porteur.

Voyct quelle imprudence eitrémel Si mon mari. . . .

MMftlOT.

Je le conçois;

Mais, hélas! j’ignore moi-iqômc Ce que je fais, ce que je vois.

Et mon esprit est aui abois.

Cet oubli qu’ici je regrette, %

Prouv’ le désordre de mon cerveau.

Et lorsqu’on a |»erdu la tôte.

On peut bien perdre «on chapeau.

Hclasl quand on a plus sa tâte,

Comment songer à son chapeau?

Car vous saurez...

M*” petit»; R is.. fjiul ! |»s <T explication, je sais tout... (fCtonnrmeul île ihberlot.) Vous êtes un étourdi... un extravagant... que je devrais expulser à l'instant même... mais il faudrait expliquer à mon mari... ce serait une scène , un scandale que je veux éviter, aujourd’hui surtout que nous avons du monde h dîner... vous resterez jusqu'après le repas.

BIBERLOT. Merci, bourgeoise, merci... tous comprenez mon coeur. ( Mettant son chapeau sous la table. ) Et je ne vous demande plus qu'un service... savez-vous lire, bourgeoise! M"" PETITGBIS. Quelle question?

BIBERLOT, lui présentant le billet rote.

Obligcz-mui de me lire un peu ra „si c'est un effet de votre bonté.

M”~ PETITGRIS, prenant la lettre. Ça...

(Lareg rdant.) lue lettre rose (d part)

comme d'habitude.

BIBEHI.OT. Avec un rieur flambant... embroché d’une (lèche... Se croisant let bras.) Allez, ra promet.

M"" PETITGRIS. En vérité... monsieur, .je ne dois... ni ne veux...

RinF.RT.oT. Vous ne voulez pas. . . donnez.

VI rrut reprendre la lettre , que madame l'eii'gris conserve.) Je vais aller trouver votre époux dans sa cave, où par parenthèse il reste bien longtemps.

M'"” PETITGRIS, ri cernent. Malheureux)...

arrêtez... eh bien! voyons, mais !i condition que ce sera la dernière.

itiBF.Rl.OT. Je n’en ai qu'une pour le moment.

M'“* PETITGRIS, déployant la lettre. Mon Dieu !... si quelqu’un !...

biberi. 6 t. Pas un chat., allez.

M" 1 ' petitgris, avant de lire. Encore des enfantillages...

BtRERLOT. Nous verrous bien... commençons par l’adresse.

M"" petitgris, lisant. A elle.

BtRERLOT, d lui-même. A elle, pins de doute , allez.

M mr PETITGRIS, lisant. * Ange... » [Modestement. \ Oh !

m ber lot, arec colère. Oh! oui !

M n ” petitgris. « Malgré tes lettres , qui semblent écrites avec une plume de ton aile. . . »

niBERLOT , d part. 'Ion aile... il la compare à une volaille!... flagorneur! [Haut.) Ton aile... après.

M"" Petitgris, lisant. « L’amour qui me consume 11e peut se contenter... »

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