RÉCOLTE DU GINSENG—L'ARRACHAGE
Cette opération de /’arrachage demande beaucoup de soins.
Les racines cultivées sont incomparablement plus faciles à extraire du sol que celles restées à l’état sauvage,
Après l’arrachage on procède au décolletage et au ratissage des produits ; avec un canif bien aiguisé, on coupe le collet À l'effleurement des épaules et on ampuüte la couronne de la racine ayant bien soin de ne pas endomma-
(Fig. 6) Racines de Ginseng à l'état frais provenant de plants cultivés
a. Agée d'unan; b, âgée de 2ans; c, âgée de 3ans : d, âgée de 4 ans €. bourgeon,
Collet ne s'effectue pas aussi régulièrement que le jeune plant. La première année, il en lèvera 40 à 50 pour 100. À la deuxième année il lèvera >5 à So Pout 100. On peut dire qu'en général 75 Pour 100 des collets que l’on transplante seront bons.
Quant aux collets dont les bourgeons auront été brisés, ils devront être mis de côté car ils sont impropres à la reprise,
Le ratissage des racines consiste à enlever les petites racines et les chevelus et à rogner la pointe de la racine proprement dite. Ces fragments de racines sont mis à part. Les racines doivent être lavées à l'eau naturelle, Jamais à l’eau chaude. Plusieurs se servent de brosses de chien-dent ou celles de broches fines, ce qui n'est pas recommandable car on égratigne l'écorce de la racine. On doit se contenter d'un morceau d'étoffe ordinaire et ne pas frotter trop fort afin de ne pas enlever les rugosités qui sont très délicates sur la racine cultivée et qu'on remarque sur les racines sauvages et que les consotmateurs, paraît-il, tiennent à avoir.