‹ La culture du ginseng [microforme]Chapitre 31 sur 36 · COMMENT OBTENIR DES RACINES À FORME HUMAINE UN GRAND SECRET DIVULGUÉ · texte numérisé non relu

COMMENT OBTENIR DES RACINES À FORME HUMAINE UN GRAND SECRET DIVULGUÉ

Si vous avez un grand secret à confier et si ce secret concerne l'intérêt public, je vous conseille bien de ne pas me le commuuiquer, car il m'est impossible de le garder. Dernièrement, j'ai vu des cultivateurs que je croyais très intelligents et qui réussissent merveilleusement bien dans l'exploitation de leurs fermes, dans la production du sucre, du tabac, des volailles, des fruits, etc., et qui sont mécontents contre les gouvernen d'Ottawa et de Québec parce que, par les conférences agricoles qu'ils font donner

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et les brochures qu'iis distribuent Rratuitement et à profusion, ils instruisent trop le peuple, et cela leur fait redouter la compétition, Peut-on être plus égoïste ? plus idiot ? plus étroit d'esprit ? Aussi verra-t-on ces éteignoirs décourager les cultivateurs en leur conseillani de ne pas aller aux conférences agricoles et de jeter au feu les bulletins si instructifs des Rouvernements, Et malheureusement on verra beaucoup de naïfs tomber dans le piège,

Mais n’a-t-on pas intérêt de produire beaucoup et bien. N'est-il pas, Par exemple, dans l'intérêt de notre Hays de

(Fig. 9) Racine de Ginseng à forme humaine

produire dans d'excellentes conditions beaucoup de beurre, beaucoup de sucre d'érable, beaucoup d'œufs et de volailles, d'augmenter le rendement de nos vaches par une meilleure sélection et une meilleure alimentation, d'augmenter Je rendement de nos terres par un emploi judicieux des engrais chimiques ?

Produire beaucoup et bien, telle devrait être, il me sem-

Que de remerciements ne dois-je pas à mes deux amis qui m'ont confié sans hésitations les secrets de leurs succès dans la culture du Ginseng avec l’autorisation d’en disposer comme bon me semblera dans l'intérêt du public. Ils ne sont pas des éteignoirs, ces deux amis.

Je vous communique maintenant le secret de donner la forme humaine aux racines de Ginseng et je laisse la parole à mon ami :

‘Il y a 18 mois, j'ai reçu d'un expert cultivateur de

>inseng le secret de produire des racines à forme humai-

ne dont cette forme capricieuse a une si grande valeur aux yeux de l'acheteur chinois ; si ce dernier trouve dans sa livre de Ginseng une racine qui a cette forme bien remarquable, il iressaille de bonheur ; s’il est riche, il se fera le plaisir de la consommer. S'il est pauvre, il la revendra fort cher aux personnes fortunées ; il la vendra d'autant plus cher que la racine se rapprochera le plus de la forme humaine.

Il serait donc avantageux de produire un bon nombre de ces racines si bizarres,

L'individu qui m'a donné le secret, m’a donné la liberté de le communiquer, mais une seule fois dans ma vie et À une seule personne. Après avoir réfléchi, je me suis demandé, si je ne ferais pas une bonne œuvre de vous faire part de ce précieux secret avant de mourir. Il me semble que ce secret vous appartient d'autant plus que les diverses opérations qu’il faut faire subir à la racine demandent certaines connaissances chirurgicales.

L'automne prochain (1907) j'aurai 6,000 jeunes plants bons à transplanter ; or en arrachant ces petites racines, je suis certain d’en trouver 75, 80 et peut-être 100, qui auront à une distance du collet deux petites ramifications qui forment les bras et deux autres qui constitueront les jambes ; ces racines sont mises à part pour les opérer chacune à leur toùr.

Je suppose que vous avez une de ces racines qui a deux ramifications à une petite distance du collet qui forme exactement les bras, si les bras sont fort disproportionnés disons l’un plus long ou plus gros que l’autre, on rognera celui qui est trop long et quant au bras trop gros comparativement à l’autre, on en enlèvera tout le chevelu ; cœ bras ainsi ratissé, une fois en terre, prendra moins de nourriture et conséquemment sa croissance sera beaucoup plus lente. Si le bras gauche est plus long que son frère, rognez-le de longeur égale au bras droit : s'il est grêle,

Etre

laissez-lui porter tous ses chevelus et ses poils et faites disparaître les petites racines Proprement dites, car cellesci se nourriront aux docs, du bras, ce qui retarderait notablement sa cri ‘:anice. À ‘outes ces bouches sur le bras, celui-ci pendra plu: “ments, et par conséquent, la croissai :e de ce bras : ra plus active que celle du côté droit,

aut prendre bien garde de la racine qui forme le pas rogné poussera à Ja

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