JARDIN DE GINSENG
Maintenant je suppose que votre sujet a les bras tendus horizontalement, descendez-les en ayant soin de leur faire prendre une forme arrondie auprès de l'épaule, et attachez-les à cet effet, avec un ruban étroit et mince, de droite à gauche ; dans le cas que votre racine n'aurait qu'un bras tendu, il faudrait le descendre et relever l’autre afin de lui donner une plus belle apparence.
Les diverses opérations que vous venez de faire subir aux bras sont absolument les même que vous aurez à Pratiquer aux jambes. Ces racines de choix doivent être
plantées à part, avant de les mettre en terre, il faut faire disparaître toutes les petites racines qui pourraient figurer soit dans le dos ou sur les côtés, sur le ventre ou ailleurs.
Maintenant, il reste une dernière opération et qui est la moins difficile à pratiquer et vous réussirez facilement, car vous êtes chirurgien de profession. L'opération dont il s'agit, c'est de percer la racine de stature humaine par derrière, en un mot à la grosse extrémité, à l'endroit où le dos perd son nom. Il me semble vous voir rire en lisant cela, mais fe vous ai promis un secret, et je vous le donne en entier, sans restriction, en homme consciencieux.
Cette ouverture doit se faire 2 ans avant d'arracher la racine pour la vente. Vous déterrez la racine du côté de derrière, puis avec un canif à lame étroite, en choisissant le bon endroit, vous lui faites un orifice d’un demi-pouce de profondeur ; ensuite, vous évasez votre affaire, puis vous lui mettez une chéville et vous replacez immédiatement la terre tout autour de la plante. Un an après cette opération, vous la déterrez de nouveau, vous en enlevez le bouchon et la plaie est guérie, mais il reste le ox chinoi.
‘* Une racine à t‘ille humaine ainsi percée, dit le Country Gentlemen, vaut 15 taëls de plus que celles non percées. Quand une pareille racine tombe entre les mains d’un acheteur chinois, soit riche ou pauvre, il la conserve comme une relique, qu’il traîne dans les expositions et il faut payer pour la voir. Quclle ridicule superstition ! Nous, civilisés, nous baisserions la vue en présence d’une semblable racine, tandis que les Chinois, se bousculent, se culbutent et donnent leur argent pour voir cette curiosité (traduit du Country Gentlemen).
Je vous demande bien pardon, bienveillants lecteurs, d’être entré dans des détails aussi tortueux, aussi délicats, mais je voulais dire tout ce que je sais de cette culture. On ne me reprochera pas d’avoir été parcimonieux de mes renseignements puisque j'ai traité cette question de la tête au trognon.
Je vous avouerai franchement, que tout en appréciant les conseils de mon ami, je ne crois pas que tous les planteurs de Ginseng aient la patience de suivre tous ces con: seils dans tous leurs détails, hormis qu'ils aient la patience d’un moine ou d’un notaire.
ne AUX DÉBUTANTS
Je suis bien aise de vous citer le travail intelligent d'un débutant pour vous montrer où mène l'énergie : “Il y a 3 ans j'ai débuté dans avec 350 racines d’origine sauv (Laurentides de Québec) ; je ne culture mais j'ai pris des rensei tivateurs de Ginseng, Au vous dire que j'ai 12,000 vier 1907), 6,000 petites planterai l'automne prochain ; le printein pépinière Inutile de
car je ne veux vendre ni
j'espère d'
Canada une précieus