GREFFAGE PAR ŒIL OU BOURGEON
Greffe en écusson.—On appelle écusson un œil ou bourgeon accompagné d'une certaine portion d'écorce et üe bois, que l'on détache
Le lambeau d'écorce qui supporte l'œil, doit comprendre toute l'épaisseur de la couche corticale et même un peu de l’aubier. Comme
le greffeur ne peut arriver pratiquement et d'une façon rigoureuse, à ne pas oublier le moindre feuillet du liber, nous conseillons de toujours entamer un peu de bois, de façon à avoir une surface assez grande de liber mise à nu au moment de l'insertion finale de l'écusson sur le sujet.
Le sujet est toujours un arbre en végétation, dont l'écorce doit s'isoler facilement de l’aubier pour y permettre l'introduction de l'écusson. Les rameaux qui auraient pu gêner le travail de l'application de celui-ci ont été retranchésassez longtemps à l'avance. Le fluide séveux est en pleine activité plutôt qu’en décroissance.
Les greffons destinés à fournir les écussons sont pris sur des rameaux de l'année courante au mois d'août, au moment degreffer. Unrameau greffon de grosseur moyenne est préférable au rameau trop fort ou trop faible; les yeux doivent être bien formés. Ces rameaux à greffer, qui ne sont ici, en réalité, que des
porte-greffons, ont quitté leur phase herbacée et sont déjà ligneux. Leur état de sève est à point si, avec l'outil ou l'ongle, on isole facilement l'écorce de l’aubier; on en reconnaît encore l'aoûtement à la nuance bien accusée de j'épiderme plus rouge-foncé, à la formation de l'œil terminal, mais surtout à la fermeté des tissus sous la pression des doigts.
Préparation des greffons.—Les rameaux-greffons étant choisis d'après les recommandations précédentes, on les prépare en rejetant