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tout ce qui est inutile à l'écussonnage. Disons d'abord que les yeux situés au milieu du rameau sont généralement les meilleurs pour l'écussonnage; ceux de la base et du sommet sont incomplets, mous, herbacés, (teints ou encore trop disposés à “ fleur’. Un œil bien constitué n'est ni latent ni fructifère, ni avarié en aucune façon: il est très important de bien commencer par choisir des yeux ou bourgeons viables.
Ayant choisi un rameau-greffon sur un pommier, par exemple, on en retranche immédiatement les extrémités impropres au greffage, et l'on coupe toutes les feuilles sur leur pétiole à une petite distance des yeux de la partie du rameau conservée. Chez les arbres qui portent des rameaux à feuilles stipulaires, comme le Poirier, il faut enlever ces stipules qui bordent le pétiole: on le fait à la main.
Fig. 33.—Ecussonnage, 1, écusson lcvé; 2, levée de l'écusson: 3, soulèvement de l'écorce du sujet, coupe transversale et longitudinale; 4, écusson eu place: 5 et 6 ligatures de raphia bien faites.
Après avoir préparé ainsi un certain nombre de rameaux-greffons, (pas plus qu'il n'en faut pour le travail de la journée), on les place immédiatement à l'ombre et au frais, en ayant soin de bien les étiqueter par variétés. Dans la pratique, on plonge leur extrémité inférieure dans un vase d'eau ou plutôt dans la mousse humide. Dans l'eau, un rameau ne doit pas rester plus de cinq ou six heures, à moins qu'il ne soit ridé ou desséché, comme cela peut parfaitement arriver quand on reçoit des rameaux-greffons qui sont expédiés de loin; alors on pourrait les laisser une journée le pied à l'ombre et une nuit dans la mousse ou dans une terre fraîche pour leur rendre l'humidité naturelle qu'ils auraient perdue.
Levée de l’écusson.—Prenant un rameau-greffon de la main gauche de façon à avoir les yeux tournés en bas et ie grefloir de la main droite, et en commençant par le dernier greffon sur le rameau, on entaïille la tige de façon à incliner un peu la lame du greffoir et à la faire pénétrer jusqu'à l’aubier inclusivement. On la fait ensuite glisser par le bas de façon à détacher l'écusson.
Cet écusson présente au centre un petit ilôt d'aubier autour duquel se trouve à nu du cambium ou zone génératrice, Il s’agit maintenant de détacher cet ilôt ou esquille d’aubier d’une façon assez vive, afin de laisser à nu la surface entière du cambium de l'écusson. En faisant cette délicate opération, il faut toujours avoir soin de ne pas arracher le germe de l'œil et ainsi de le vider; car alors il serait impropre à la végétation. Quand on est suffisamment bien pourvu de rameaux-greffons, il ne faut jamais hésiter à rejeter un écusson levé d’une manière douteuse pour en détacher un autre et l'inoculer sur-le-champ.
Inoculation de l’écusson. — L'écusson étant détaché du rameau, on ouvre l'écorce du sujet avec un greffoir, en pratiquant sur toute son épaisseur deux incisions en forme de ù avec la spatule en ivoire de l'outil ou une partie spéciale du greffoir destinée à cet usage, on soulève les bords du trait longitudinal, à son point de jonction sur le petit trait horizontal. En même temps, la main qui tient l'écusson par le pétiole le glisse dans l'incision, assez vivement pour que les parties internes ne souffrent pas de l'action de l'air, assez fortement pour qu'il se place lui-même. Il sera parfois nécessaire de se servir de la spatule ou de la pointe du greffoir. On aura soin aussi de lever l’écusson juste au moment où il doit être inoculé.
Ligature de l'écusson.—La meilleure ligature pour l'écussonnage, est le raphia. Le raphia provient des pennules du Palmier Raphia de Madagascar. On l'achète en longues lanières tressées et, avant son emploi, on conseille de le mouiller pendant une demi-heure, ce qui facilite li pose de la ligature. L'application du lien se fait avec les deux mains par un employé qui suit le greffeur. Il commence par Fig. 34. — Ecussonnage le haut de l'écusson, et roule le raphia en
NS AE les liga- spirales autour de toute la partie greffée en serrant le lien à chaque tour, surtout au premier et au dernier, plus disposés à se relâcher. Les spires sont plus où moins rapprochées: l'essentiel est qu'elles maintiennent fermes les écussons. Il v a plusieurs façons de terminer la ligature: les uns font une boucle tandis que Îles autres passent tout simplement le dernier bout de la ligature sous l'avant-dernière spire qui est alors serrée convenablement. On ne doit pas passer le raphia sur l'œil proprement dit ni sur le pétiole. Une ligature bien faite ne bouge pas quand on passe le doigt dessus. Il n'est jamais nécessaire d’engluer après avoir ligaturé l'écusson, il HUE
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en sève, son écusscnnage est possible. L'on pourrait ainsi écussonner au printemps, à la montée de la sève et dans ce cas, la greffe doit entrer immédiatement en végétation. Mais ce n'est pas l'époque où l'on pratique le plus cette greffe dans la province; elle se fait surtout dans le cours de l'été, à partir du commencement du mois d'août et on cesse tout écussonnage dans la première quinzaine de septembre: c'est ce qu'on appelle l'écussonnage à œil dormaut, celui du printemps étant à œil poussant.
à écussonner le Poirier franc, le Prunier, le Cerisier, le Cognassier et finir par le Pommier. De cette façon, on profite du temps où ces arbres sont le plus en sève, puisque le Poirier franc perd de bonne heure en automne ses feuilles tandis que le Pommier les conserve plus longtemps.
quinze jours après l'écussonnage on veillera à ce que la ligature n'étrangle pas la plante; on donnera s’il le faut un coup de greffoir au travers de la ligature à l'opposé du greffon inoculé, pour éviter l'étranglement possible.
les épidermes et les points de soudure s'acclimateront davantage.
dans les premiers jours qui suivent le greffage, il faut la renouveler. On profite de cette première visite des sujets écussonnés pour recommencer les greffes manquées. On reconnaît en effet assez facilement si le bourgeon de l’écusson reprendra, et on se rend compte de la reprise si, lorsqu'on touche le pétiole deux semaines environ après l'inoculation, il est desséché et tombe. Si, au contraire, le pétiole est resté vert, c'est un mauvais signe.
de l'écusson doit rester dormant, c'est-à-dire qu'il ne doit pas entrer en végétation avant le printemps suivant. Il faut donc attendre que l'hi;cr soit passé pour étêter les sujets à quatre pouces environ au-dessus de la greffe. Cette opération doit se faire immédiatement dès le réveil de la végétation.
chicot ou d'onglet: il est tenu plus court si l'œil de l'écusson est douteux. L'étêtage du sujet a pour but de forcer le botrgeon de l'écusson à se développer rapidement. Quand la végétation commence, il faut couper tous les bourgeons du sujet, situés entre le sol et la greffe, afin qu'ils ne puissent se développer au détriment de la greffe et lui enlever ainsi beaucoup de vigueur. Cet ébourgeonnage est renouvelé à l'apparition de tout jet étranger à la greffe.
écimés avec un englet, dès que la tige de la greffe a atteint quatre ou cinq pouces de longueur, on cnmmence à la palisser en l'accolant contre l'onglet, avec du raphia. On commence par enrouler celui-ci autour de l'onglet en faisant une spire et on le fait passer ensuite autour
Epoque de l'écussonnage.—Toutes les fois qu'un sujet est
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Quand on a beaucoup de greffes à faire, il vaut mieux commencer
Travaux complémentaires de l’écussonnage.—Au moins