‹ La culture fruitière en Canada [microforme]Chapitre 5 sur 13 · QUEBEC · texte numérisé non relu

QUEBEC

Les Cantons de l’Est ont fait de grands progrès dans la culture fraitière. On y a établie de bonne heure des plantations commerciales et des pépinières qui ont donné naissance à un grand nombre de vergers d'assez grande valeur.

A Abbotsford, le premier verger de semis commencé: à rapporter vers 1812 et les premiers arbres greffés introduits dans cette localité ie furent en 1810.

En 1854, la Société d’horticulture de Montréal nomma un comité choisi parmi les principaux horticulteurs qui prépara un exhibit de fruits pour l'exposition de Paris, en 1855, composé de 178 variétés de pommes et 36 variétés de prunes, d’où l’on peut conclure que la culture des fruits avait déjà pris à cette époque un développement considérable dans la province de Québec.

L'Association des horticulteurs d’Abbotsford fondée en 1874 fut la première organisation locale établie en vue d'encourager la culture fruitière dans cette province. On lui doit la publication de la première liste des fruits qui conviennent le mieux à la province de Québec. En 1884, cette Société importa des ponimiers de Russie qui furent essayés dans différentes parties de la province et dont quelques variétés reconnues comme très avantageuses sont propagées par les pépiniéristes,

La province de Québec est située plus au nord que celle d'Ontario et par conséquent présente à l’horticulture un champ beaucoup plus restreint. Les pêchers, les cognassiers et les variétés les plus tendres de poiriers et de pruniers n’y peuvent être cultivées avec succès, cependant, en certains endroits on fait une culture assez étendue de pruniers vigoureux provenant de variétés étrangères. Ceci s'applique surtout aux Comtés situés vers le bas du St. Laurent d’où les fruits sont expédiés sur les marchés de Québec et de Montréal. A l’ouest de la province, dans les environs de Montréal et dans les Cantons de l'Est, on trouve un très grand nombre de vergers de pommiers d’une étendue considérable, dont les fruits excellents ont un coloris magnifique. Dans

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l’île de Montréal, on compte actuellement 2400 acres en vergers, dont la production annuelle est évaluée de 250,000 à 275,000 barils de pommes. La Fameuse, célèbre variété canadienne, est d’une bcauté et d’une délicatesse de goût incomparables. Cette pomme est très recherchée et les vergers des environs de Montréal en fournissent chaque année des milliers de barils qui sont expédiés sur les marchés canadiens ou à l'étranger.

Dans cette partie de la province? de Québec, qui est la plus favorisée au point de vue d2 la culture fruitière, quelques espèces de vignes hâtive: donnent des raisins qui parviennent à maturité tandis que dans le voisinage immédiat de Montréal, on cultive plusieurs variétés de poires, entr’autres, la Bartlett, la Fiemish Beauty, la Oswego Beurré, et plusieurs autres de la famille des Bergamot. Cette culture rèussit probablement à cause de la température plus élevée de la ville et de l’abri qu'elle offre aux arbres contre les vents. L'Ouest de la province produit aussi des cerises en abondance, et les fraises, les framboises, les groseilles et les gadelles, donnent partout d'excellents résultats.

La culture fruitière dans la province de Québec reçoit tout l’encouragement possible de la part du goivernement provincial. La Société des horticulteurs Ce la province #t plusieurs sociétés locales tiennent de temps. à autre des assemblées dans le but de discuter les mesures propres à aider au développement de l’industrie fruitière. Plusieurs de ces associations tiennent des expositions annuelles et chaque société recoit tous les ans un octroi du gouvernement provincial. L'Association connue sous le nom de ‘‘ Société de Pomologie et d’Horticulture de la province de Québec” organisée en 1894 est contrôlée par neuf directeurs choisis pour représenter les diverses parties de la province. Les membres de cette Société s’assemblent deux fois par an afin de discuter les questions se rapportant à l’horticulture. Des rapports de ces assemblées sont prbliés en français et en anglais par le gouvernement provincial et sont distribués gratuitement dans toute la province.

En 1897 le Gouvernement de Québec a créé 6 stations d'arboriculture fruitière expérimentale où un grand nombre de variétés de pommiers, de pruniers, de cerisiers et de petits fruits, fournis par le Département de l’Agriculture, sont mis à l'épreuve afin de s'assurer et de faire connaître aux cultivateurs les variétés d'arbres fruitiers et de petits fruits qui pouraient le mieux s'adapter au climat et au sol de chaque localité; les meilleures méthodes à suivre pour la culture de ces fruits et la destruction des insectes nuisibles y sont pratiquées.

Les horticulteurs peuvent encore se renseigner en recevant le ‘Journal d'Agriculture et d’Horticulture ?? qui paraît deux fois par mois, ayant une circulation consiérable parmi les horticulteurs et les cultivateurs. Ce ournal reçoit une subvention du gouvernement, Ily: le plus dans la province trois écoles d'agriculture, une ‘ompton, une autre à l’Assomption et une troisième Ste, Anne de la Pocatière ou l’arboriculture fruitière fait partie du programme des études,

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NOUVEAU BRUNSWIOK.

Le Nouveau Brunswick situé au sud-est de la province de Québec produit en plusieurs endroits des belles et d'excellentes pommes. Dans certaines parties de cette province, mais plus particulièrement dans la vallée de la rivière St. Jean, la culture des vergers donne depuis plusieurs années déjà d’assez bons résultats. On cultive surtout le pommier mais dans les comtés sitnés au sud de la province, on y cultive

aussi le poirier et le prunier. Le comté de Carleton a Ææxporté en Angleterre des pommes qui ont obtenu

un prix élevé. Ces fruits appartenaient aux variétés suivantes : Northern Spy, Bishop Pippin et Ben Davis. Dans le comté de Westmoreland et dans quelques localités situées sur la rivière Kennebecasis on retire d'assez bons profits de la culture des poires. Il n’existe pas d’association d’horticulteurs au Nonveau Brunswick, mais la Société d'agriculture et d'industrie laitière s’occupe

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