II. — Les corporations
Les Mensores publici (4). — Leurs corporations avaient pour fonctions de mesurer, soit au départ, soit à l’arrivée des flottes des naviculaires, soit à l'entrée, soit à la sortie des greniers publics, les quantités de blé transportées pour le service de l’annone.
Il en est fait mention pour la première fois sous les règnes de Marc-Aurèle et de Commode, qui leur accordèrent la dispense de toute tutelle ou curatelle (2) et furent vraisemblablement leurs créateurs.
Ceux d’Ostie « Mensores portuenses » étaient en relations constantes avec les caudicaires du Tibre. L’harmonie et la bonne foi semblent même avoir été assez rares entre eux, les mesureurs fraudant sur le nombre de leurs mesures, et les caudicaires sur la qualité des blés transportés par leurs soins.
Aussi Honorius imagina-t-il, comme nous l’avons vu, de faire élire par les deux corporations des patrons quinquennaux avec mission de prévenir et de réprimer ces fraudes réciproques (3).
Comme toutes les autres corporations affectées au même
. (1) 11 ne faut pas les confondre avec d’autres « mensores », sortes de fourriers impériaux, dont ilest question aux T. 28, C. j. XII, et T. 84, G. th. VI. — Cf. Cujas, T. I, 759, C.; T. Il, 692, B. 811, GC, D. E. 943, C. D'SÉPATIT ES DID ENT EX eD6; PAC