‹ La Cura Annonae Chez Les RomainsChapitre 59 sur 122 · VI. — La Cura dividundi · texte numérisé non relu

VI. — La Cura dividundi

Les Boulangers. — La corporation des boulangers, organisée sur le modèle de celle de Rome, recevait du service de l’annone, tantôt des blés, tantôt de l'argent pour en acheter (1). Ils devaient en revanche fournir tous les pains nécessaires aux distributions gratuites, et procéder euxmèmes à ces distributions. Elles avaient lieu non pas comme à Rome en un seul endroit, mais dans chaque quartier, sur des estrades disposées à cet effet (panis gradilis).

Les distributions n'élaient pas faites à domicile pour éviter des fraudes trop aisées à commettre. Elles n'avaient pas lieu en blé mais en pain, afin d'éviter les reventes et les gaspillages. Les officiers du Palais impérial eux-mêmes n'étaient pas dispensés de cette règle (2).

Enün toujours dans le même but, prévenir des fraudes possibles, il était expressément interdit aux boulangers de transporter du pain d'un quartier dans un autre, et de briguer les fonctions de gardiens des greniers publies ou de Comes horreorum, sous peine d'une amende de 20 livres d'or (3).

(1)1. 2et8, C. th. XIV, 16. — 1. 1, C. j. XI, 8

() L 4, G. th. XIV, 17. — L. 1, G j. X,& (3) 1 unic., C. j. XL 15.

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