‹ La cure d'altitude [electronic resource]Chapitre 20 sur 101 · IL · texte numérisé non relu

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absorption par le sang dans les vaisseaux chez l'animal vivant concordent tout à fait, ou au moins marchent dans le même sens. Elles diminuent quand diminue la pression atmosphérique. Il y a donc anoxyhémie chez l'ascensionniste qui escalade une montagne et cette anoxyhémie est bien la cause du mal des altitudes.

Démonstration cruciale prouvant que le mal des montagnes est bien dû à l'anoxyhémie. — Nous en serions plus certains encore si nous pouvions placer un animal à grande hauteur, dans des conditions où l'anoxyhémie fût impossible, et si l'animal n'était pas pris de la piina.

Il suffirait : 1" de mettre un animal à très basse pression, mais dans un air suroxygéné. Il ne devrait nalurellement pas

Fig. 21. — Dispositif de Paul Bert, dcsline a ilcmontrcr que les accidents anoxyhémiques sont ituU'iiendants de la pression.

avoir le mal de monlagne, puisque, pour nous, ce mal lient à une trop faible tension de l'oxygène. T II faudrait mettre l'animal à une pression assez élevée, mais avec une atmosphère pauvre en oxygène, et il devrait être pris de malaise, puisque l'oxygène se trouverait seul en faible tension et ne pourrait plus se dissoudre dans le sang.

Les deux conditions ont été réalisées par Paul Bert d'une façon magistrale dans des expériences aujourd'hui classiques (fig. 21). Sur la platine de la machine pneumatique, on place un oiseau et on fait le vide jusqu'à ce qu'il ait le mal de montagne,

Regnard. — La cure d'allitude. 8

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