V. — GROUPE DES STATIONS VAUDOISES
Gradation hypsométrique.
Stations intermédiaires.
Stations d'altitude.
Haute station.
' Glyon (724'").
\ Caux (1110").
Plans de Frenière (1101").
I Le Sepey (1129'")- ; Plan des Iles (1163").
^ Villars-Chesières (1275").
i La Comballaz (1364").
Naye (2045 ").
GLYON (724'"). CAUX (1100"') NAYE (2045'";
Do Paris ;i Dijon, Pontarlicr, Lausanne cl Tcrritet on ciicniin de fer. — Do Teiritol h (ilyoïi en j'iiniciilaiic — De Glyon à Cau.x et iNaye en chemin de l'er à créinaillèn'.
Glyon, Caux et Nayc forment une véritable série échelonnée qui peut rendre de grands services à la thérapeutique pour faire passer un maladt; d'une altitude faible à une très grande, avec tous les intermédiaires, ou pour tàter, si je puis dire, un sujet dont on ne connaît pas bien la susce[)libilité.
Cela est d'autant plus facile que ces trois stations sont placées sur une ligne de chemin de fer et à une distance d'une heure et demie l'une de l'autre, ce qui permet d'y conduire des gens très susceptibles sans trajets de voiture, ni surtout de mulel,, si souvent nécessaires pour les stations de grande hauteur.
Les trains rapides s'arrêtent à Terrilet. A deux minutes de la gare se trouve le funiculaire, un des plus raides qui existent et qui monte en dix minutes seulement à Glyon. Ce joli village est établi sur une sorte de terrasse, au-dessus du lac de Genève, tourné au midi et par conséiiuent très ensoleillé. Derrière lui. la niasse des Alpes vaudoises le préserve très eflîcacement des vents du nord. Il résulte de là une température assez chaude, modérée pourtant par la brise du lac. On a déjà de Glyon une vue splendide sur le Léman et sur les Alpes de Savoie.
Je considère ce pays comme meilleur en automne qu'en été.
Criii: D ALTITI UIC
on peut y rester en oclolire. Il répond donc à certaines nécessités thérapeutiques. En juillet et août, il y fait un peu chaud. ■ — Glyon est très fréquenté, grâce à sa facilité d'accès, et il se développe tous les ans.
On peut y envoyer tous les genres de malades qui l'ccherchent les hauteurs et qui n'osent s'aventurer au loin. On pourra diriger sur Glyon des gens (ju'on n'oserait pas exposer ailleurs. Je dois pourtant dire que les tuberculeux y sont mal vus.
Caux est situé au-dessus de Glyon exactement dans la même position. Les installations y sont toutes modernes et à recommander aux personnes difficiles. L'altitude est déjà grande, l'air beaucoup plus frais. Malheureusement les forêts sont assez maigres et assez éloignées : on n'a guère pour la promenade que des sentiers sur des pelouses. Cela n'empêche pas ce pays d'être encombré dans la saison au point qu'il est difticile de s'y loger. La colonie y est surtout française. La grande facilité d'accès y amène un peu du public ordinaire des grandes villes d'eaux; on pourra donc y diriger, comme nous l'avons déjà dit, des familles d'une certaine classe de la société à l'équilibre intellectuel de qui la vie dite mondaine est absolument nécessaire.
Les indications sont celles de toutes les stations moyennes : anémiques, convalescents, nerveux, dyspeptiques. Caux étant facile à aborder, on peut y envoyer des gens un peu plus fragiles.
Le chemin de fer conduit en une heure et demie à Naye, station de grande hauteur (2045 m.). Un établissement fort confortable y a été construit. Malheureusement, comme celui du Rigi, il sert surtout de refuge aux personnes qui viennent voirie lever du soleil ; de là du bruit, du mouvement peu compatibles avec un séjour de malade. De plus le climat est dur, variable et le lieu tout à fait exposé aux vents de sommets : on pourra pourtant se servir du séjour de Naye pour des personnes que l'on désirerait exposer à la grande altitude et pour qui le mouvement de la foule serait plutôt un plaisir et une distraction qu'une gène.
(Il y a de nombreux médecins à Montreux.)
STATIONS D'iiTK
LES PLANS DE FRENIÈRE (llOl")
De Paris à Dijon, Pontarlier, Lausanne et Hcx en chemin de fer. — De Bex anx Plans par voiture en deux heures.
Les Plans de Frenière constituent une slalion simple qui s'adresse aux gens modestes. Le village, tout à fait alpestre, est formé de chalets disséminés au milieu de prairies que traverse le torrent de l'Avançon.
Le plateau des Plans est directement exposé au soleil du midi, ce qui fait que, malgré la végétation très intense de la région, le pays n'est pas humide. Pas de brouillards persistants, peu de vent, pas de bise ; voilà des qualités qui feraient rechercher les Plans si les installations y étaient plus confortables.
Indications. — Les Plans de Frenière ont un climat calmant, qui convient aux anémiques et aux nerveux. Comme il n'est pas très tonique, de la Harpe le déconseille à quiconque est atteint de manifestations morbides quelconques du côté de l'appareil respiratoire.
(Le service médical peut être fait par les médecins de Bex.)
LE SEPEY (1129")
De Paris à Dijon, Pontarher, Lausanne, Aigle en chemin de fer. — D'Aigle au Sepey par diligence en deux heures et demie.
Les avantages que présente le Sepey sont les suivants. La station est entièrement abritée contre le vent par un cirque de montagnes. L'air y est pur. Le Sepey est très éloigné des glaciers des Diablerets : donc la température y est très égale.
Elle y est aussi malheureusement très chaude en été pendant la journée.
Indications. — Lombard et de la Harpe conseillent le Sepey « comme première station de montagne pour les personnes très impressionnables et pour celles qui ne peuvent supporter l'air très excitant des autres stations de la vallée ».
(Il y a un médecin au Sepey.)
STATIONS D'ih'l':