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LE PLAN DES ILES

De Paris à Dijon, l'onlarlier, Lausanne et Aigle en chemin de fer. D'Aigle au Plan par diligence en quatre heures et demie.

Deux localité très voisines, Vers-l'I^glise et le Plan des Iles, peuvent entrer dans la même description.

Vers-FEglise (1132 m.) est plutôt une station forestière bien abritée, l'air y est frais le jour et modérément froid pendant la nuit.

Le Plan des Iles, au contraire, est un endroit grandiose et tout à fait alpestre, situé au pied des glaciers des Diablerets, dont il est séparé par un cirque de rocliers à pic d'où tombent de nombreuses cascades. — Les installations sont très modestes.

Indications. — D'après Lombard, « le voisinage des glaciers joint à la hauteur considérable de ce petit vallon en font un séjour essentiellement tonique. La chaleur y est souvent très forte au milieu du jour, mais les soirées sont fraîches. Les bois sont très rapprochés. Il y existe des sentiers à peu près à plat, (^es localités peuvent être conseillées à ceux qui ont besoin d'èire fortifiés et qui ne craig-nent pas une atmosphère excitante. »

(Le médecin est au Sepey).

VILLARS-CHESIÈRES (^1275'")

De Paris à Dijon, Pontarlier, Vallorbe, Lausanne, Aigle en chemin de Ter, trains rapides. — D'Aigle à Villars-Ghesières par voiture en quatre heures et demie, service régulier.

Yillars et Chesièrcs sont deux stations jumelles situées à quelques centaines de mètres l'une de l'autre dans les Alpes vaudoises, à proximité du lac de Genève, très près de la France, et par conséquent fréquentées surtout par les Français. A ce titre elles sont très recommandables à ceux de nos compatriotes qui aiment à se trouver entre eux. Les habitudes, les heures de repas, la cuisine, sont françaises. On y rencontre aussi des Américains et quelques Anglais, fort peu d'Allemands.

LA Cl UE d'aLTITLDK

On peut considérer les deux stations comme n'en formant qu'une seule; leur altitude est la môme, mais Yillars est mieux protégé contre les vents du nord. L'orientation est un peu différente : Cliesières reg-arde à l'est et Villars vers le sud-ouest.

Ghesières est bâti sur un terrain sec et perméable, Villars est bien plus frais et établi au milieu de très belles prairies malheureusement liiimides et môme un peu marécageuses. Il y a à proximité de superbes forôts de sapins tracées de sentiers dont un grand nombre sont à plat.

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Aulour même de la station on rencontre de petits bocages très ombragés.

La vue est magnifi(|ue et donne <lirectement sur la basse vallée du Rhône, la superbe Dent du .Midi forme le fond du décor; dans un interstice on aperçoit la chaîne du mont Blanc et particulièrement rAiguille-Yerle.

Pour beaucoup de personnes les soirées paraissent pénibles et longues à passer dans la montagne. Les habitants de Villars ont pris l'habitude d'organiser chaque soir quelques distractions, concerts d'amateurs, danses sans toilettes ni prétentions mondaines, et surtout des comédies de société qui ont une certaine

STATIONS D'ÉTÉ

célébrité et qui peuvent amuser et intéresser les personnes à tendances artistiques et en môme temps portées à l'indulgence.

La saison de Villars est du 1"'' juin au 30 septembre. Ce dernier mois y est très beau et moins encombré. Il est en général difficile d'y avoir de la place en pleine saison.

L'air de Villars est très sain ; il fait chaud le jour, mais très frais le malin et le soir, moments que l'on choisira pour la promenade. De la Harpe et Gsell-Fels estiment que, vu l'exposition et la forte insolation, on pourrait très avantageusement établir à Villars un sanatorium d'hiver.

Indications. — Le climat de Villars étant en somme doux et peu variable, cette station convient à peu près à tous les cas, mais des tuberculeux y seraient mal vus; il conviendra de les diriger plutôt sur Leysin, qui est tout proche.

Les convalescents s'y trouveront très bien.

Villars constituera une excellente station intermédiaire pour ceux qui voudront ensuite gagner les hautes altitudes de Zermalt ou de l'Eggishorn.

(Il y a un médecin à Villars.)

LA COMBALLAZ (1364" j

De Paris à Dijon, Pontarlier, Lausanne, Aigle par chemin de fer. — D'Aigle à la Comballaz par diligence en quatre heures.

La Comballaz est en même temps station d'altitude et station minérale, car il y existe une source sulfureuse faible.

Le village, très simple, est situé dans une longue vallée peu boisée et un peu monotone, parcourue par la route d'Aigle à Chàteau-d'Oex.

L'air de la Comballaz est assez vif, car la vallée est souvent balayée par les vents du nord. On tiendra compte de ce détail, qui donne un caractère alpestre à la localité, bien qu'elle ne soit pas située extrêmement haut.

Indications. — L'endroit est bon pour les débilités, les

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nerveux, les convalescents. 11 ne vaut rien pour les malades atteints d'affections des bronches et du larynx; Pair y change trop brusquement de température et il y a trop de vent.

Les installations de la Coniballaz sont meilleures que celles des autres villages de la région, mais elles sont encore assez simples.

(Le médecin est au Sepey.)

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