ANDERMATT
De Paris à Bàle, Liicerne et Goeschenen en chemin de fer. — De Goeschenen à Andermatt en omnibus.
Andermatt était autrefois un pays difficile à atteindre : il fallait partir de Fluelen en diligence et on metlait de sept à huit heures pour y parvenir. Aujourd'hui l'ouverture de la ligne du Gothai'd fait véritablement d'Andermatt un faubourg de Lucerne ; aussi ce pays, très fréquenté l'été, commence-t-il à devenir une station d'hiver. Il n'y a pas de sanatorium et la cure s'y fait librement. Quand on arrive à Andermatt une chose frappe tout d'abord : la vallée est entourée de toutes parts de hautes montagnes complètement dénudées. Le fond en est plat pour ainsi dire géométriquement. Il est couvert de prairies rases, mais il n'y a pas un seul arbre, ce qui est d'autant plus fâcheux qu'en été le soleil y est parfois assez ardent. Ce résultat est dû, d'abord aux avalanches, puis à l'incurie des habitants et enfin au passage des nombreuses armées qui ont traversé le Gothard et se sont livré bataille à Andermatt même. Les armées russes et françaises sont particulièrement pour beaucoup dans la ruine de ce pays. Il y a à Andermatt un kurhausqui n'est pas situé dans le village môme, mais environ à un kilomètre de distance, à l'endroit même oii la route de l'Oberalp débouche dans celle du
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Gothard, dans un coin très favorable à l'insolation. De loules parts, Andcrmatt est entouré tlo montagnes qui le garantissent du vent, à l'exception pourtant du nord-ouest par où arrive souvent le courant d'air qui remonte la vallée de la Rcuss. Depuis qu'Andermatt est devenu séjour d'hiver on en a soigneusement étudié les constantes climatériqucs. L'hiver y est très froid, à partir de novemI>re la moyenne est toujours au-dessous de zéro, si bien que la neige reste pulvérulente et ne fond jamais.
Le vent n'est pas très fréquent : soixante-quinze journées sur cent en sont tout à fait privées. Le fœhn y souffle bien quelquefois, mais c'est toujours au printemps quand la station est solitaire. Il y a à Andermatt environ cent jours tout à fait clairs par an, dont cinquante-sept en hiver. Le brouillard n'y vient guère que pendant dix-sept jours. Il est particulièrement fréquent en octobre. L'air est sec à Andermatt, surtout dans les grands froids, et, à ce point de vue, la localité est comparable à Davos.
Il pleut assez fréquemment à Andermatt, cinquante-neuf jours par an, et il neige à peu près quarante-neuf jours par hiver.
STATIONS D'IIIVEU
En résumé, air sec, tranquille, avec forte chute de neige, température très basse et jours clairs assez fréquents, telles sont les caractéristiques du pays.
La route de l'Oberalp présente des pentes très ensoleillées, excellentes pour la promenade.
Indications. — Elles sont les mômes que celles que nous avons indiquées pour toutes les stations d'iiiver en général.
(Il y a plusieurs médecins à Andermatt.)