‹ La cure de déchloruration dans le mal de Bright et dans quelques maladies hydropigènesChapitre 24 sur 41 · MÉCANISME RÉGULATEUR DE LA RÉTENTION DE L’URÉE DANS LÉ SANG · texte numérisé non relu

MÉCANISME RÉGULATEUR DE LA RÉTENTION DE L’URÉE DANS LÉ SANG

— L’analyse chimique du sang répétée fréquemment et d’une façon systématique chez des brightiques soumis à une alimentation albuminoïde toujours exactement connue, nous a permis de pénétrer le mécanisme régulateur qui préside chez certains malades à cette amélioration du fonctionnement rénal par rapporta l’élimination de l’urée et à ce rétablissement de l’équilibre azoté. Il ne s’agit pas là d’un phénomène dû à la simple accumulation brutale de l’urée. Nous avons constaté que ce mécanisme régulateur se fait avec une précision telle, que, pour une même dose d’albuminoïdes ingérées, qu’elle provienne du lait ou de la viande, le degré de rétention uréique dans le sang se fixe à un chiffre assez constant. Ce chiffre varie suivant la perméabilité des reins pour l’urée, comme nous l’avons montré ailleurs (2).

Pendant de longues phases de l’affection, l’accumulation de l’urée dans le sang peut n’être que passagère, car, si du premier coup elle persistait d’une façon continue, l’urée atteindrait bientôt un taux dangereux, incompatible avec la vie, et (pie l’on ne trouve que. dans les périodes terminales de la maladie. Au moment où l’équilibre azoté s'établit, la teneur du sang en urée s’élève à un chiffre qui se maintient tant (pie la ration d’albumine reste fixée au même poids. C’est, si l’on peut dire, la période d’état de la rétention uréique.

Pour triompher de la résistance que les reins opposent

(1) Achard et G. Paisseau, loc. cit.

(2) Widal et Jayal, Le mécanisme régulateur de la rétention de l’urée dans le mal de liriglvt; l'indice de la rétention uréique chez les brighliques (G. /f. de la Soc. de Biol., 1904, p. 301 et 304, et Semaine méd., 1904, p. 347).

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