LA TUBERCULOSE DU PÉRITOINE ET DE L INTESTIN
glions dans la partie inférieure du ventre, à gauche de Ia ligne médiane. également douloureux à la palpation. — En juillet, les fistules suppurent beaucoup moins, les douleurs spontanées de l'abdomen ne se font plus que rarement sentir la nuit. Le météorisme a disparu. La palpation de l'abdomen n'est plus si douloureuse. sauf au niveau du paquet de ganglions. — En septembre, toutes les fistules sont fermées. Les douleurs spontanées ont disparu. L’abdomen n'est plus ni tendu, ni sensible à la pression. Les glandes ne sont plus palpables. L'abcès malléolaire, qui à été évacué par une ponction, ne s’est pas rempli de nouveau. Etat généra Oxo ent
Ainsi, la cure de soleil ferma, en trois mois. des fistules qui avaient
résisté a tous les autres traitements:
158 LA OUBRENDE SOLEIL
Tuberculose du rein. — Le traitement de choix de la tuberculose du rein, lorsqu'elle est unilatérale, est, pour la plupart des auteurs, la néphrectomie. D'autre part, le traitement chirurgical n’est plus possible que comme un pis-aller lorsque les lésions sont bilatérales, quoique Garré, Legueu et d’autres!, non sans raison d’ailleurs, aient fait remarquer que l'ablation du rein le plus malade donne quelquefois des résultats favorables, lorsque, les deux organes étant atteints, l’un d'eux est réduit à une poche purulente qui infecte l'organisme sans servir en aucune manière à la diurèse. Mais c’est là, on l’avouera, des procédés auxquels les chirurgiens ne se résolvent, malgré tout, qu'en désespoir de cause.
Lorsque l'insuffisance fonctionnelle d’un des reins a été dûment démontrée par la cystoscopie, le cathéterisme des uretères et les méthodes de laboratoire, nous préconisons toujours la néphrectomie. Cependant, lorsque cette insuffisance n’est pas très marquée et lorsque l'urine ne révèle à l'examen microscopique qu'une très faible quantité d'éléments pathologiques, il convient d'essayer la cure de soleil qui donne parfois, en pareils cas, des résultats remarquables. Etant donné l’action si manifeste de l’héliothérapie sur les tuberculoses ostéo-articulaires, nous avons été amenés tout naturellement à chercher ce que donne cette thérapeutique dans une affection aussi grave que la bacillose du rein. Et c'est ainsi que nous avons pu faire connaître dès le début de 1911 les résultats que nous avions obtenus sur un certain nombre de malades?. Ces résultats étaient si encourageants, que dès ce moment nous crümes pouvoir conclure que lhéliothérapie de la bacillose urinaire, telle que nous l’avions pratiquée au cours des six années précédentes, constitue un procédé thérapeutique de premier ordre. Sur les 22 cas que nous avions soignés aummoment où parut ce mémoire, 9 étaient encore en traitement ei en bonne voie de guérison. Sur les 17 qui avaient quitté Leysin, 5 étaient des néphrectomisés arrivés avec des plaies opératoires encore
1F, LeGugu, La néphrectomie dans les tuberculoses bilatérales, La Clinique, 1914, n° 15.
? À. RoLLIER, Héliothérapie et tuberculinothérapie des tuberculoses urinaires, Revue médicale de la Suisse romande, 20 janvier 1911.
ouvertes et suppurantes et avec des lésions vésicales. De ces cinq, quatre se sont complètement guéris dans un espace de trois à six mois : pour la cinquième. la durée du traitement a été plus longue. Deux malades qui étaient atteints de tuberculose généralisée de l’appareil génitourinaire tout entier ont amélioré considérablement leur état général, tout en restant stationnaires au point de vue local. Chez l’un d'eux, on notait en outre des lésions pulmonaires bilatérales, un mal de Pott et une trochantérite suppurée. Une malade chez laquelle le professeur Roux avait diagnostiqué une tuberculose rénale double, très avancée à droite. débutante à gauche, compliquée de cvstite très douloureuse, put être néphrectomiée à droite au bout de sept mois de traitement. le rein gauche étant alors guéri. Deux autres malades, dont l’état général était completement délabré, nous avaient été adressés pour les mettre en état de supporter une intervention. Ge résultat fut rapidement obtenu, et ils furent opérés l’un et l’autre avec succès. Dans tous les autres cas, la guérison clinique apparente avait été obtenue, c’est-à-dire que la température était redevenue normale, que les troubles fonctionnels avaient disparu et que des bacilles ne pouvaient plus être décelés dans l'urine. Sur 22 cas, 12 avaient été traités concurremment avec la tuberculine de Beraneck.
Nous n'avons pas obtenu dans tous ces cas la constatation scientifique de la guérison par la éystoscopie telle qu'on l'exige actuellement. Is n’en sont pas moins intéressants au point de vue clinique. La cystoscopie accompagnée de cathétérisme des uretères, constitue une méthode excellente et indispensable au point de vue du diagnostic. Nous cherchons à y Soumettre tous nos cas de tuberculose urinaire à l’arrivée et au départ et à cet effet nous nous sommes adjoint un urologue expérimenté en la personne d’un de nos chefs de clinique, le D' Graetz. Malheureusement la cystoscopie n'est pas applicable dans tous les cas, soit à cause des rétrécissements éventuels de l’uretère, soit à cause de la mauvaise volonté des malades. De sorte que les constatations cliniques ont toujours une certaine valeur du moins quand elles sont nombreuses et prolongées. Voici d’ailleurs un cas dans lequel les examens les plus complets ont été faits par un spécialiste très compétent, le D' Prigl, de Vienne, et dans lequel il s’agit d’une malade dont les deux reins étaient atteints de tuberculose. Au bout de dix mois de cure, un des deux reins fut guéri et sa guérison
160 LAS CURENDE SOLEIL
scientifiquement constatée par la cystoscopie. si bien qué:la néphrectomie de l’organe le plus malade put être pratiquée avec succès.
MeA MS âvcée de 30 ans, a une sœur qui, a l'âge de 20ans, fut atteinte de tuberculose du rein et subit la néphrectomie pour mourir au bout de six ans de maladie. En 1909, elle accoucha d’une fille et peu après débutèrent les premiers symptômes de cystite. Au milieu de l’année 1911, elle consulta le D" Prigl, privat-docent d’urologie à l'Université de Vienne, qui fit les constatations suivantes : l’examen cystoscopique montre plusieurs petites ulcérations de la vessie et de la cystite diffuse. L'urine est presque claire et sans albumine. L'inoculation aux animaux donne un résultat positif. Le cathétérisme des uretères montre que les deux reins Ssécrèlent une urine contenant des bacilles de la tuberculose. Les examens successifs, permettent au D' Prigl de constater que l’état des reins s'aggrave. On institue une cure avec diverses tuberculines qui font monter la température Jusqu à 39°. D'ailleurs l’état général de la malade empire. On prescrit alors un séjour à Grado, puis à Preblau, où la malade reprend un peu. Pour éviter toute réaction fébrile à la malade, il est en même temps décidé qu'on lui injectera une tuberculine préparée avec ses propres bacilles. Ce traitement, commencé par le D' Prigl, est bien supporté. Toutefois, comme l'état reste stationnaire, et d'accord avec les professeurs Frisch et Israël, la malade nous est envovée.
À son arrivée, le 21 novembre 1912, la malade a toutes les apparences d'une bonne santé. L'examen de l'abdomen ne révèle rien d'anormal. Le pannicule adipeux est très développé et ne permet pas de palper les reins. [Il n°v a pas de signe d'hydronéphrose. La vessie est indolore à la palpation. La malade accuse de temps à autre des douleurs très fugaces dans la région lombaire. Le bas-ventre est, par contre, le siège de douleurs parfois très violentes qui vont s'irradiant dans tout l'abdomen et jusque dans la région lombaire. Les urines sont peu abondantes : six à huit cents grammes : elles sont très troubles et contiennent des traces d'albumine, même après filtration. On n'y trouve pas de traces de sang. mais du pus et des bacilles Koch en abondance. Au bout de quelques jours d'acchimatement, il fut procédé, très progressivement, à linsolation et à
des injections de tuberculine de Béraneck (1/4096). — En août 1913. la
malade quitte Leysin. L'état général estexcellent. Les douleurs ont disparu. La quantité de pus contenue dans les urines a passé de 100 ou 150 centimètres cube à 20 ou 30 centimètres et parfois même à 12 ou à 15.
L'examen du D" Prigl fait au moment du retour de la malade donna sur l'urine globale une augmentation de la proportion d'albumine en même temps qu'un résultat remarquablement bon au point de vue de Ja fonction des reins avec le phénol-sulphonaphthaléine et avec le carmin d'indigo. La cystoscopie montra que lamuqueuse vésicale étaitnormale, sauf deux petites ulcérations tuberculeuses avoisinant lPabouchement de l’uretère sauche. L'urine du rein gauche est trouble et purulente, fortement albumineuse. elle contient des bacilles et des coccus divers ainsi que des bacilles de Koch. À droite, l’urine est claire et microscopiquement stérile. Les quatorze cobayes auxquels elle fut injectée réagirent négativennéntwicentinetre cube detuberculine Sacriiéswquarante joursublus tard, aucun d’entre eux ne manifesta à l’examen macroscopique et histologique traces de tuberculose. Les añimaux inoculés avec de l’urine du rein gauche présentèrent de graves lésions tuberculeuses. L'épreuve avec le carmin d'indigo montra que le rein droit éliminait du bleu sept minutes apresdiniection, tlandis-querde sauche n'en éliminat pas encoreWquinze minutes après. Le résultat de ces divers examens démontrait que le rein droit était sain et fonctionnait bien, tandis que le gauche était profondément altéré, fonctionnait mal, produisait beaucoup de pus et était probablement, pour la plus grande part, transformé en cavernes. Sur notre conseil, la malade accepta la proposition du D’ Prigl de procéder à l’ablation du rein gauche-Cette opération fut faite le 25 novembre 1915°1%e rein gauche était effectivement transformé en un système de cavernes et de noyaux caséeux au milieu desquels on ne retrouvait que difficilement du tissu rénal. Deux jours après l'opération, la malade allait mieux et la sécrétion de l'urine se faisait normalement. Actuellement, en mai 1914, la malade est en excellent état de santé.
Voici, d'autre part, brièvement résumées, les observations que nous avons publiées dans le travail auquel il à été fait allusion plus haut. Ces observations sont loin d’avoir l'importance de celle qu’on vient de lire, puisque les examens cystoscopiques. les épreuves de perméabilité n'ont pu être laits avec la mémerexactitude. Elles Sont intéressantes ce-
it
pendant puisqu'elles montrent qu'un résultat clinique d'une valeur 1ncontestable à été obtenu.
NMEENTTO ES SU RE NTleRSSAnSMeUUTenlenrTÉSL An Dee EE NES
En mai. 1905. il commence à souffrir à la fin des mictions. En 1906, on
trouve du sang, du pus et des bacilles de Koch dans ses urines et les dou-
og leurs augmentent à tel point qu'il n'est pas possible de pratiquer la cystoscopie. À ce moment. on décide de lui faire faire une cure à Leysin. Son état général est alors très médiocre. Le rein droit est douloureux à la palpation, ainsi que la région vésicale. Le lobe gauche de la prostate et la vésicule séminale gauche sont tuméfiés et indurés. Au moment des m1ctions et de la défécation, les douleurs sont violentes. L'urine contient 250 centimètres cubes de pus par vingt-quatre heures, du sanget de nombreux bacilles de Koch. Très rapidement, sous l'influence d'une cure de soleil prudente, la température tombe au-dessous de 37°. Les douleurs diminuent, l'appétit et les forces reviennent. — Au bout de deux mois, Île sédiment urinaire à diminué de moitié. — En automne 1907. soit un an après le début de la cure, on ne trouve plus de bacilles de Koch dans les urines, la tuméfaction de la prostate et de la vésicule séminale gauche a disparu. Les mictions sont de plus en plus espacées et ne reviennent que toutes les trois heures. — Le malade à repris ses occupations et les a Continuées jusqu en 1914.
MAN EE SIMS re uSunerpiéures ea 20EinS 0 LEECO IN enCEE uriner du sang à 930 ans. En même temps, ses mictions deviennent plus fréquentes et il éprouve des douleurs dans la région rénale gauche. L'état général s’agorave, la température s'élève et le malade doit s'aliter. Un traitement par la tuberculine reste sans effet. Le malade nous arrive en mars 1906. Son état général est alors extrêmement bas. Il pèse 4G kilos. I se plaint de vives douleurs dans les régions rénale gauche et vésicale. Le rein gauche est augmenté de volume: sa limite supérieure dépasse de deux travers de doigt le plan de l’ombilic, et sa limite inférieure atteint celui des épines ililaques supérieures. Les mictions ont lieu toutes les dix ou quinze minutes. Les urines contiennent 100 à 150 centimètres cubes de pus par vingt-quatre heures. On y trouve des bacilles de Koch La température oscille entre 38° et 385. Quinze jours après l’arrivée, la cure
de soleil est commencée. En même temps et pour doubler les chances de
ouérison, des injections de tuberculine de Béraneck sont pratiquées sans provoquer jamais la moindre tendance à un phénomène congestif. La courbe thermique, au contraire, ne tarde pas à se régulariser proportionnellement à la durée des bains de soleil. Bientôt les douleurs s’atténuent, l'état général se relève : la quantité quotidienne de sédiments tombe à 60 centimètres cubes. — À partir de novembre, on ne décèle plus de bacilles deKochdans les urines” Le volume du rein gauche diminuede moitié et le malade augmente de 6 kg. 500. — Au printemps de 1907, le malade reprend ses occupations. — En novembre 1910, il nous écrit qu'il reste sans uriner de 10 heures du soir à 7 heures du matin et qu'on ne trouve pas de bacilles de Koch dans ses urines. Actuellement, 7 ans après NOUS AVOIMQUILIÉ Ti test em excellent étatdersantéelt na jJtmais inter rompu son travail.
MP SEM PU ans arrine a lEevsSin'en junuOUC ATEN are il a eu un mal de Pott ; à 15 ans, une blennorragie: à 17 ans, à la suite d'un traumatisme de la région lombaire, des hématuries qui n'ont pas cessé depuis lors: à 19 ans, nouvelle blennorragie. Depuis plusieurs années, le malade souffre dans la région rénale droite et surtout dans la région vésicale, spontanément et au moment des mictions. Des injections vésicales ont été faites sans résultat, et son état général s'étant considérablement aggravé, il est envoyé à Levsin. À son arrivée, le malade est émacié, pâle et fiévreux. Il se plaint de douleurs sourdes dans la région lombaire droite et de douleurs aiguës dans la région vésicale, exacerbées par les mictions et les défécations. A l'examen, on constate que la douzième vertèbre dorsale est en saillie sur ses voisines, sans que la palpation ou la pression provoque de douleur à ce niveau-là : les réflexes sont exagérés ; au sommet droit on perçoit de petits râles, de l'expiration prolongée et de Ia matité jusqu'au niveau de la troisième côte. Dans la région droite de l'abdomen, on sent une grosse tumeur ovoïde. placée en travers, dont la partie inférieure descend jusqu'au niveau de l'ombilie et dont la partie supérieure s'étend sur la lighe axillaire jusqu'au bord inférieur de la huitième côte. Par le palper bimanuel, on arrive à sentir la partie postérieure de cette tumeur dans la région lombaire. La palpation de la vessie est très douloureuse. Au toucher rectal, on constate une tuméfaction diffuse de la prostate. Le malade accuse une pollakiurie et
164 TANCOUREPDES OLEIE
une polvurie énormes : il émet, dans les vingt-quatre heures, quatre litres et demi d'urine très chargée de pus. légèrement fétide et présentant à l'examen bactériologique de nombreux gonocoques et de nombreux bacilles de Koch. Il se plaint de faiblesse générale, de céphalées et d’inappétence.
Après quelques jours de repos pendant lesquels la température se récularise, nous commençons l'héliothérapie par un entrainement prooressif pour arriver, au bout d'une quinzaine de jours, au bain de soleil général. L'action analgésiante de la cure de soleil se fait sentir dès les premières séances Mes mictions s espacentede plus én plus ‘urine S'éclaireit. Un examen bactériologique pratiqué au bout d'un mois ne révèle plus la présence de gonocoques. Une troisième analvse faite au bout de trois mois donne un résultat évalement négatif quant aux bacilles de Koch. Dès le début de la cure solaire, l’amélioration des troubles fonctionnels progresse d'une facon ininterrompue. La température, qui oscillait entre 37% et 38% à l’arrivée, tombe dès la fin des deux premières semaines au-dessous de 57 pour y rester désormais pendant la durée du séjour. Les bains de soleil ne modifient en rien la régularité de la courbe thermique.
Après une année de traitement, l’état général du malade est des plus satisfaisants. Les troubles fonctionnels ont complètement disparu. La fréquence des mictions à considérablement diminuée, la quantité d'urine est tombée de 4 1/2 à 5 et même à 2 {2 litres. Ses analyses microscopiques ne révèlent plus la présence des bacilles de Koch. L'état général est excellent ; le malade a augmenté de 15 kg. La lésion du sommet droit est complètement cicatrisée.
Comme le volume du rein droit n'a pas manifestement diminué et qu'il persiste encore de la pyurie, nous décidons de soumettre le cas au D: Wildboltz, de Berne, qui, après avoir pratiqué la cystoscopie et le cathétérisme des uretères, conclut à la possibilité d'une ancienne hydronéphrose traumatique du rein droit et à la présence d’une insuffisance fonctionnelle manifeste du rein gauche, conséquence possible d'une ancienne bacillose de cet organe. À Ia cystoscopie on constate encore de rares ulcérations au milieu de nombreuses cicatrices. Ce diagnostic avant été confirmé plus tard par le D" Albarran, on renonce à toute tentative
de néphrectomie.
Le malade quitte Leysin en octobre 1907, porteur encore de son hydronéphrose, mais avec toutes les apparences d'une guérison de sa tuberculose urinaire. Trois ans plus tard. le malade nous écrivait les lignes suivantes :
« Gela va certainement vous étonner, mais je suis encore bien vivant, » quoique ma santé ne soit pas encore parfaite, puisque je n'ai toujours
» qu’un rein qui fonctionne. À part cela je me porte très bien, j'ai bon
» appétit et mes températures sont complètement normales. Je passe les » hivers en Hovpte et les étés à me ballader en Europe, menant amsi une » existence très agréable pour un malade de mon espèce.» En 1914, nous avons appris que notre malade, installé en Amérique, y travaillait d'unesmanaère révulière étrque sa santé était excellente.
MR 0éerde Sans arrive a evene 1Umarto0) ET a cundes parents tubérculeux A 1Tans, Clé a cummne pleurésié suivie cartons: d'une récidive qui a nécessité la’ costotomie. En 1907, à la suite d’une fASSéCouche mere a présenté des phénomenes detcySuteet des douleurs dans la région rénale gauche. Des cobayes inoculés avec son urine présentent des lésions tuberculeuses. Un traitement d'injections vésicales et de tuberculine ne donne aucun résultat, Une cystoscopie, pratiquée par le professeur Roux. permet de voir des ulcérations au voisinage de l'orifice urétéral gauche. Le rein gauche est perceptible et douloureux à la palpation. — La cure de soleil amène une sédation très rapide des douleurs. L'état général s'améliore. Le poids augmente. En automne, les troubles fonctionnels ont disparu. Au printemps 1910, une cystoscopie montre que les ulcérations sont complètement cicatrisées. Les cobayes inoculés avec l'urine ne deviennent pas tuberculeux.
En résumé, l'héliothérapie seule ou associée à la tuberculine nous a donné de bons résultats. Jamais nous n'avons observé ces phénomènes congestifs notés par Sahli et Bauer, Est-ce une conséquence du fait que le bain de soleil pris dans Ta plaine, alors que Ia température ambiante est élevée, peut devenir une sorte de bain chaud, provoquer de fortes sudations et amener des congestions viscérales, tandis qu'à l'altitude, la puissance de radiation du soleil, tempérée par la fraîcheur de l'air. ne pourrait pas provoquer d'accidents analogues? (est en tous cas ce que permet de supposer le sentiment de bien-être si marqué. et sur lequel
166 LASCURE DECSOREIL
nous avons déjà insisté, qu'éprouvent nos malades lorsqu'ils prennent leur bain de soleil par des températures inférieures à 00 à l'ombre. En outre, si lon admet action sclérosante du soleil pour les fovers osseux, les arthrites ou les péritonites tuberculeuses, il n°v a pas de raisons pour contester cette action lorsqu'il s’agit de foyers rénaux. Bien au contraire, l'héliothérapie, non seulement remonte l'état général de nos urinaires et les met dans des conditions idéales de défense, mais encore elle active les fonctions d'élimination de la peau, qui peut prétendre ainsi réellement au titre de vicaire du rein, puisqu'elle met cet organe dans des conditions relatives de repos, celles-Tà même dont il à besoin pour guérir le plus vite. Ces conceptions se trouvent singulièrement corroborées par le fait que Finsen a mis en évidence et d’après lequel les capillaires cutanés seraient dilatés par l'action du soleil etla circulation au niveau des glandes sudoripares nécessairement activée.
En somme, sur les trente et un cas de tuberculose ‘rénale double que nous avons soignés, douze furent cliniquement guéris et treize ont été considérablement améliorés. Dans ces derniers cas, l’urine présenta une diminution considérable, sinon la disparition des éléments pathologiques : le nombre des mictions se rapprocha de la normale, en même temps que l’état général des malades se remontait. A plusieurs reprises, l’extirpation du rein le plus malade put être faite avec succès. Jamais, d'autre part, nous n'avons constaté de phénomènes congestifs ou des hématuries consécutifs à l'application de bains de soleil dont l'action sédative sur les douleurs et tonifiante pour Fétat général se double d'une action dérivative très nette pour les viscères et particulièrement pour les relriSe
Tuberculose de l’uretère. La tuberculose de Furetère constitue une
complication fréquente de la tuberculose du rein. La néphrectomie ne parvient pas à la supprimer en même temps que le foyer primituf. L'opération laisse, en effet, subsister un inoignon qui, lorsqu'il est infecté, peut constituer une source de dangers divers pour l'organisme. Bien des fois nous avons ainsi décelé à la palpation les parois épaissies et infltrées du moignon urétéral et nous constations que la persistance de ce
foyer tuberculeux empêchait les malades avant subi la néphrectomie de
Dépôt AVRIL 1911 MAI JUIN JUILLET AOÛT EP.
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