LA TUBERCULOSE DU PÉRITOINE ET DE L'INTESTIN
Péritonite. — Les cas de péritonite tuberculeuse que nous traitons à Leysin nous arrivent le plus souvent avec un état général médiocre ou mauvais. Bien souventils sont compliqués d’autres localisations osseuses ou viscérales. Néanmoins, les résultats que nous donne l'héliothérapie dans cette affection sont toujours remarquables. Cette observation est d'ailleurs confirmée par tous les auteurs qui ont appliqué ce mode de traitement à la tuberculose du péritoine, si bien qu'il est assez habituel d'entendre dire que la cure de soleil réalise ses plus admirables effets et triomphe véritablement dans la thérapeutique de cette affection. |
Aucune autre localisation baciilaire ne nécessite pourtant plus de précautions que celle-là dans l'application des bains de soleil. Les phénomènes réactionnels doivent, dans la péritonite, être étudiés avec le soin le plus minutieux si l’on veut éviter, à coup sûr. les incidents désaoréables.
La cure proprement dite commencera, en général, plus tard dans la péritonite que dans les autres localisations. Elle fait d'ailleurs, en pareil cas, disparaître l’élément douleur avec une extrême rapidité. et cette action sédative est d'autant plus encourageante au point de vue du malade que les autres procédés thérapeutiques ne donnent rien ou pas grand'chose à cet égard. Les formes exsudatives sont naturellement celles qui guérissent lémplus vite Quuls’asisse d'un cas chronique récidivantsou-récent/le liquide ascitique diminue en quelques semaines pour disparaitre souvent en quelques mois : les fonctions digestives se rétablissent et le poids du corps augmente en même temps que la circonférence de l'abdomen diminue. Les formes fibro-adhésives, qui présentent d'ordinaire une tendance marquée à la guérison, donnent naturellement des résultats encore plus rapides. Lorsqu'il existe un semis de tubereules sur le péritoine, ou lorsqu'il y a de la périépathite ou encore des lésions cœcales ou urogénitales, nous vovons fondre les empâtements, l'intestin redevenir mobile et les troubles chroniques d'occlusion disparaître en même temps que les adhérences. Les malades dont les lésions présentaient une tendance
à la dégénérescence caséeuse avaient, en général, été opérés avant de
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venir à Levsin et la cicatrice opératoire s'était rouverte en donnant naïssance à une fistule. Ces formes ont un pronostic extrêmement réservé, mais cependant l'héliothérapie nous à toujours donné de bons résulats. Les masses caséeuses se résorbent ou se ramollissent et s'évacuent par la fistule préexistante : l'abdomen diminue de volume et devient de plus en plus souple, en même temps que les ulcérations se cicatrisent el que les masses d'infiltration disparaissent. Il va sans dire que les formes compliquées d'entérite tuberculeuse présentent des chances de guérison d'autant moindres que la muqueuse intestinale est plus atteinte.
Voici une observation intéressante de péritonite exsudative chez un enfant dont l’état général était franchement mauvais.
C. M., âgée de 2 ans 8 mois, présente à l’arrivée, le 30 décembre 1912. “un mauvais état général : les téguments sont pâles, les lèvres et les joues cvanosées, la musculature est très atrophiée : l'enfant est d'une maigreur squelettique. Le ventre est très volumineux et uniformément ballonné. I mesure, à la hauteur du nombril, 61 centimètres de circonférence. À Ta percussion on délimite une matité qui remplit les deux flancs et remonte à un travers de doigt au-dessus de l'ombilic. Cette matité se déplace dans le décubitus latéral. L'abdomen donne la sensation de flot classique. Le diaphragme est remonté. L'ampliation thoracique est de un centimètre et demi seulement. L'examen du poumon révèle les signes de stase, surtout à la base droite. L'enfant tousse et expectore quelques mucosités où on ne trouve pas de bacilles. Il présente de l'orthopnée manifeste: il pèse 12 kg. 700. L'urine récoltée ne dépasse pas 100 à 150 grammes par jour : elle est trouble, mais ne contient pas d’albumine. La température éscille-entre S7%16 matin et 38°6 te soir. E'intestin tonctionnemmabnnla diarrhée et laconstipation alternent. Du 1 au 15 janvier 1975, la température tend à s’équilibrer et n'atteint plus que 38° le soir. Pendant ce temps les selles deviennent plus résulièressetAlasquantité quotiqenne d'urine atteint une moyenne de 300 grammes. Jusqu'ici le traitement n’a consisté qu'en la simple cure d'air. — A partir du 18 janvier, on com- -mence l’insolation des jambes selon la méthode préconisée. Dès ce moment la température matinale tend à baisser et elle reste à 36° à partir de la mi-février. Le soir, elle monte encore jusqu’à 38°. La quantité d'urine récoltée atteint 250 grammes, mais il en est émis davantage, car l’enfant
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mouille son lit en dormant. La circonférence abdominale diminue : elle ne mesure plus que 96 centimètres. Le poids baisse parallélement HQE 12 Kko.700: à l’arrivée; il passerà 12 kg. 275 le T8 janvier, à 12° kg..le 15 février et à 11 kg. 500 le 6 mars. — À partir de mars. la température Osculesréoulièrement-entre 508.et 37° le soir et 59844 8621 le "matin: La quantité d'urine atteint 300 grammes quoique l'enfant mouille toujours son lit. La circonférence abdominale est de 53 centimètres. Cliniquement, l’ascite a disparu. La respiration est plus profonde. Le rythme respiratoire est plus lent et plus régulier. L’ampliation thoracique est de 3 centimètres. Le poids commence à augmenter lentement et les fonctions digestives sont devenues régulières. L'enfant se lève et s’entraine à la marche. Ces exercices ne provoquent pas d’élévation de température. — En mai 1913, l'enfant quitte la clinique, pesant 13 kg. 525, en excel- IGN AE LA LECleNS AM LE;
Voici une autre observation de péritonite avec fistules post-opératoires.
CR RS CRUE ST RATE CHROME SIN SET SOS IDE PUISE printemps 1912 il se plaint de douleurs dans la région épigastrique. En octobre de la même année, labdomen devint le siège de douleurs vives et commença à gonfler. Il avait en même temps de la constipation très opiniâtre et des vomissements plusieurs fois par jour. La température atteignait 400. Deux mois plus tard. il fut procédé à une laparatomie. dont la cicatrice donna naissance à quatre fistules. Maloré un traitement dDasende pommades et nlaode ecésNistulesne se iermerentpassetnut semaines après l'opération le malade commencait à souffrir au niveau de la malléole interne gauche, où il se formait bientôt une tumeur qu'on dut ponctionner. Ensuite, on appliqua un appareil plâtré. À son arrivée, en clinique le malade présente un état général peu satisfaisant. Entre l’ombilic et la symphyse, on constate une cicatrice opératoire, de dix centimètres de long, où viennent s'ouvrir quatre fistules situées à peu près à égale distance les unes des autres et d’où s'écoule un pus clair assez abondant, Les tissus avoisinants sont œdématiés. L'’abdomen est partout un peu météorisé et sensible à la pression, même légère, À la hauteur de lombilic, à droite de la ligne médiale, on peut sentir une tumeur constituée par un paquet ganglionnaire de glandes molles, de la gros-
seur d'un œuf et très douloureux à la pression. On trouve d'autres gan-