‹ La cure de soleilChapitre 34 sur 82 · STATISTIQUE GÉNÉRALE · texte numérisé non relu

STATISTIQUE GÉNÉRALE

Notons encore que les cas portés comme guéris dans le tableau ci-joint l’étaient non seulement au point de vue clinique, mais encore au point de vue radiographique, comme nous Favons exposé dans un chapitre spécial. Pour la tuberculose rénale, le mot guéri signifie guérison clinique, sauf pour un cas dont on trouvera le détail dans le chapitre afférant à

cette localisation.

Douze cas de récidive sont venus à notre connaissance :

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Les deux dernières récidives concernaient une tuberculide et une épididymite.

Voici maintenant le détail des malades que nous avions en traitement le 1° février 1914. Ge tableau permettra de constater que la proportion de nos cas graves n’est pas inférieure à ce qui se voit ailleurs, contrairement aux affirmations de divers auteurs. À côté des chiffres bruts, nous donnons, pour quelques localisations caractéristiques, le pourcentage par rapport au chiffre global ainsi que la proportion des tas compliqués d’in-

lection mixte.

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Rhumatisme de Poncet.

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Tuberculose multiple 26

Nous venons de voir et d'étudier les résultats en quelque sorte immédiats que donne la cure de soleil. Mais il ne suffit pourtant pas encore au chirurgien que son malade présente aux rayons X des contours osseux bien délimités, que ses douleurs spontanées ou provoquées aient disparu, que ses abcès se soient résorbés ou que ses fistules se soient complètement taries. [l lui faut mettre le patient qui a été alité pendant de longs inois en mesure de reprendré une vie normale. À vrai dire, 1l y à mieux à faire encore. Nous verrons, en eïlet, plus loin comment nous avons tenté de réaliser cet objectif de ceux qui s'occupent de tuberculose : refaire à tout individu dont l’état de moindre résistance a permis au bacille de Koch d’envahir un de ses viscères ou un de ses membres, un organisme en quelque sorte immunisé, même si les conditions de vie redeviennent moins favorables par un retour à la plaine et par une

reprise du travail.

Convalescenee. — Tout d'abord nous allons voir comment nous procédons lorsqu'il s’agit de faire lever un malade atteint du mal de Pott ou d’une lésion du membre inférieur, quand la clinique et la radiographie concordent pour nous montrer que la guérison locale n’est pas seulement prochaine, mais réalisée. Sous aucun prétexte. en effet, nous n’autorisons à se lever un malade de ce genre, même lorsqu'il présente un état général superbe, s'il existe encore une fistulette à moitié tarie en communication avec un foyer osseux ou articulaire, ou si la radiographie montre un

squelette flou ou un espace articulaire mal dessiné. Par contre, la dystrophie osseuse, lorsqu'elle n'est pas trop prononcée, ne nous empêche pas de faire lever les malades, parce que l'expérience nous montre que l'usage d'un membre aide puissamment la recalcification du squelette. Lorsqu'un convalescent a été autorisé à reprendre l’usage de ses jambes après un an de lit, en vertu de ces principes, nous commencons par le faire asseoir sur son lit un certain temps chaque jour pendant quelques semaines, avant de lui permettre la station debout. Nous lui éenveloppons alorsles jambes" depuis le pied usSqu'autRautedenta cuisse, avec une bande de tissu élastique, le crêpe Velpeau, par exemple, afin de prévenir les troubles circulatoires que pourrait provoquer le passage brusque de la position horizontale à la station verticale. Nous le faisons transporter ensuite sur une chaise-longue, où il restera étendu environ une heure. Au cours de cette heure, on le fait tenir debout quatre ou cinq minutes. Ces séances de chaise-longue et de stations debout sont progressivement augmentées pendant trois ou quatre jours sans changer les proportions relatives. On procède alors aux premiers exercices de marche. Dans ce but, le patient chausse des bottines montantes soutenant bien la cheville et munies intérieurement de semelles spéciales destinées à empêcher la voûte plantaire, affaiblie par un long séjour au Hit, de s’affaisser et de provoquer des douleurs désagréables. Soutenu par deux infirmières, le Convalescent, le premier jour, ne fait pas plus“en marchant que la longueur de sa chambre. Après un temps très variable, directement proportionnel à son énergie, les infirmières sont remplacées par deux bâtons, dont la hauteur est à peu près égale à la taille du malade. Ces cannes, sur lesquelles il ne s'appuie pas, mais auxquelles il se suspend en quelque sorte, ont cet avantage précieux de ne pas lobliger à serrer les épaules et à rentrer le thorax comme le feraient des cannes ordinaires. Elles tendent, au contraire, à dilater la poitrine et à faciliter la respiration, à la condition qu'on ne les empoigne Jamais au-dessous de la région située au niveau des épaules. D'ailleurs, un médecin ou une infirmière expérimentée doivent toujours surveiller ces premiers exercices de marche afin qu'il y soit procédé de Ia manière la plus méthodique etla plus progressive et sans que jamais 1} soit fait de mouvements

incorrects. Au bout d’une quinzaine de jours, une seule canne suffit.

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