C) EQUILIBRE DES FORCES PULMONAIRES
Le poumon est donc soumis à un ensemble de forces statiques et dynamiques étroitement solidaires ; toute variation de l’une d’elles aura une répercussion immédiate sur les autres.
Cette étroite dépendance des forces a une très grande importance dans la pratique de la collapsothérapie, et il est utile de préciser leur action selon qu’il s’agit de forces statiques ou dynamiques.
a) Forces statiques. —— La détente d’une des forces détend l’autre force. Cette détente transmise sera surtout importante si elle s'exerce suivant les grands axes : le poumon s’affaisse, augmente son diamètre transversal et détend les petits axes.
Au contraire, une détente des petits axes n’aura qu’une répercussion moindre sur les grands axes.
b) Forces dynamiques. — Ta diminution d’une des forces détermine une augmentation de l’action de l’autre force parce qu’elles se font mutuellement frein.
Action statique et action dynamique composent leurs effets. Ainsi la détente des forces verticales dynamiques (phrénicectomie) détend également les forces transversales statiques, mais permet un étirement du poumon suivant ses axes transversaux parce que les forces dynamiques verticales ne font plus frein sur les forces costales transversales.
+ tel Il. — POUMON TUBERCULEUX
Nous venons d'étudier les forces mécaniques agissant sur un poumon sain, et l’on s’aperçoit de suite que ce qui était vrai pour un parenchyme intact va êtie modifié, pour le poumon tuberculeux. En effet, si, au point de vue statique, la force pression atmosphérique ne variera pas, les forcse rétractibilité pulmonaire et poids du poumon vont, par contre, se {trouver profondément modifiées suivant la forme et le degré des lésions : le poids du poumon va augmenter alors que l’élasticité pulmonaire va diminuer.
On comprend que sur ce poumon d’élasticité diminucée, les forces dynamiques intervenant, vont être beaucoup plus traumatisantes que sur un poumon
sain.