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LA NOTION DE DETENTE

Actuellement, le pneumothorax thérapeutique n’est pas conçu comme un facteur mécanique agissant par pression directement sur les lésions, m'ais comme un moyen physique pour soustraire le poumon malade au traumatisme respiratoire ; en un mot pour le détendre, laissant ensuite à la nature le soin d’accomplir la tâche décisive.

On réalise ainsi le collapsus que DUMAREST, LEFË- VRE, PAVIE et RouGY définissent ainsi :

« Le collapsus (de collaberi : tomber avec, par extension s’affaisser) est l’état physique et fonctionnel d’un poumon soustrait à toute force extérieure de distension. Il est réalisé complètement lorsqu'une large Erêche thoracique met en permanence la cavité pleurale en communication avec l’atmosphère : le poumon revient alors au volume qu’il occuperait à l'air libre. collapsus thérapeutique que nous réalisons n’est que partiel : il n’affecte pas la totalité du poumon et ne supprime pas dordinaire sa fonction, mais il peut réaliser, cependant, le repos complet des parties malades, et cela suffit pour assurer son résultat, lorsqu'il est aidé par la nature, »

— Di —

C’est le mérite de PARoODI d’avoir insisté tout particulièrement sur cette idée de détente, en différenciant la détente statique et la détente dynamique.

Le rôle du pneumothorax va être d'introduire au cours des mouvements, entre la paroi et le poumon, un amortisseur de gaz et un répartiteur élastique parfait, grâce auquel les efforts respiratoires de la paroi cesseront de s'appliquer uniquement en certains points et, spécialement, sur les lésions. Si celles-ci siègent dans le lobe supérieur, par exemple, dès le pneumothorax constitué, le lobe n’est plus soumis directement à l’attraction respiratoire locale ; il ne subit plus que la distension transmise par le gaz qui la répartit également sur les parties malades et saines.

Encore faut-il pour cela qu’il n’y ait pas d’adhérences ; on conçoit comment, reliant les lésions à la paroi, elles peuvent empêcher leur détente. IL va donc suffire d’un faisceau de brides, placées en regard des lésions, pour empêcher non seulement que soit atteint le but recherché, mais encore pour accroître considé-

rablement le traumatisme respiratoire à leur niveau.

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