‹ La Cure DécliveChapitre 23 sur 24 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1. -— Nombre de pneumothorax restant sans effet par suite de la présence de brides insectionnables, nous avons été amenés à faire l’essai de la cure en position déclive.

IT. -— Les forces auxquelles un poumon est soumis sont les unes statiques, les autres dynamiques.

L'état statique du poumon est obtenu par l’équilibre des trois forces pression atmosphérique, rétractibilité pulmonaire, poids du poumon. L'action du poids du poumon sur un sujet debout se fait sentir au maximum à l’apex du poumon qui coïncide avec l’extrémité supérieure de l’axe de gravité.

Les forces dynamiques résultent de la contraction des museles inspirateurs, leur valeur est toujours supérieure à la valeur de la tension statique.

III. __ Actuellement, on ne conçoit pas le pneumothorax comme un agent de compression des lésions, mais comme un moyen physique de détente du poumon malade. |

IV. — Les adhérences très fréquentes du lobe supérieure correspondent aux lésions dans 87 % des cas.

Dis

Elles limitent la rétraction pulmonaire et déterminent une répartition inégale des tensions élastiques.

Leur action sur les lésions est d’autant plus néfaste que leur mise sous tension est plus grande. Une bride apicale est toujours tendue en position verticale.

V.— Toutes les fois qu’il est possible, on doit tenter la section des adhérences. Ce n’est que quand celle-ci s'avère impossible que l’on peut faire l'essai de la cure en position déclive.

VI. — La cure déclive au cours des pneumothorax avec brides apicales est simple comme technique, mais uécessite une certaine surveillance si l’on veut que le malade applique le traitement d’une façon correcte. C'est certainement en sanatorium qu'il sera le plus facile de la mettre en œuvre.

VII. — Nous avons mis en traitement par ia cure déclive un certain nombre de malades depuis trois mois. Chez certains, nous avons obtenu une sédation très nette des signes généraux en même temps qu'une amélioration locale ; chez d’autres, une amélioration locale plus où moins rapide. Mais, pour obtenir un résultat satisfaisant, il sera bon de n’appliquer la méthode que dans des cas de pneumothorax incomplets répondant aux conditions suivantes :

a) lésions apicales ou sous-apicales.

b) système adhérentiel apical ou sous-apical non sectionnable, avec liberté du poumon sur ses faces costales et sur sa face diaphragmatique.

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