‹ La Cure Libre de la Tuberculose Pulmonaire: Principes, Indications, Technique, RésultatsChapitre 15 sur 51 · ALIMENTATION · texte numérisé non relu

ALIMENTATION

« Un principe domine toute la thérapeutique de la tuberculose. Le malade pour lutter contre. son mal,

doit arrêter d’abord, réparer ensuite sa déchéance. En

. d’autres termes, ses recettes doivent être totales, ses

recettes réduites au minimum le plus strict. A cet effet,

il lui faudra trouver et dans. son alimentation, et dans

son assimilation, une triple ration : de réparation, d’entretien et d'épargne. » (Lalesque.)- Pour répondre à ces trois indications, le régime ali-

mentaire du tuberculeux n’a pas besoin d’être spécial, ni augmenté dans des proportions excessives. Les Allemand; ont trop vanté les avantages de la suralimentation. La clinique a montré que cette suralimentation présentait au contraire plus de dangers que d’avantages. « Je l'ai appliquée, dit M. Brunon, et j’ai cru voir qu’elle pouvait avoir de gros inconvénients. Les malades soumis à la suralimentation sont gonflés et bouffis. À un moment donné, ils présentent les signes d’une insuffisance hépatique et rénale. Ils deviennent dyspeptiques et perdent leur poids. La descente est alors rapide et irrémédiable. »

Comme Blanche, comme Laufer l’ont montré, l’alimentation des tuberculeux' devra être surtout rationnelle. I faut surtout chercher à suralimenter le phtisique par la qualité des aliments, plus que par lear quantité. L'analyse de l'urine sera souvent faite et renseignera sur les mutations aibuminoïdes, et partant sur la valeur réelle du régime alimentaire.

Dans le choix du régime à adopter, on tiendra compte de l’allure et de l’étendue des lésions, de la différence entre le poids réel du malade et son poids normal, de la capacité digestive et des goûts du malade.

Chez les malades qui auront atteint leur poids normal, on évitera soigneusement la suralimentation, et lorsque la reprise du poids coïncidera avec l’arrêt des lésions pulmonaires, il faudra prescrire un régime analogue à celui des personnes en bonne santé. Ainsi on évitera à peu près sûrement l’anorexie, la diarrhée, les

troubles dyspeptiques et les vomissemo:nts.

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