EXERCICES, DISTRACTIONS, TRAVAUX
La journée du tuberculeux, en cure libre, doit être
absolument, réglée, comme en sanatorium, et jamais le
malade ne doit s’écarter du programme tracé par le mé-
decin.
Le lever et le coucher se feront régulièrement à la
même heure,
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Les repas se prendront à heure fixe, selon les indications du médecin. Jamais, entre ces repas, le malade ne sera autorisé à s’alimenter ; on doit l’habituer à manger toujours à la mème heure; c’est la seule façon de provoquer l’appétit. Les malades qui s’alimentent à des heures variables, irrégulières, suivant leur caprice ou les invitations d’un entourage, plein de bonnes intentions, mais mal inspiré, n’ont jamais faim et se plaignent amèrement d'anorexie, 2 ‘ayant aucun goût pour les aliments qu’on leur présente, réclamant à chaque instant des mets nouveaux, des choses aussi bizarres qu’inattendues.
De mème, la durée du repos en chaise longue sera soigneusement fixée, tant pour la matinée que pour | l'après-midi. |
On veillera également sur les soins d'hygiène et de propreté. La toilette sera faite tous les matins à la même heute, avec les mêmes précautions, la même minutie.
Les frictions, les enveloppements froids, les bains ‘seront pris régulièrement ; les exercices respiratoires, si utiles, seront faits toujours à la même heure, selon les indications du médecin traitant qui saura réglementer leur durée et leur intensité, selon les besoins et les forces du malade,
Le vêtement du tuberculeux sera particulièrement surveillé. Les malades fébricitants pour qui le repos constant et la cure d'air continuelle sont obligatoires, seront chaudement vêtus, mais on ne leur laissera pas accumuler sur eux plusieurs épaisseurs de flanelle, gi-
lets et châles.
Quart à ceux qui pourront sortir, marcher dans la journée, on déconseillera même en la bonne saison les vêtements légers et amples. [ls devront être bien protégés contre le vent, les changements brusques de température, par un vêtement chaud et assez épais. La
mème remarque s'étend aux chaussures qui devront
tenir chaudement les pieds du malade.
Dans la période aiguë de la maladie, on interdira toute lecturè fatigante, toute conversation prolongée ;
les visites des amis et des proches seront défendues. De
mème, pas de rapports sexuels, question si délicate, et
pas d’allaiteméent pour la femme.
Plus tard, quand les forces seront revenues, quand il n’y aura plus de fièvre ou très peu, ôn autorisera les lectures plus prolongées, mais on interdira celles qui ‘pourraient émotionner fortement où exciter, le psychisme d’une façon particulière. On permettra de cour-
tes promenades, quelques exercices légers, mais tou-
jours « te thermomètre en main », faisant interrompre
toute distraction dès que la fièvre fera une réapparition, même très légère. .
Enfin, quand l’état général sera tout à fait satisfaisant et les lésions pulmonaires en pleine régression, on
pourra permettre des exercices plus prolongés' et plus
RP : le footing (en procédant par étapes), le golf,
le tennis, la bicyclette, quoique les auteurs allemands
aient signalé la mort subite par ce dernier sport (Men-
delsohn, Deutsche med. Wochenschrift, 30 avril et 18 juin 1896). Le tout est affaire de prudence, de mé-
thode et de surveillance.