‹ La Cure Libre de la Tuberculose Pulmonaire: Principes, Indications, Technique, RésultatsChapitre 19 sur 51 · SURVEILLANCE · texte numérisé non relu

SURVEILLANCE

Elle doit être constante de la part du médecin. Le tuberculeux est enclin aux découragements; devant un incident, une recrudescence de la toux, une poussée de fièvre, il perd toute énergie et est prèt à abandonner tout le programme qui lui a été tracé. Il faut donc que le médecin veille à tout, surveille tout, pare à la moindre éventualité. De plus, ‘quoique ferme et énergique, il devra se montrer bienveillant et doux. « Il faut, a dit Lalesque, entourer les tuberculeux d’une sollicitude constante, Lant dans leur intérêt, que dans celui du médecin, auquel le moindre incident, le moindre insuccès, fussent-ils dans l’évolution normale de la maladie, sont imputés... Manifester cette sollicitude;, c’est régler les moindres détails de l'installation du malade.en le dirigeant dans le choix du quartier, de la villa qu'il

doit habiter, c'est lui montrer dans chaque apparte-

EH = ment, chambre ou salon, l’endroit exact où placer sa chaise longue, la fenêtre ou la porte à ouvrir, dans quelles proportions,selon le beau ou mauvais temps, selon la hauteur du soleil au-dessus de l’horizon, la disposition à donner au paravent, protecteur d’un courant d’air éventuel... » |

C'est au prix de cette surveillance de tous les instants, de cette sollicitude permanente, que le médecin peut espérer guérir son malade par la cure libre. Son succès dépend donc autant de sa vigilance et de son savoir que de l’obéissance et du bon vouloir du malade: Tant vaut le médecin directeur, tant vaut la maison, a dit Sabourin, en matière de sanatorium; après lui, on peut répéter : « Tant vaut le médecin, tant vaut la cure libre. » (Lalesque.)

Mais comment exercer cette surveillance, comment contrôler l’exacte observation, par le malade, des prescriptions qui lui ont été faites? Le meilleur procédé est, sans contredit, de lui faire rédiger sa propre observation, de lui faire noter sur une feuille les moindres incidents de sa vie journalière : toux, expectoration, fièvre, sueurs, appétit, selles, temps de repos, menu, etc.

Voici comment le malade pourra établir son auto-

observation, d’après Lalesque (1) : ;

3 octobre 1894. — 3° jour du traitement.

Nuit. — Meilleure, pas de toux.

Température. — M.: 37° 3. — S. : 38° 2.

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