‹ La Cure Libre de la Tuberculose Pulmonaire: Principes, Indications, Technique, RésultatsChapitre 21 sur 51 · RÉSULTATS. — FAITS CLINIQUES · texte numérisé non relu

RÉSULTATS. — FAITS CLINIQUES

« A l’appui de nos dires en faveur de la cure libre, écrit Lalesque, on nous demande des statistiques. En ce qui me concerne, je les déclare impossibles. D’abord, pour cette raison capitale qu'à l’encontre du sanatorium, la cure libre ne fait pas et ne peut faire une sélection à l’arrivée. En toute justice, la réalité de nos statistiques ne serait-elle pas faussée par le lot, trop important encore, de ces malheureux phtisiques qui viennent mourir dans nos stations climathérapiques, souvent après avoir vainement demandé au sanatorium une guérison qu'il ne pouvait leur donner. Et puis, nous avons présente à l’esprit cette phrase du professeur Brouardel, trop justifiée par des événements récents : « Les statistiques sont nécessairement incertaines »... Quelques faits bien observés parlent aussi clairement que des statistiques. » (La Cure libre des tuberculeux.)

Les résultats dont nous parlerons ici visent soit des cas d'amélioration, soit des cas de guérison, empruntés

‘à des observations de M. le D’ Lalesque et de M. le

D: Brunon, notre maître, et à trois observations qui nous sont personnelles.

up, 0 A+ Nous diviserons, pour la clarté des faits, ces résultats en :

1° Symptomatiques (cas améliorés) ; 2° Curatifs (cas complètement guéris et suivis plusieurs années).

Résultats Symptomatiques

La cure d’air et de repos, organisée librement, produit sur les Symptômes généraux et locaux de la bacillose, les mêmes effets salutaires de l’aération et du re- Pos en sanatorium fermé ; et ces effets se produisent aussi rapidement et sont aussi persistants que ceux pro-

duits par la cure sanatoriale,

La température, due soit à la germination tuberculeuse, soit au surmenage, soitencore à l’hecticite s’abaïsse graduellement pour arriver peu à peu à la normale; les sueurs nocturnes si épuisantes, disparaissent peu à peu quelquefois même très rapidement. Disparaissent aussi les troubles digestifs ‘ anorexie, flatulences, diarrhée, vomissements. Le retour de l'appétit par la cure d'air est certes le phénomène qui frappe le plus l'esprit des malades et les encourage à persévérer dans le traitement. Sous l’influence du repos et de l'alimentation, et sous l’action d’une discipline spéciale, la toux ne tarde pas à diminuer et peut même cesser au bout de quelques Semaines, alors que toutes les préparations opiacées, tous les calmants avaient échoué complètement. :

Le facies se modifie, le teint revient, les forces renaissent et l’amaigrissement s'arrête, remplacé souvent

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par une augmentation rapide de poids. Parallèlement, on assiste à une modification des signes stéthoscopiques, les lésions pulmonaires se réparant peu à peu.

Devant une telle transformation du malade, il est permis d’espérer une guérison dans un avenir plus où moins éloigné. Celle-ci ,Pourra être seulement certifiée quand le bon état général du sujet persistera. pendant plusieurs années avec disparition des symptômes locaux. Maïs un malade qui, au bout de quelques mois de cure libre se trouve engraissé, ne tousse plus, mange bien et n’a plus de fièvre, ne peut être considéré comme guéri, il faut seulement le tenir comme amélioré,

Obs. 4 (LALEsQUE) (1). — Congestion tuberculeuse du sommet droit, avec petites expectorations hémoptoïques. Pendant les deux premières semaines de la maladie, fièvre vespérale atteignant 39°8-40°, malgré médication antithermique intense, Après trois semaines de cure d’air et de repos,sans médication, la température tombe et oscille vers 37°. Augmentation de poids en

trois mois : 5 kgr. 300.

Obs. 2 (Lazesoue) (2). — Craquements humides sous la clavicule droite; pleurésie sèche à la base. Avant la cure d’air avec la médication antithermique, la température oscille le soir audessus de 38°, Après quinze jours de cure d’air et de repos, te médication, la température descend au-dessous de 38, et reste à 37°6 au bhutds quelques jours. Augmentation en quatre mois :

4 kilogrammes.

1. Cure marine de la phtisie. ” 2. Cure marine de la phlisie.

Obs. 3 (Lhtkeoue) (1) Homme, 24 ans. Craquements humides de toute la moitié du Poumon gauche, en avant et en arrière, Pleurésie sèche de la moitié inférieure droite. Sommet droit, en avant, induré et souffrant. Pendant six mois, malgré une médication antithermique, la température vespérale oscille entre 38° et 390. Le malade commence sa cure d'air et de repos. Au bout de dix jours, chute de la fièvre qui tombe de 38° à 3704, puis à 372, Augmentation de poids : le premier mois : 67 kgr. 500 à 70 kgr. 950, soit 3 kgr. 450.

Obs. 4 (Laresqu) (2). — Femme, 28 ans. Ramollissement cavernuleux de toute la moitié supérieure du poumon droit, induration du lobe supérieur gauche, surtout en arrière. Récidive Par surmenage (plaisirs mondains), après guérison d’une durée. dé deux ans, d’une première poussée du sommet du poumon droit, en arrière, Pendant trois mois, avec médication antithermique (lavements de quinine, antipyrine, acide salicylique), 39° le soir, Après trois semaines de cure d’air et de repos absolu, 38°. Après six semaines, 376, et retour des règles supprimées depuis trois mois. Après trois mois de cure, la température atteint 37°2. Augmentation de poids : le premier mois, 43 kgr. 300 à 47 kilogrammes, soit 3 kgr. 700.

Obs.5 (Laresque)(3), — Femme de 25 ans sen août 1896, début d'une tumeur blanche au genou gauche, En septembre de la même année, pleurésie droite, aiguë, avec épanchement abon-

dant, guérie après deux thoracentèses.

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