CONCLUSIONS
4° La cure libre de la tuberculose pulmonaire est la mise en pratique, hors du sanatorium fermé, de la mé-
thode hygiéno-diététique sanatoriale.
2° Elle ne signifie pas cure en liberté. Elle suppose, au contraire, la surveillance médicale continue et une dis-
cipline rigoureuse, mais librement consentie.
3° Elle s'adresse à tous les tuberculeux qui veulent guérir, et particulièrement à ceux que certaines circonstances d'âge, de sexe, de fortune, d'emploi, empèêchent d’entrer dans un sanatorium.
4° Elle peut être réalisée partout où le malade pourra avoir de l’air pur, du repos, une alimentation saine et abondante. Toutefois la cure libre sera plus facile à organiser, et donnera de meilleurs résultats, dans une petite ville que dans une grande ville, à la campagne que dans une petite ville.
5° Il n’y a pas de climat spécifique de la tuberculose ;
la cure libre pourra donc se faire partout. Cependant,
il ya quelques indications, tenant plus à l’état consti- . tutionnel du tuberculeux même, qu’à la tuberculose qui rendent nécessaire l'envoi du malade à la mer ou
à la montagne.
6° En cure libre, comme au sanatorium, l’aération, le repos, l'alimentation, la vie du tuberculeux devront être réglés d’une façon méthodique. Il faudra instituer uh programme de cure que le malade suivra sans défaillances et que le médecin fera observer avec énergie
et sollicitude.
7° À défaut de statistiques, la cure libre, comme preuve de son efficacité dans le traitement de la tuberculose, offre des résultats cliniques indiscutables. Non seulement elle améliore, mais guérit. Si elle peut rivaliser avec le sanatorium, dans la cure de la tuberculose, par des résultats cliniques certains, elle présente des avantages que le sanatorium ne saurait avoir : elle est économique, laisse le malade dans sa famille, sous l’influence de son médecin, avec ses habitudes, son alimentation journalière, Elle sauvegarde la moralité de certains malades en évitant les promiscuités dangereu-
ses du sanatorium.
8° Si la cure libre, actuellement, n’est pas toujours applicable dans les milieux populaires, elle le sera un jour quand l’extension et le développement des cures en forêt, des colonies agricoles, des installations subur baïnes que les municipalités ont le devoir de créer pour
les ouvriers tuberculeux ; quand la création de maisons
— 112 — hygiéniques à bon marché, de jardins ouvriers, permettront soit de soigner les tuberculeux des classes populaires dans leur foyer, soit de les envoyer aux environs de la ville réaliser, journellement et de façon
économique, la cure libre d’aération et de repos.
Vu : le Président de la thèse.
CHAUFFARD Vu : le Doyen, LANDOUZY tr Vu et permis d'imprimer :
‘ le Vice-recteur de l’Académie de Paris: