SCÈNE VIII
Les mêmes, moins CÉLESTIN.
j^ime pEMTGRis, Petit insolent !
PETITGRIS. Pohsson !
amanda. Oh! mon oncle!
PETITGRIS. En voilà assez; je n'ai pas le temps aujourd'hui de me mettre en colère;
mais, ventre d'ours! s'il a l'audace! en
voilà assez.
VICTOIRE, d part. Je dois être vert-chou.
îyin.c PETITCRIS, d son mari. Tu as vu nos invités?... •
PETiTcius. Oui, oui, ils seront ici dans
LA CUÏSINIEIIK MARIKE.
une lieure... (À Amanda.) Les iVIéliflu.^. lu sais, et puis mademoiselle Chicoreux. . . et son frère Timothée Chicoreux. (Appuyant.) ïimothée y sera... (Lui tapant légèrement sur le bras.) Sois gentille avec lui.
AMANDA. Moi? avec ce grand vilain laid?. . .
PETiTGRis, se contenant. Hein?. . . Enfin, je n'ai pas le temps Mes enfants, occupezvous des crèmes, des liors-d'œuvre, du dessert ; donnez un petit coup de main à Victoire en vous amusant.
lyimc pETiTGRis. Oui, cliéri. . . le temps de quitter nos chapeaux et nos crispins. . .
Elle se dirige vers sa chambre.
VICTOIRE, se plaçant devant la porte de la chambre. Madame!
M'"" PETiTGRis. Eh bien ?
VICTOIRE, balbutiant. Si... si vous alliez fairi3 mi petit tour de promenade avec monsieur et mamzelle... le grand air... ça... ça ouvre l'appétit... et.
PETiTGRis. Elle nous envoie promener
M""' PETiTGRis. Cette fdle a quelque chose d'égaré dans la physionomie.
PETiTGRis. C'est ce scélérat. . . si jamais !. . . en voilà assez. . .
vrcTOiRE, voulant prendre le chapeau et le crispin des mains de madame Petitgris. Eh ben, donnez, madame, donnez. . . je vais. . .
M'"*" PETITGRIS. Ah ! mais à la fm !
Elle l'a repousse et passe pour entrer dans sa chambre.
VICTOIRE, poussant un cri. Ah ! madame ! madame ! madame !
Elle se laisse tomber sur une chaise.
PETITGRIS, la soutenant. Eh bien, quoF?
Victoire !
AMANDA. Elle se trouve mal
j^ine PETITGRIS , s arrêtant. Conçoit-on rien. . .
PETITGRIS, frappant dans les mains de
Victoire. Malheureuse ! mais tu n'en as
pas le droit. . .
jyjme PETITGRIS. Mon flacon! {Elle cherche dans ses poches. ) Ah ! sur ma toilette. . .
VICTOIRE, se levant vivement et s' efforçant de se remettre. Non, merci... c'est passé... v'ià que c'est passé.
]yjnie pETiTGRis , Itt regardant fixcmcnt. Victoire ! il y a quelque chose là-dessous.
PETITGRIS, montrant la porte à gauch<\ Ou plutôt il y a quelque chose là-dedans
M""^ PETITGRIS. Chez-moi!
PETITGRIS. Ça serait fort. . . (i Victoire.) Répondez!...
VICTOIRE. Eh ben, monsieur eh ben,
oui. . . il y a. . . il y a. . .
petit(;ris. Quelqu'un î
M"'" PETITGRIS. Ciel !
PETITGRIS. Dans la chambre de Stasie!...
j^me PETITGRIS, à part. L'inconnu aux billets peut-être. .
PETITGRIS. Et ce quelqu'un, c'est..
VICTOIRE. C'est,., c'est...
PETITGRIS. Un homme ?
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