‹ La Cysticercose Bovine au MarocChapitre 10 sur 20 · LA LADRERIE BOVINE A L’ABATTOIR DE CASABLANCA · texte numérisé non relu

LA LADRERIE BOVINE A L’ABATTOIR DE CASABLANCA

À notre arrivée à Casablanca en 1912, la ville était dépourvue d’abattoir. Le sacrifice des animaux de boucherie et la préparation des viandes s’effectuaient dans un terrain vague devenu aujourd’hui le centre commercial et mondain de la nouvelle ville : la Place de France.

Aucun contrôle n’existait, sinon l’examen rituel des animaux abattus par les juifs. Malgré le peu de valeur de cet examen, il représentait néanmoins une garantie relative pour l’époque, et les Européens consommaient la viande « cacher »de préférence aux autres viandes.

En 1913 nous fûmes chargé de créer le service d’inspection des viandes.

De 1913 à 1921, l’abattoir est bien primitif : hangars exigus dépourvus d’aménagement intérieur. En 1922, on mit en exploitation un abattoir moderne, conçu en 1914, mais dont la réalisation fut retardée par les évènements.

Cette diversion a pour but de montrer combien

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est récente au Maroc la création d’abattoirs. Les autres villes n’ont encore, pour la plupart, que des installations de fortune dans lesquelles le contrôle sanitaire a quelque peine à exercer d’une façon parfaite.

Avant de publier les statistiques et les observations faites à l’abattoir de Casablanca, il nous paraît utile d’exposer la technique que nous emplovons pour la recherche de la ladrerie :

Examen systématique par incisions du cœur, du diaphragme, des masséters. La trouvaille d’un ou de plusieurs cysticerques entraîne l’examen de la langue et des muscles profonds de l’épaule. Cette dernière est détachée et des incisions sont pratiquées dans le grand dentelé et les olécraniens.

Si les parasites sont vivants et disséminés dans plusieurs muscles ou organes, nous opérons la saisie. Si ces parasites sont vivants et rares, deux cas se présentent: dans le premier, l’état général est mauvais et nous saisissons ; dans le second l’animal est en très bon état, et nous l’abandonnons à la circulation.

Si les parasites sont morts, nous acceptons la viande, sauf dans quelques cas de ladrerie très abondante à dégénérescence caséeuse ou purulente.

L’imperfection d’une pareille méthode ne nous échappe point, elle est un pis aller ; nous exposerons plus loin les raisons qui nous l’ont fait adopter jusqu’à ce jour, attendant qu’il nous soit permis d’appliquer une formule plus conforme à l’hygiène et aux intérêts économiques,

Nous donnons ci-après les statistiques des ba-

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vins abattus à Casablanca durant ces 5 dernières années, et des saisies effectuées pour ladrerie chez

les adultes ct les jeunes :

ANIMAUX ABATTUs

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