‹ La Cysticercose Bovine au MarocChapitre 6 sur 20 · RAS RE · texte numérisé non relu

RAS RE

Au 4° siècle de l’hégire plusieurs livres (kitab) de médecine arabe traitent de la nocivité des viandes de pore et de bœuf. On les accuse de communiquer, outre les maladies précitées, à l’homme qui en mange fréquemment, un ver dangereux.

Nous citerons pour mémoire les ouvrages suivants :

« Kitab Elganoun » de Ben Sina (4° siècle de l’hégire).

« Kitab Eljamaa » d’Ali ben Ahmed Elmajouchi (4 siècle de l’hégire).

« Kitab Ennebatat » (livre des simples) de Ben Elbaitar Elandelssi (7° siècle de l’hégire). :

Les Marocains n’ont écrit qu’un livre sur les maladies des animaux, dont l’auteur est Bella ben Azouz Elmarrakechi. Ce livre n’est pas imprimé et se trouve en manuscrit dans les bibliothèques privées de Marrakech. Il n’éclaire d’ailleurs pas la question d’un jour nouveau.

Les bouchers musulmans connaissent depuis longtemps la ladrerie du bœuf sous le nom de « gedri », terme berbère qui désigne aussi la variole de l’homme, mais ils ignorent tout de la maladie. D’aucuns en rapportent l’origine à l’ingestion des grains de blé.

La ladrerie bovine n’est done connue au Maroc que depuis l’occupation française, et, pour plus d’exactitude, depuis l’organisation d’un service d’inspection des viandes. C’est à Casablanca, en 1913, que nous eûmes l’occasion de signaler les premiers cas.

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