ACTE III, SCÈNE VIL
LE CZAR
Il suffit! vous devez me comprendre.
OLGA
Mais non vraiment!
LE CZAR , à demi-voix.
Quoi!... accorder au comte Sapieha... une entrevue... la nuit. . .
OLGA, avec indignation.
Jamais !
MENZIKOFF, de même.
Une pareille calomnie !
LE CZAR
Calomnie!... quand on l'a surpris dans le pavillon du Sud!... quand lui-même est convenu...
OLGA, vivement.
De quoi?...
LE CZAR
Me soutiendriez-vous, comme lui, qu'il y était à votre insu!
OLGA, hardiment.
Oui, Sire!
LE CZAR
Que vous ignoriez la présence de ce brillant cavalier qui vous aimait, qui vous adorait et dont vos rigueurs repoussaient les vœux.
OLGA, avec dignité.
J'ignore qui a pu débiter de pareilles fables à Votre Majesté, mais jamais... avant d'avoir le droit de me le dire, monsieur le comte Sapieha ne m'a avoué qu'il m'aimait.
LE CZAR, vivement.
Il serait possible?
OLGA
Je VOUS l'atteste, Sire! (a Menzikoff qui lui fait signe de se taire.) Eli
oui, mon père, c'est la vérité!
LE CZAR, froidement et après un instant de silence.
A la bonne heure!... Il y a tantôt réception!... je ne vous empêche pas , madame la comtesse, de vous occuper de votre toilette, (olga salue et sort par la porte de droite.)