SCENE VIL SAPIEHA, LE CZAR, JAKINSKI
LE CZAR, voyant que personne n'arrive, se lève.
Cette cloche qui doit retentir dans la salle d'armes est-elle si longue à se faire entendre... ou personne n'est-il à son poste?..
(Apercevant Jakinski qui entre avec plusieurs officiers par une des portes du fond.) Ah ! enfin ! . . . (Lui montrant Sapieha qui se trouve à gauche.) Voici Un jeune
gentilhomme dont vous me répondez sur votre tête !
JAKINSKI.
Oui, Sire!
LE CZAR
Vous le conduirez sous bonne escorte dans la même prison que l'amiral Villerbeck. Si d'ici à ce soir il juge convenable de faire quelques déclarations... vous me les apporterez signées de lui et cachetées... S'il continue à garder le silence...
SA PI EH A, souriant.
Votre Majesté en doute encore?...
LE CZAR, froidement.
Par habitude, je doute de tout... (se retournant vers jakinski.) Mais enfin, s'il persiste à se taire, vous ferez dresser l'échafaud demain matin, (Montrant les fenêtres adroite.) là... vis-à-vis les fenêtres de mon cabinet...
SAPIEHA, souriant.
Pour que Votre Majesté puisse jouir du spectacle?... C'est juste ! un souverain doit tout voir par lui-même.
LE CZAR, froidement , à Sapieha.
Vous souriez, monsieur?...
SAPIEHA
Du système de Votre Majesté qui, pour faire parler les gens, leur fait trancher la tête... Innovation originale , Sire , mais dont le succès ne répondra peut-être pas à votre attente !
LE CZAR, froidement.
A demain , monsieur !
SAPIEHA, .saluant ayec respect.
A demain, Sire !